Jean Louis Brigitte Espagne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean Louis Brigitte Espagne
Image illustrative de l'article Jean Louis Brigitte Espagne

Naissance
Auch
Décès (à 40 ans)
Lobau (Drapeau de l'Autriche Autriche)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1787-1809
Distinctions Comte de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile, 16e colonne

Jean-Louis-Brigitte Espagne, né à Auch (Gascogne) le et mort à Lobau (Autriche) le , est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Carrière[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Il s'engage à 18 ans le , dans le régiment des dragons de la Reine, alors en garnison à Verdun. C'est à cette époque qu'il se lie d'amitié avec le futur général Alexandre Dumas (dont il est le témoin de mariage à Villers-Cotterêts en 1792) ainsi qu'avec le dragon Louis Chrétien Carrière Beaumont et l'adjudant Joseph Piston. L'histoire de ces quatre dragons de la Reine — qui tous sont devenus généraux — et dont les noms de trois d'entre eux sont inscrits sur l'arc de triomphe à Paris préfigure d'une certaine manière Les Trois Mousquetaires, le célèbre roman du fils du général Dumas.

Il est nommé capitaine le , aux hussards dits les Défenseurs de la liberté et de l'égalité, depuis 6e régiment. Lieutenant-colonel le 30 novembre et adjudant-général le , il acquiert ces différents grades aux armées de Champagne et du Nord, sous les généraux Luckner, Rochambeau, Dumouriez, et à celle des Pyrénées-Orientales sous La Bourdonnaye. C'est à l'armée de Sambre-et-Meuse que, nommé chef de brigade le 26 frimaire an V, il prend le commandement du 8e régiment de cavalerie (cuirassiers). Il fait avec ce régiment, à l'armée de Mayence, sous Jacques Maurice Hatry, la campagne de l'an VI et celle de l'Allemagne sous Augereau, et partie de celle de l'an VIII à l'armée du Danube, que commande Jourdan. Le Directoire l'ayant nommé le 22 messidor (10 juillet 1799), général de brigade, et l'ayant envoyé servir sous les ordres du général Muller, à l'armée d'observation, sa présence à cette armée est de courte durée.

Le 7 thermidor de la même année, il rejoint l'armée du Rhin, où, d'abord sous Lacombe et ensuite sous Moreau, il se distingue le 10 floréal an VIII, à la bataille de Moeskirch ; le 30 prairial, à celle d'Höchstädt, et le 8 messidor au combat de Neubourg. Chargé à cette dernière affaire d'attaquer l'ennemi sur les hauteurs d'Untershausen, il s'avance sur ce plateau avec les 1re et 3e bataillons de la 84e demi-brigade; après quelques efforts, la redoute est enlevée, mais d'Espagne, blessé au bras, doit quitter le champ de bataille. L'année suivante, il combat le 12 frimaire, à Hohenlinden. Mis en non-activité le 1er vendémiaire an X, il a le 6 brumaire suivant, un commandement dans la 21e division militaire, et il en est encore investi lorsqu'il est nommé les 17 frimaire et 25 prairial an XII, membre et commandant de la Légion d'honneur. Promu au grade de général de division le 12 pluviôse an XIII (1er février 1805), il va à l'armée d'Italie prendre le commandement de la cavalerie légère sous le maréchal Masséna, avec laquelle il combat notamment à Caldiero. Le 12 brumaire an XIV, en poursuivant l'ennemi sur le chemin de Lonujo, il fait 600 prisonniers et parvient à gagner Leybach dans les derniers jours du mois.

Général de l'Empire[modifier | modifier le code]

Le général Espagne dans son uniforme de cuirassier à la bataille d'Heilsberg en 1807 (peinture d'Édouard Detaille, 1892).

Passé en 1806, à l'armée de Naples, il a pour mission de faire rentrer dans le devoir les insurgés calabrais, commandés par Fra Diavolo, le plus déterminé et le plus féroce des galériens que Sidney Smith, repoussé de l'île de Procida, avait débarqués sur le territoire napolitain, pour venger sa défaite par le meurtre, le pillage et l'incendie.

Quelque temps après, rappelé à la Grande Armée, Espagne y reçoit le , le commandement de la 3e division de cuirassiers, avec laquelle il prend le , une part glorieuse, et est grièvement blessé à la bataille d'Heilsberg, L'Empereur saisit cette occasion pour récompenser ses services en le faisant le 11 juillet, grand officier de la Légion d'honneur, puis en 1808, comte de l'Empire. C'est en opérant une des charges qui décident le succès de la bataille d'Essling les 20-22 mai 1809, qu'Espagne est frappé par un boulet. Porté dans l'île Lobau, il y meurt le soir du 21 mai, des suites de sa blessure. Sa statue équestre, que l'empereur, par décret du 1er janvier 1810, destinait à décorer le pont de la Concorde, a été transportée en 1816, à l'hôtel des Invalides. Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Sa mort est racontée de manière romancée par Patrick Rambaud dans son roman La Bataille.

États de service[modifier | modifier le code]

Décorations, titres, honneurs, …[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]