Jean Ier de Châtillon

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Jean Ier de Châtillon (, Jugon - , Lamballe), comte de Penthièvre, vicomte de Limoges.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère Jeanne de Penthièvre, épouse de Charles de Châtillon-Blois sire de Guise (ducs de Bretagne), tenta de le marier avec Marguerite d'Angleterre, fille du roi Édouard III d'Angleterre, mais Henry de Grosmont, comte de Derby et de Lancastre, allié des Montfort, fit rompre les négociations. Le roi d'Angleterre lui proposa une autre alliance prestigieuse avec Philippa de Lancastre, mais il préféra rester fidèle à la France.

À la mort de Charles V (qui soutenait les Bretagne-Penthièvre contre les Bretagne-Montfort), avec sa mère Jeanne de Penthièvre, il négocia le second traité de Guérande par lequel il renonçait au duché de Bretagne moyennant une grosse indemnité (14 avril 1381). Prisonnier au château de Gloucester depuis 1356, Il avait été mis sous la garde de Robert de Vère, comte d’Oxford et duc d’Irlande. Il fut délivré grâce à l’aide d’Olivier de Clisson qui lui avança 60 000 francs pour sa rançon et lui proposa, par l’intermédiaire de Jehan Rolland, gentilhomme de Bretagne, d’épouser sa fille Marguerite de Clisson dite Margot la Boiteuse. Il donne à Olivier V de Clisson le 6 janvier 1384 la gestion de tous ses biens en Bretagne et en Limousin avant d'être remis à Jehan Rolland le 23 mars 1387.

Froissart raconte comment, en 1391, le duc Jean IV, son arrière-petit-cousin, dénonça ses prétentions infondées au duché de Bretagne :

« Ce comte de Penitreuve (Penthièvre) notre cousin s’écrit et nomme Jean de Bretagne et porte les armes de Bretagne, aussi bien comme s’il en fût héritier. Nous voulons bien qu’il se nomme Jean, car c’est son nom, et comte de Penthièvre, mais nous voulons qu’il mette jus les hermines et s’écrive Jean de Blois ou de Châtillon et nulles autres. Et s’il ne le fait nous lui ferons faire et lui touldrons (enleverons) sa terre car il la tient en foi et hommage de nous ; et aussi à l’héritage de Bretagne il n’a que faire jamais de penser que il lui retourne, car nous avons fils et fille qui seront nos héritiers ; si se voyse (aille) pourchasser ailleurs, car à notre héritage a-t-il failli. »

— Jean Froissart, Chroniques de Froissart, Volume 12, 1825, p. 359.

En 1392, conférence de Tours, il renonça pour les Montfort à porter les armes pleines de Bretagne. Ce qui fut confirmé à Guingamp le 25 octobre 1395.

En 1397, à la mort de Guy II de Blois-Châtillon, son cousin, il hérita des terres d’Avesnes, de Landrecies, du Nouvion-en-Thiérache (héritage des Blois dans le nord de la France) et de quelques terres en Flandre.

Il hérita en décembre 1400 des biens de son frère Henri mort en Angleterre sans enfant. Inhumé aux Cordeliers de Guingamp, son fils Olivier lui succéda, qui partagea avec son frère Jean baron de L’Aigle.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Charles de Blois et de Jeanne de Penthièvre, dite la Boiteuse, qui ont eu :

Il se marie à Moncontour le avec Marguerite de Clisson, fille du connétable Olivier de Clisson dont il aura plusieurs enfants :