Jean III Sigismond de Brandebourg

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Jean III Sigismond de Brandebourg
Image illustrative de l'article Jean III Sigismond de Brandebourg
Titre
Prince-électeur de Brandebourg

(11 ans, 4 mois et 25 jours)
Prédécesseur Joachim III Frédéric de Brandebourg
Successeur Georges-Guillaume Ier de Brandebourg
Duc de Prusse
Prédécesseur Albert Frédéric de Prusse
Successeur Georges-Guillaume Ier de Brandebourg
Duc de Clèves, comte de La Mark, comte de Ravensberg
Prédécesseur Jean-Guillaume de Clèves
Successeur Georges-Guillaume Ier de Brandebourg
Biographie
Dynastie Maison de Hohenzollern
Date de naissance
Lieu de naissance Halle
Date de décès
Lieu de décès Berlin
Père Joachim III Frédéric de Brandebourg
Mère Catherine de Brandebourg-Küstrin
Conjoint Anne de Prusse

Jean III Sigismond de Brandebourg

Jean III Sigismond de Brandebourg, (en allemand Johann III Sigmund von Brandenburg), né le à Halle, mort le à Berlin.

Il est électeur de Brandebourg de 1608 à 1619, puis Duc de Prusse de 1618 à 1619, scellant par là une union durable (appelée Brandebourg-Prusse) entre les deux fiefs, qui débouchera moins d'un siècle plus tard sur la formation du royaume de Prusse.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1608, après le décès de son père, Jean III Sigismond devient électeur de Brandebourg. En 1611, par gratitude envers son professeur Karl Friedrich von Bordelius, Jean III Sigismond lui donne Castrop-Rauxel. Il devient duc de Prusse en 1618. Jean III Sigismond de Brandebourg est très influencé par son grand-père.

Il dispute la guerre de Succession de Juliers de 1609 à 1614. Il obtient par le traité de Xanten signé le le duché de Clèves, le comté de la Marck et le comté de Ravensberg. Ces territoires sont les premiers États rhénans en possession de la Maison de Hohenzollern, embryon de la future Rhénanie prussienne.

En 1616, il est victime d'un accident vasculaire cérébral, il doit, en 1619, déléguer ses pouvoirs à son fils Georges-Guillaume Ier de Brandebourg.

Politique religieuse[modifier | modifier le code]

Jean III Sigismond accorda l'égalité de droits aux catholiques et aux protestants dans le duché de Prusse sous la pression du roi de Pologne.

Il se convertit lui-même du luthéranisme au calvinisme. Il avait probablement été gagné au calvinisme lors d'une visite à Heidelberg en 1606, mais ce n'est qu'en 1613 qu'il prit publiquement la communion selon le rite calviniste. La grande majorité de ses sujets au Brandebourg, y compris sa femme Anne de Prusse, étant luthériens, l'électeur et ses fonctionnaires calvinistes élaborèrent des plans pour la conversion massive de la population à la nouvelle foi dès février 1614, en application de la règle cuius regio, eius religio en vigueur dans le Saint-Empire romain germanique. Mais ce projet souleva de fortes protestations, jusque dans le ménage du prince, sa femme soutenant les luthériens. La résistance était si forte qu'en 1615, Jean III Sigismond recula et renonça à toute tentative de conversion forcée. Au lieu de cela, il permettait à ses sujets d'être luthériens ou calvinistes selon leur conscience. À partir de cette date, l’État brandebourgeois et prussien resta bi-religieux jusqu'aux réformes du roi Frédéric-Guillaume III visant cette fois à forcer une union luthéro-réformée au sein de l'Église évangélique de l'Union prussienne[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Fils de Joachim III Frédéric de Brandebourg et de Catherine de Brandebourg-Küstrin, Jean III Sigismond de Brandebourg appartient à la première branche de la Maison de Hohenzollern. Cette lignée donna des électeurs, des rois, des empereurs à la Prusse et l'Allemagne. Il est l'ascendant de l'actuel chef de la Maison impériale d'Allemagne, le prince Georges Frédéric de Prusse.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

En 1594, Jean III Sigismond de Brandebourg épouse Anne de Prusse (1576-1625), fille de Albert Frédéric de Prusse et de Marie-Éléonore de Clèves, héritière du duché de Clèves.

Huit enfants sont nés de cette union :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christopher Clark The Iron Kingdom: The Rise and Downfall of Prussia 1600-1947 (Penguin, 2007) p. 115-121

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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