Jean Houymet (Jean Ouimet)

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Jean Houymet alias Jean Ouimet, né vers 1634[1] serait originaire d’Évigny[2] situé dans l’archidiocèse de Reims en Champagne (Ardennes), France, est décédé le 18 novembre 1687 à l’âge de 53 ans en la paroisse Sainte-Famille de l’Île d’Orléans. Lui et son épouse Renée Gagnon sont les ancêtres de tous les descendants Ouimet, Ouimette et certaines familles Bastien de l’Amérique du Nord.

Le texte qui suit relate l’état actuel des connaissances au sujet de ce pionnier. Avec le temps, les sources de renseignements et de longues recherches ont permis de préciser certains détails. Ainsi, les sources généalogiques traditionnelles sont parfois erronées mais constituent tout de même la base des résultats présentés ci-dessous.

Son arrivée en Nouvelle-France[modifier | modifier le code]

Le vendredi 14 mars 1659, le vaisseau nommé «Le sacrifice d’Abraham» quitte le port de Dieppe pour faire escale à La Rochelle. De là, il attend les vents favorables, et le dimanche de Pâques, le 13 avril 1659, il appareille pour l’Amérique avec, à bord, Mgr François de Montmorency-Laval, qui deviendra le premier évêque de Québec. On compte parmi les autres passagers, Jean Ouimet, âgé de 25 ans. Trente-quatre jours plus tard, une traversée rapide pour l’époque, le vaisseau fait escale à Percé le vendredi 16 mai 1659. L’évêque confirme alors «130 français et sauvages». Jean Ouimet a sûrement profité de l’occasion pour se délier les jambes. C’est le lundi 16 juin de cette même année, sur les six heures du soir, que le navire mouille l’ancre à Québec comme l’indique les Relations des Jésuites[3]. C’est à cet endroit que Jean Ouimet «descend du bateau au son des cloches et du bruit des canons qui résonnent et détonnent en l’honneur de l’évêque».

Il n’y a cependant aucun document pouvant certifier la date d’arrivée de Jean Ouimet en Nouvelle-France. La première trace de Jean Ouimet consignée dans un acte notarié, daté du samedi 8 novembre 1659 à Château-Richer, est un contrat d’achat de terre devant le notaire Claude Aubert. C’est monsieur Roland-J. Auger, alors généalogiste émérite à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (aujourd’hui BAnQ), qui, en 1965, fournit ces renseignements à l’abbé Germain Ouimet, qui a occupé la présidence de l’Association Les Descendants de Jean Ouimet Inc. pendant de nombreuses années.

Dans les lignes qui suivent est présenté un bilan des connaissances acquises sur l’origine de Jean Ouimet ainsi que la chronologie de certains événements qui ont ponctué sa vie depuis son arrivée en Nouvelle-France jusqu’au jour où il quitta pour un monde meilleur.

Pour l’être humain, connaître ses origines et ses véritables racines, c’est connaître son identité, c’est augmenter son estime de soi, mais c’est aussi affirmer sa grande fierté de porter le patronyme qui l’unit à une grande famille parmi laquelle de nombreuses personnes se sont illustrées à travers l’histoire. Bonne lecture et bon retour dans le passé de l’ancêtre des familles Ouimet, Ouimette… et certaines familles Bastien.

Son origine : de Vrigny à Vigny à Évigny ![modifier | modifier le code]

Préciser l’origine de Jean Ouimet, c’est un peu comme «la quête du St-Graal» ! Depuis l’été 1989, des recherches furent effectuées, sans résultats probants, par plusieurs personnes, dans le but de trouver l’origine exacte de Jean Ouimet. Les dates de naissance présumées et publiées sur plusieurs sites internet ne sont pas appuyées par des sources manuscrites ou archivistiques de France.

Le point de départ, appuyé par une source manuscrite, est le contrat de mariage de Jean Ouimet et Renée Gagnon, daté du 3 octobre 1660 à Château-Richer. Le contrat de mariage de «Jean houymet» et «Renée Gasgnon», rédigé par le notaire Claude Aubert[4] indique que les père et mère de Jean sont originaires de la paroisse de Vigny (sic, selon les recherches effectuées, ce lieu n'existe pas sur le territoire de l'archevêché cité), archevêché de Reims. Notons que seulement le contrat de mariage est disponible aux Archives Nationales du Québec (situées au Pavillon Casault, campus de l’Université Laval à Québec), l’acte religieux du mariage étant introuvable.

Précisons qu’il est indiqué que «Nicollas houymet» et «Poucette Nicayse» sont les parents de Jean. Or, pour les généalogistes du Canada, deux sources importantes indiquent la provenance de Jean Ouimet : le Dictionnaire National des Canadiens Français (Institut Drouin) indique que Jean est originaire de Vrigny[5], le Dictionnaire généalogique des familles du Québec (René Jetté en collaboration avec le PRDH : Programme de recherche en démographie historique) précise que Jean est originaire de Vrigny, arrondissement et archevêché de Reims. L’analyse paléographique du contrat de mariage de Jean Ouimet et Renée Gagnon, effectuée par Jean-Claude Trottier à l’automne 2014, suggère qu’il est question d’Évigny[6]. Reims n'a jamais été chef-lieu ou capitale de la Champagne, ce rôle ayant été tenu par Troyes puis Châlons. En revanche, Reims était la plus importante cité de l’ancienne province de la Champagne.


Carte des anciennes provinces de France (1789)[7]


Vigny et Vrigny, deux endroits différents, pourquoi ? Nous croyons que les généalogistes de l’époque ne trouvaient pas Vigny ou un toponyme similaire sur les cartes de France et ils se sont rabattus sur Vrigny qui était situé à proximité de Reims.

Au printemps 1994, Jean-Paul Denise, alors président du Centre généalogique de la Marne, a effectué des recherches afin de préciser le lieu d’origine de notre ancêtre. Ne trouvant pas de documents pour la commune de Vrigny aux archives départementales indiquant les patronymes Houymet et Nicayse, il en a déduit que l’origine devait être Virginy[8]. D’ailleurs, il précisait qu’à cet endroit, il y avait une certaine concentration de Nicayse et que le patronyme Wuillemet (ou Willemet) semblait être commun de cette époque. En revanche, pas de document indiquant Jean, Nicollas ou Poucette!

Marque ou signature de l'ancêtre Jean Houymet (Jean Ouimet) (source de l'image: contrat de mariage de Jean Houymet, rédigé par le notaire Claude Aubert, daté du 3 octobre 1660)

De nos jours, sur le continent américain, on retrouve surtout des familles Ouimet et Ouimette; en 1659 et 1660, le notaire Aubert écrivait Houymet sur ses actes notariés et voilà qu’en 1994, Jean-Paul Denise découvre la marque ou la signature de l’ancêtre Jean Ouimet, c’est-à-dire le «W» ou le «Wi» au bas du contrat de mariage. Il fallait désormais penser que le nom de famille de notre ancêtre pouvait être Wuillemet, Wilmet… ou quelque chose du genre. Cela corroborait l’analyse intitulée «Étymologie du patronyme Ouimet» effectuée par Denis Ouimet en 1991[9]. Céline Ouimet-Larivière[10] (2004) concluait que le «w» apparaissait rarement dans les noms propres de France au XVIIe siècle et qu’il était propre aux langues germaniques et du nord de l’Europe.

À l’automne 2001, Jean-Claude Launois, résidant de La Varenne-Saint-Hilaire (banlieue de Paris) trouve cinq extraits tirés de documents notariés. Entre 1541 et 1553, Denis Willemet et Jehan Willemet, de la région de Monthois ont contracté des ententes relatives à des baux de ferme et à la vente de terres[11]. L’autre extrait, daté de 1556, impliquant Pierre Willemet, traite de la vente d’une partie de maison[12]. Ces documents notariés précèdent la naissance de Jean Ouimet, notre ancêtre, de 78 à 93 ans respectivement. Y a-t-il un lien de parenté entre ces individus et l’ancêtre Jean Ouimet ? Cela reste à prouver. Chose certaine, les Willemet sont présents dans cette région de la Champagne aux environs de Reims.

À la fin de l’automne 2007, le Père Paul Boussemart de Besançon en France, entreprend des recherches sur l’origine exacte de Jean Ouimet[13]. Il évalue la possibilité que l’ancêtre Jean Ouimet soit originaire de Vrizy, là où habitent, de nos jours, des familles Willemet, Wuillemet et Nicaise[14]. Il finit par retrouver Vigny, une petite commune qui a existé jusqu’en 1640 mais qui a été englobée ou annexée par Rethel. Il est plausible de croire que les registres de cette époque furent détruits par les invasions espagnoles au milieu du XVIIe siècle. Par contre, la documentation de six études notariales pour la région de cette commune semble être disponible. Ses recherches, en mars 2008, lui permettent de retracer six actes, extrêmement difficiles à lire, où les patronymes Wilmet et Vuilmet sont clairement lisibles. Encore là, y a-t-il un lien de parenté ?

Il y a quelques années, mesdames Céline Ouimet-Larivière, Francine Ouimet-Goetz et Annette Ouimet-Assad, membres de l’Association «Les Descendants de Jean Ouimet Inc.» ont tenté en vain de retracer des pistes de familles Wimet en sol français.

Le 3 octobre 1660, au moment où le notaire Claude Aubert rédigeait le contrat de mariage de Jean Ouimet et Renée Gagnon, il a écrit le lieu de provenance selon ce qu’il a entendu de la bouche de Jean qui devait s’exprimer en patois ardennais; «je suis originaire d’Évigny». Le notaire a cru que Jean indiquait «je suis originaire de Vigny». Selon Denis Ouimet[15], l’élision de la voyelle dans la préposition «de» serait à la base de cette ambiguïté. N’oublions pas que le notaire Aubert a noté le patronyme « Houymet » qui plus tard a évolué à Ouimet, Ouimette (ainsi que trente-deux autres épellations !). Voir sa marque ci-dessus. De plus, le patronyme «Houymet» est introuvable en France! En revanche, les patronymes Wilmet, Wilmette, Wimet, Wuilmet et Wuillemet sont les plus communs à divers endroits en Belgique et en France[16]. D’autres ouvrages généalogiques stipulent que ces nombreuses variations seraient dérivées du patronyme Guillaume[17].

Évigny, une commune du département des Ardennes en Haute-Marne, est situé à 5 km au sud-est de Charleville-Mézières et fait partie de l’archidiocèse de Reims qui autrefois faisait partie de l’ancienne province française de la Champagne. Ainsi, tout semble concorder.

À la lumière des renseignements ci-dessus, il semble que les sources généalogiques conventionnelles (Drouin et Jetté) indiquent à tort que l’ancêtre de tous les Ouimet/te serait originaire de Vrigny. C’est pour cette raison que l’hypothèse au sujet de la commune d’Évigny serait la région d’origine de notre ancêtre.

Les recherches sont longues et ardues. La documentation, souvent difficile à lire, n’est pas toujours disponible en raison des nombreux conflits armés qui se sont déroulés dans cette région à l’époque de l’invasion espagnole, de la guerre de Trente Ans ainsi que la Première et la Seconde Guerres mondiales. Il y a toujours espoir de trouver un jour l’origine exacte de Jean Ouimet. La prochaine étape de cette recherche serait de trouver des rôles de passagers dans les archives maritimes de Dieppe et/ou La Rochelle en plus de chercher des contrats notariés contemporains.

Les raisons de son départ de la France[modifier | modifier le code]

Partir pour une colonie lointaine, en laissant tout derrière lui, ne sachant pas s’il survivrait à la longue, pénible et dangereuse traversée de l’Atlantique, c’est la décision qu’a dû prendre Jean Ouimet.

Il lui fallait aussi considérer d’autres facteurs comme les rigueurs du climat, la menace incessante des autochtones et la perspective de refaire sa vie ailleurs par de durs labeurs. Âgé de 25 ans, n’ayant peut-être plus de famille puisqu’il était héritier, comme l’indique son contrat de mariage, possiblement éprouvé par les nombreux conflits armés qui ont ravagé son coin de pays[18] ou affligé d’une peine d’amour, notre ancêtre décide de partir.

Avait-il été recruté, sa place était-elle réservée chez un colon établi en Nouvelle-France ? Dans les études de Hervé Faupin[19] et de René Gobillot[20], il est question de figures importantes, originaires de la Champagne, qui sont revenus en France pour diverses raisons avant de retourner en Nouvelle-France. Ils ont dû tenter de recruter de futurs colons. Les plus illustres sont Paul Chomedey de Maisonneuve, né non loin de Troyes, le 15 février 1612, Jeanne Mance, née à Nogent-le-Roi, en 1606, Jean Talon, né à Châlons-sur-Marne, vers 1625 et Marguerite Bourgeoys, aussi née à Troyes, le 17 avril 1620. Il y en a sûrement d’autres.

Est-ce que l’ancêtre Jean Ouimet fuyait des conditions de vie lugubres, des conditions climatiques changeantes, des famines récurrentes ou la possibilité d’une nouvelle épidémie ? Encore là, pour nous il n’y a pas de réponse à ces questions. Certes, l’attrait d’obtenir une concession, gratuite ou presque, pour vivre dans une paix relative et de pouvoir bénéficier de meilleures conditions de vie a dû influencer sa décision. Il était sûrement décidé et sachant que sa réussite serait basée sur sa détermination et son énergie, il s’est engagé dans cette aventure.

Le périple de sa vie[modifier | modifier le code]

Est-il parti de Dieppe ou de La Rochelle ? Puisque le rôle des passagers est introuvable à ce jour, il est difficile de déterminer l’endroit exact de son départ, malgré l’étude magistrale de Gaucher, Delafosse et Debien[21]. Entre décembre 1952 et mars 1960, neuf articles publiés dans la Revue d'histoire de l'Amérique française font état des engagés pour le Canada au XVIIe et XVIIIe siècles. Il est à noter qu’un peu plus de 225 kilomètres séparent Reims de Dieppe alors qu’un peu plus de 540 kilomètres séparent Reims de La Rochelle. Si Jean Ouimet s’est engagé pour une période de trente-six mois en Nouvelle-France, de quel endroit les recruteurs faisaient-ils embarquer les engagés ? Il est estimé que les voitures de l’époque se déplaçaient de trente à quarante kilomètres par jour. Combien de temps fallait-il pour effectuer ces trajets ; de 5 à 8 jours pour atteindre Dieppe et de 14 à 18 jours pour atteindre La Rochelle. A-t-il fait le trajet à pied ?

À cette époque, on attendait que les vents soient favorables pour larguer les amarres. Les voyageurs et l’équipage, s’attendaient toujours au pire, ne sachant pas combien de jours ils seraient en mer. Auraient-ils assez de nourriture et d’eau potable, la maladie ferait-elle ses ravages ? Ils étaient à la merci des vents, des conditions atmosphériques et se rabattaient sur la Providence en priant le Saint-Père, la Sainte-Mère, mais aussi saint Elme, le patron des marins ainsi que saint Christophe, le patron des voyageurs.

Quelques 3 500 milles marins plus loin (environ 6 482 km si on utilise le facteur de conversion suivant : 1 mille marin = 1,852 km), selon le Journal des Jésuites, le navire «Le Sacrifice d’Abraham» jetait l’ancre en face de Québec, le 16 juin 1659. C’est avec une certaine fébrilité et certaines appréhensions que les voyageurs attendaient de boucler le voyage en faisant la navette sur des barques entre le navire et le quai rudimentaire de Québec. Les habitants de Québec, attendaient aussi l’arrivée des voyageurs, les denrées et fournitures de la mère patrie et le courrier.

Du dimanche 13 avril au lundi 16 juin 1659, entrecoupé d’une petite escale à Gaspé, décrite dans le préambule, le grand voyage avait duré, en tout et partout, 64 jours.

Débarqué en terre ferme, que fait-il ? Jusqu’au vendredi 7 novembre 1659, jour où Jean Ouimet conclut un bail de fermier avec Guillaume Thibault, il est impossible de savoir où il habitait et comment il occupait son temps puisqu’aucun document ne l’atteste. D’ailleurs, monsieur Roland-J. Auger, généalogiste émérite des Archives Nationales à Québec l’indique dans sa lettre datée du 3 février 1965 adressée au Curé Germain Ouimet.

Son premier pied-à-terre[modifier | modifier le code]

Maison de Guillaume Thibault à Château-Richer (source de la photo: Denis Ouimet)

À cette époque, l’ancêtre Jean Ouimet devait suivre la consigne et faire comme tout le monde ; il ne pouvait acheter une terre avant d’être au pays depuis trois ans… à moins d’avoir payé son passage[22]. Il semble que Jean Ouimet ait payé son passage pour les deux raisons suivantes. D’une part, il n’était pas lié par contrat de type «trente-six mois» car il aurait débuté son apprentissage de fermier peu de temps après son arrivée et il n’aurait pu acquérir une terre. D’autre part, dans son contrat de mariage rédigé le 3 octobre 1660[23], il est bien indiqué qu’il est «fils et heritié de feu Nicollas Houymet et Perrette Nicayse ses père et mere». S’il était héritier, il avait certainement de l’argent ce qui lui a permis de payer son passage ; autrement, que veut dire le mot «heritié» ?

Gravure représentant Guillaume Thibault[24]

Jean Ouimet laisse sa première trace dans les archives notariales le vendredi 7 novembre 1659 alors qu’il conclut un bail de fermier avec Guillaume Thibault[25]. Le lendemain, le samedi 8 novembre 1659 à Château-Richer, il paraphe un contrat d’achat de terre devant le notaire Claude Aubert, avec Guillaume Thibault et Marie-Madeleine Lefrançois.

Guillaume Thibault, fils de Nicolas et Élisabeth Anséaume ou Anthiome, boulanger et tailleur d’habits, né en 1618 à Rouen en Normandie, vint s’établir sur la Côte-de-Beaupré, plus précisément à Château-Richer en 1648[26]. C’était un engagé de La Rochelle[27]. Il s’était précédemment établi à Trois-Rivières vers 1638 avant de retourner en France. Le lundi 11 janvier 1655[22], il épousait à l’église Notre-Dame de Québec, Marie-Madeleine François ou Lefrançois, née vers 1635, fille adoptive d’Isaac et Esther Paigne, originaires de Metz en Lorraine. La maison ancestrale des Thibault est située à l’angle de l’Avenue Royale et de la rue Couillard à Château-Richer (voir photo ci-dessous). Ce n’est pas la maison qui date de l’époque de Jean Ouimet puisque cette dernière fut incendiée comme toutes les autres de la Côte de Beaupré et de la rive sud lors de l’invasion anglaise en 1759. Elle fut reconstruite en 1760 comme l’indique la plaque apparaissant sur la partie gauche de la maison.

À Château-Richer, le samedi 8 novembre 1659[28], Jean Ouimet, âgé de 25 ans, paraphe un contrat d’achat de terre devant le notaire Claude Aubert, avec Guillaume Thibault, âgé de 41 ans, et son épouse Marie-Madeleine Lefrançois, âgée de 24 ans. C’est une terre de «2 arpents de front sur le grand fleuve Sainct laurent, scise audict beaupré proche le Ruisseau La Rivière du Sault de la puce».


Carte montrant la localisation de la terre de Guillaume Thibault à Château-Richer[29]

Son mariage[modifier | modifier le code]

Ouvrons ici une parenthèse importante puisque suite au bail de fermier et à l’achat de terre de Guillaume Thibault, Jean Ouimet fait la rencontre de Renée Gagnon, fille Jean Gagnon et de Marguerite Cauchon. L’aurait-il rencontré à Québec quelques jours après le 16 juin 1659 ou avant. C’est fort possible puisque Jean Gagnon et ses deux frères étaient négociants sur la rue Saint-Pierre dans la basse-ville de Québec là où Jean Ouimet est descendu du vaisseau nommé «Le Sacrifice d’Abraham».

Il a peut-être fait connaissance de sa future épouse et de ses beaux-parents lors de sa confirmation. Le lundi 2 février 1660[30], Mgr Laval, premier évêque de la Nouvelle-France, était à Château-Richer pour confirmer ses paroissiens, jeunes et moins jeunes, dont Jean Ouimet et Renée Gagnon, baptisée le 8 avril 1643[24] à St-Joachim. Située au sud-ouest de la terre voisine près du ruisseau «La Rivière du Sault de la Puce», la terre de Jean Cloutier, il y avait un moulin à vent où les habitants venaient faire moudre leurs céréales. Est-ce là que Jean et Renée y ont fait connaissance ou se sont-ils rencontrés ailleurs lors des messes dominicales ?

Le temps passe, Cupidon fait son œuvre ; Jean Ouimet et Renée Gagnon se présentent devant le notaire Aubert le 3 octobre 1660[3] à Château-Richer pour la rédaction et la signature du contrat de mariage. L’acte religieux est introuvable mais nous croyons que ledit mariage a eu lieu quelques jours plus tard fort probablement dans la maison des beaux-parents en l’occurrence Jean Gagnon et Marguerite Cauchon. C’était la coutume de l’époque.

Rappelons qu’il est bel et bien indiqué que les parents de Jean Ouimet sont Nicollas Houymet et Poucette Nicayse de la paroisse «de Vigny», archevêché de Reims.

Un achat illégal[modifier | modifier le code]

Le 2 octobre 1662[31], trois ans après son arrivée, Jean Ouimet, devant le notaire Aubert, tente d’acquérir la terre de Marin Nourrice (terre no° 53) sur la Côte de Beaupré. L’ancêtre Jean Ouimet n’a jamais habité cette terre[30]. Marin Nourrice avait acquis ses droits de Marie Favery. Or, cette dame n’avait aucun droit sur cette concession ce qui invalidait le titre de Marin Nourrice. Le contrat a donc été annulé. Sans entrer dans les détails, nous croyons que Jean Ouimet, son épouse Renée Gagnon et son fils Louis auraient habité chez Jean Gagnon et Marguerite Cauchon avant d’aller s’établir à l’Île d’Orléans.

L’enracinement[modifier | modifier le code]

Peu de temps avant, c’est-à dire le lundi 10 avril 1662, Jean Ouimet achète la terre no° 51 «de M. de Lauzon, Seigneur de Charny, de deux arpents de terre de front sur le fleuve St-Laurent au passage du nord en datte du dixième jour d’auvril mil six cent soixante deux». Il s’agit d’une terre située dans la paroisse Sainte-Famille de l’Île d’Orléans. Ses voisins sont Jean Allaire et Pierre Paillereau. Selon les minutes du notaire royal Paul Vachon, Mgr Laval régularise le transfert de cette concession le 26 janvier 1668[32] en cédant ladite terre à Jean Ouimet.

On ne peut pas trouver aux archives ce document notarié daté du 10 avril 1662. Or, on retrouve une mention de l’achat de cette terre dans les minutes du notaire Vachon et plus précisément dans l’inventaire des biens de Jean Ouimet, un an après le décès de ce dernier, soit le mardi 26 octobre 1688[33].

En fait, l’inventaire cite l’achat de terre de Mgr de Laval en ces termes : «Et Lautre faict par Monseigneur de Laval de trois arpents de la dite Concession seur le dit fleuve passé par devant le dit Notaire en datte du vingt sixiesme janvier mil six cent soixante huict Inventorié et Cotté a la lettre… C». Selon l’historien Marcel Trudel, dans son ouvrage intitulé «Le terrier du Saint-Laurent en 1663», il s’agirait de la même terre, celle achetée le 10 avril 1662, qui serait passée de deux à trois arpents de front.

Carte montrant la localisation de la terre de Jean Ouimet[34]

La descendance de Jean Ouimet et de Renée Gagnon[modifier | modifier le code]

Ci-après, un tableau récapitulatif indiquant les noms et les dates de naissance des enfants de Jean Ouimet et Renée Gagnon. On remarque que les deux premiers enfants (lettres a et b) sont nés à Château-Richer[29].


Tableau illustrant les naissances et décès des enfants de Jean Ouimet et de Renée Gagnon.


Tous les autres enfants de Jean Ouimet et de Renée Gagnon (lettres c à i), au nombre de sept, naîtront et seront baptisés dans la paroisse Sainte-Famille, à l’Île d’Orléans. C’est dans cette paroisse que Jean Ouimet et son épouse Renée Gagnon ont élevé leur famille, construit une habitation et des bâtiments qui résisteraient aux durs hivers et les protégeraient contre les rigueurs d’un climat auxquelles Jean Ouimet n’était pas habitué. Jean a défriché sa concession lentement, péniblement, un arpent à la fois. Il a coupé le bois qui chaufferait son habitation et a labouré la terre pour en arracher une subsistance, qui devait être bien maigre, pendant les quelques années qui ont suivi son arrivée. Il a dû adapter ses connaissances de la culture de la terre et de l’élevage des animaux. Il a également participé à la vie sociale et aux tâches communes exigées par les autorités en place. En bref, il a su, en une génération, bâtir un patrimoine que ses ancêtres avaient mis des siècles à construire en France.

La fin de son aventure[modifier | modifier le code]

Le 18 novembre 1687, Jean Ouimet s’éteint à l’âge de 53 ans[33]. Curieusement, plusieurs personnes de la paroisse Sainte-Famille sont décédées à l’automne 1687; serait-il possible que l’ancêtre Jean Ouimet soit décédé lors d’une épidémie ? C’est à partir de sa date de décès que l’on peut déterminer son année de naissance, soit 1634. C’est une approximation car aucune source manuscrite n’a été trouvée pour préciser cette date. Un an après son décès, le 26 octobre 1688[33], le notaire Paul Vachon dresse l’inventaire de ses biens. Il aurait été inhumé dans le cimetière paroissial qui ceinturait la première église de la paroisse de Sainte-Famille lequel était situé à environ 90 mètres au nord de l’église actuelle[35].

La maison située sur la terre ancestrale à Sainte-Famille, Î.O.[modifier | modifier le code]

Maison située au 2209, Chemin Royal, Sainte-Famille (source de la photo: Denis Ouimet, été 2008)

Au 2209, Chemin Royal, sur le territoire de la paroisse Sainte-Famille, est située la magnifique demeure de monsieur Arthur Plumpton et de madame Nicole Simard (voir photo ci-dessous). Elle est érigée sur une partie de la terre de Jean Ouimet. La partie «est» de cette maison aurait été construite entre 1750 et 1800 sur la terre défrichée et habitée par Jean Ouimet, Renée Gagnon et leurs enfants[36]. Dans une lettre de Monsieur Plumpton et Madame Simard, ces derniers précisaient que la construction de la maison serait contemporaine de la première moitié du XVIIIe siècle (1er janvier 1701 au 31 décembre 1750)[37].

Ce n’est pas la maison que Jean Ouimet a habitée. Dans l’inventaire après-décès mentionné précédemment (26 octobre 1688)[33], il est question des bâtiments présents sur sa terre au moment du décès ; «la charpente d’une maison levée clause de madriers et couverte de planches, une petite vieille maison de pièces sur pièces dans laquelle ils demeurent et de peu de valleur, une grange clause de planche et couverte de paille avec une etable joignante telsquels».

Au cours des années, les propriétaires actuels ont rénové cette demeure selon les méthodes, les normes et les styles de l’époque. De plus, ils ont «le pouce vert» et les plantes qui constituent les bordures qui entourent la maison sont tout simplement magnifiques.

Le 350e en 2009[modifier | modifier le code]

Vingt ans après la fondation de l’Association de famille «Les Descendants de Jean Ouimet Inc.», le conseil d’administration organise un événement pour souligner le 350e anniversaire de l’arrivée de Jean Ouimet en Nouvelle-France. À cet effet, deux plaques historiques sont installées sur le territoire de la paroisse de la Sainte-Famille. La première, dans le Parc des Ancêtres de l’Île d'Orléans et la seconde, dans le stationnement de l’entreprise de Monsieur Laval Gagnon, au 2208, Chemin Royal.


Plaque dans le Parc des Ancêtres de l'Île-d’Orléans (source de la photo: Denis Ouimet, printemps 2009).


Plaque dans le stationnement au 2208, chemin Royal, Île-d’Orléans (source de la photo: Denis Ouimet, printemps 2009).


Ces plaques historiques rendent hommage à Jean et son épouse Renée ainsi qu’à leurs nombreux descendants, afin de reconnaître leur courage, leur détermination et leur esprit d’aventure. Ces qualités sont observables chez plusieurs descendants dans les générations de familles Ouimet qui n’ont pas hésité à quitter l’Île d’Orléans pour essaimer partout en Amérique. Dès la deuxième génération, ils s’installent ailleurs au Québec et par la suite, aux États-Unis ou dans l’Ouest canadien. Le désir d’assurer un avenir meilleur à leurs enfants s’est perpétué de génération en génération.

Conclusion[modifier | modifier le code]

Les origines de Jean Ouimet et certaines parties de sa vie avec son épouse Renée et leurs enfants sont documentés. Certes, il y a des questions qui demeurent sans réponses. Les recherches se poursuivent. Au 21e siècle, la technologie permet désormais à tous les individus de connaître leur génome personnel en analysant les caractéristiques de l’ADN. C’est une autre façon de trouver comment les liens du sang unissent les descendants de Jean Ouimet et de Renée Gagnon. C’est possiblement le moyen par lequel l’origine exacte de l’ancêtre Jean Ouimet sera identifiée. L’avenir le dira !

Texte rédigé par Denis Ouimet, membre fondateur et généalogiste de l’Association «Les Descendants de Jean Ouimet Inc.». Texte révisée en 2009 par Céline Ouimet-Larivière, Monique Ouimet-Drolet, Richard Ouimet et en 2016 par Madeleine Ouimet-Théorêt.


Portrait de Jean Ouimet, réalisé en 1990 par Louise-V. Séguin (Dalkeith, ON).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Attention, la date de naissance du «6 septembre 1634» affichée sur certains sites web est non-fondée puisqu’elle n’est pas appuyée par un contrat notarié ou un document religieux. Les dates proposées sur certains sites web sont donc erronées jusqu’à preuve du contraire.
  2. Selon son contrat de mariage daté du 3 octobre 1660 à Château-Richer, il est bel et bien indiqué qu’il est originaire de «Vigny». Selon nos recherches, cette commune n’existe pas en Champagne. Les généalogistes de l’époque se sont rabattus sur «Vrigny» située près de Reims; or, l’église St-Vincent à Vrigny a ouvert ses registres en 1692! Nous croyons qu’il s’agirait plutôt d’Évigny et non de Vigny.
  3. a et b Beaulieu, Victor-Lévy (1972). Relations des Jésuites, 1611-1672, Éditions du Jour, Montréal, 6 volumes, [pas de numéro ISBN].
  4. BAnQ-M, greffe du notaire Claude Aubert, le 3 octobre 1660.
  5. La commune de Vrigny est située à environ 9 kilomètres à l’ouest de Reims en Champagne (Marne). Les registres paroissiaux disponibles (1692 à 1792) sont postérieurs à la naissance et au départ de l’ancêtre Jean Ouimet.
  6. Trottier, Jean-Claude (2014) « Reims? – Oui, mais… », Le Houymet, vol. XXIV, no 3, septembre 2014, p. 49-53 (ISSN 1183-0174).
  7. Source de la carte: Domaine public
  8. La commune de Virginy est située à environ 55 kilomètres à l’est de Reims en Champagne (Marne) et fait partie de l’archidiocèse de Reims.
  9. Ouimet, Denis, « Étymologie du patronyme Ouimet », Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, vol. 42, no 4,‎ , p. 279-280 (ISSN 0037-9387).
  10. Ouimet-Larivière, Céline, « La lettre « W » était-elle en usage dans l’alphabet français en 1659? », Le Houymet, vol. XIV, no 1,‎ , p. 19 (ISSN 1183-0174).
  11. Ouimet, Denis (2002). Denis Willemet et Jehan Willemet, Le Houymet, volume XII, numéro 2, mai 2002, p. 41-43 (ISSN 1183-0174).
  12. Ibidem 6
  13. Ouimet, Denis (2008). L’origine des Ouimet et les recherches du Père Paul Boussemart, Le Houymet, volume XVIII, numéro 3, septembre 2008, pp. 10-12 (ISSN 1183-0174).
  14. Selon le Père Paul Boussemart, le prénom pourrait être Poncette Nicaise.
  15. Ouimet, Denis (2012). De Vrigny à Vigny à Évigny, Le Houymet, volume XXII, numéro 3, septembre 2012, p. 62 (ISSN 1183-0174)
  16. Trente-deux épellations connues découlent ou sont à l’origine du patronyme Ouimet : Houmier, Houymet, Houymier, Ouimeth, Ouimette, Ouinet, Oumet, Viliaume, Villiaume, Vilmet, Vilmette, Vuilmet, Vuilmette, Vuillemet, Vuimet, Wemet, Wemette, Wemott, Wilhelm, Wuillaume, Willemet, Wilmet, Wilmette, Wilmeth, Wilmet, Wilmette, Wilmot, Wilmotte, Wuilemet, Wuilmet, Wuilmette et Wuimet.
  17. Grandeau, Yann (1997). À la recherche de vos ancêtres; guide du généalogiste amateur, Éd. Stock, Paris, 352 pages.
  18. Au XVIe et XVIIe siècles, les frontières délimitant les Pays-Bas espagnols étaient souvent transgressées lors des nombreux conflits armés. La partie septentrionale de la Champagne fut particulièrement affectée. La mobilité des populations le fut sûrement aussi.
  19. Faupin, Hervé (2003). Nouvelle-France, la courageuse épopée champenoise, Éditions Dominique Guéniot, Langres, France, 254 pages.
  20. Gobillot, René (1955). Champagne et Canada, Le bulletin des recherches historiques, volume 61, numéro 1, pp. 17-28.
  21. Gaucher, M., Delafosse, M. et Debien, G. (1952). Engagés pour le Canada au XVIIe siècle venus de La Rochelle, Revue d’histoire de l’Amérique française, Montréal, volume 6, numéro 3, pp. 177-233.
  22. a et b La période de probation pour les engagés était de «trente-six mois». «Une fois la période de trente-six mois écoulée, les engagés étaient libres d'acheter des terres s'ils disposaient d'argent, de devenir censitaires, ou bien de retourner en France» (voir Engagisme dans Wikipédia).
  23. Jean Ouimet est héritier ; c’est ce qui est indiqué dans son contrat de mariage rédigé par le notaire Claude Aubert le 3 octobre 1660 à Château-Richer
  24. a et b [Portrait fait à la plume par E. Senécal tiré d’un fascicule intitulé «Les anciennes Familles du Québec» publié par la Brasserie Labatt Ltée en 1968.]
  25. BAnQ-M, greffe du notaire Claude Aubert (# 60), le 8 novembre 1659.
  26. Jetté, René (1983). Dictionnaire généalogique des familles du Québec des origines à 1730, Programme de recherche en démographie historique, Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 1176 pages, (ISBN 2-7606-0646-5) (notice BnF no FRBNF34885766).
  27. Trudel, Marcel (1983). Catalogue des immigrants 1632-1662, Montréal, Hurtubise HMH, 1983, 569 pages (ISBN 2-89045-579-3).
  28. BAnQ-M, greffe du notaire Claude Aubert, le 8 novembre 1659.
  29. a et b [Source de la carte: Gariépy, Raymond (1993). Les terres de Château-Richer, 1640-1990, Société de généalogie de Québec, contribution # 72, Québec, 672 pages et annexes.]
  30. a et b Michel Langlois, Dictionnaire biographique des ancêtres Québécois, 1608-1700, t. 4 : Lettres N-Z., Sillery, Québec, Maison des ancêtres, (ISBN 978-2-922-68110-9, OCLC 866327472)
  31. BAnQ-M, greffe du notaire Claude Aubert, le 2 octobre 1662.
  32. BAnQ-M, greffe du notaire Paul Vachon, le 6 janvier 1668.
  33. a, b, c et d BAnQ-M, greffe du notaire Paul Vachon, le 26 octobre 1688.
  34. [Source de la carte: Trudel, Marcel (1973). Le terrier du Saint-Laurent en 1663, Éditions de l’Université d’Ottawa, Ottawa.]
  35. Ouimet, Denis (2016). La Sainte-Famille, Î.-O. : la première église et le premier presbytère, Le Houymet, volume XXVI, numéro 1, janvier 2016, pp. 12-13 (ISSN 1183-0174).
  36. Ouimet, Yvon (2009). La terre de l’ancêtre, Le Houymet, volume XIX, numéro 3, septembre 2009, pp. 8-19 (ISSN 1183-0174).
  37. Plumpton, Arthur, Simard, Nicole, « Estimé de la période de construction de la maison ancienne sise au 2209, chemin Royal à Sainte-Famille, Î.O. », Le Houymet, volume XXVII, numéro 2, mai 2017,‎ , p. 29-31 (ISSN 1183-0174)

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Duccini. La France au XVIIe siècle, Éditions Armand Colin, Paris, 2007 192 pages, (ISBN 978-2-2003-5357-5).
  • Raymond Gariépy. Les terres de Château-Richer, 1640-1990, Société de généalogie de Québec, contribution no. 72, 1993, 736 pages (ISBN 2-89120-067-5).
  • René Gobillot. Champagne et Canada, Bulletin des recherches historiques, volume LXI, no. 1, pp. 17-28, Lévis, Québec, 1955.
  • Yann Grandeau. À la recherche de vos ancêtres; guide du généalogiste amateur, Éd. Stock, Paris, 1997, 352 pages (ISBN 2-234-02574-5) (notice BnF no FRBNF35577609).
  • René Jetté. Dictionnaire généalogique des familles du Québec des origines à 1730, Programme de recherche en démographie historique, Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 1176 pages, 1983 (ISBN 2-7606-0646-5) (notice BnF no FRBNF34885766).
  • Michel Langlois. Dictionnaire biographique des ancêtres québécois 1608-1700, Les Éditions du Mitan, Sillery, 2001, 4 tomes (ISBN 2-9800305-4-6).
  • Denis Ouimet. Étymologie du patronyme Ouimet, Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, volume 42, no. 4, hiver 1991, pp. 279-280 (ISSN 1183-0174).
  • Denis Ouimet. Denis WILLEMET et Jehan WILLEMET, Le Houymet, volume XII, no. 2, mai 2002, pp. 41-43 (ISSN 0037-9387).
  • Denis Ouimet. Pierre WILLEMET, Le Houymet, volume XII, no. 3, septembre 2002, pp. 74-75 (ISSN 0037-9387).
  • Denis Ouimet. L’origine des Ouimet et les recherches du Père Paul Boussemart, Le Houymet, volume XVIII, no. 3, septembre 2008, pp. 10-12 (ISSN 1183-0174).
  • Denis Ouimet. De Vrigny à Vigny à Évigny, Le Houymet, volume XXII, no. 3, septembre 2012, p. 62 (ISSN 1183-0174).
  • Céline Ouimet-Larivière. La lettre «W» était-elle en usage dans l’alphabet français en 1659? , Le Houymet, volume XIV, no. 1, janvier 2004, p. 19 (ISSN 1183-0174).
  • Jean-Claude Trottier. Reims? – Oui, mais…, Le Houymet, volume XXIV, no. 3, septembre 2014, Les Descendants de Jean Ouimet Inc., pp. 49-53 (ISSN 1183-0174).
  • Marcel Trudel. Le terrier du Saint-Laurent en 1663, Éditions de l’Université d’Ottawa, Ottawa, 1973, 618 pages (ISBN 0-7766-4086-0).
  • Marcel Trudel. Catalogue des immigrants 1632-1662, Montréal, Hurtubise HMH, 1983, 569 pages (ISBN 2-89045-579-3).

Autres documents de référence[modifier | modifier le code]

  • Recueil historique sur les Ouimet, Pauline Ouimet-Charron, 1999
  • Dictionnaire des descendants de Jean Ouimet et Renée Gagnon, Pierre Ouimet et al., 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]