Jean Hébert-Stevens

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Jean Hébert-Stevens
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Conjoint
Enfant
Adeline Hébert-Stevens (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Paul Bony (d) (gendre)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Hébert-Stevens né le à Maisons-Laffitte et mort le à Paris est un peintre et maître-verrier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Georges, Jean-Baptiste Hébert (1837 Rouen-1904 Paris), artiste-peintre, lui même, fils de Jean-Baptiste Hébert (1795 Rouen-1870 Paris), Notaire Royal à Rouen, et de Jeanne Stevens (1856 Bruxelles-1903 Paris), fille d'Arthur Stevens (1825-1890), conservateur de la Galerie de Tableaux de S.M. le Roi des Belges, et de Mathilde Kindt (1835 Bruxelles-1886 Paris), écrivain, nom de plume de Jeanne Thilda, collaboration au Gil Blas.)

Jean Hébert-Stevens (1888-1943), artiste peintre, maître-verrier, se signala d'abord par ses talents de physicien : comme sapeur du Génie militaire, il imagina et construisit, pendant la Grande Guerre, un appareil de signalisation par rayons Infrarouges qu' Édouard Branly présenta en 1919 à l'Académie des Sciences. Les portes "qui s'ouvrent toutes seules" à votre passage sont une des applications pratiques de son invention.

Aux Ateliers d'art sacré[1] , il étudie avec Maurice Denis et Georges Desvallières. Il expose au salon de la société nationale et au Salon d'automne[2],[3]. Avec sa femme Pauline Peugniez [4] rencontrée à l'École des beaux-arts et qu'il épousa en 1915, il se consacra à la peinture, et surtout au vitrail dont il fût l'un des principaux artisans du renouveau[5]. En 1923, ils ouvraient avec André Rinuy[6] un atelier pour introduire dans le vitrail la sensibilité des peintres[7],[8],[9].

A l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925, ils présentaient, outre leurs oeuvres, des vitraux d'après des cartons de Maurice Denis, de Georges Desvallières, (ils faisaient partie alors des Ateliers d'Art Sacré), du Père Couturier et de Georges Gallet.

Puis Jean Hébert-Stevens réalisa en 1929 les vitraux de Georges Desvallières pour l'Ossuaire de Douaumont.

Il fit tous ses vitraux en collaboration avec sa femme, Pauline Peugniez : Église Saint-Pierre de Roye, église des Missions à l'Exposition Coloniale en 1931 (maintenant Église Notre-Dame-des-Missions d'Épinay-sur-Seine), vitrail pour la nef de la Cathédrale Notre-Dame de Paris.( présenté dans le Pavillon Pontifical à l'Exposition universelle de 1937)[10],[11].

Mais il sentit la nécessité de s'adresser aux plus grands peintres pour rénover l'art du vitrail : en 1938, il demanda à Georges Rouault l'autorisation de transcrire en verres, trois de ses toiles sur la Passion et réalisa un vitrail de Marcel Gromaire et le premier vitrail de Jean Bazaine. Exposés en 1939, juste avant la Seconde guerre mondiale, à la galerie du Petit Palais[12] ces vitraux marquaient le début de l'appel aux peintres qui depuis 1945 a insufflé au vitrail un sang nouveau[13] .

Sa fille Adeline est également peintre verrier[14].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catalogue du Musée du verre, Conches : Hébert-Stevens. Rinuy. Bony, l'atelier de vitrail au XXe siècle. Exposition du 4 mars au 27 août 2017. Conches, Musée du verre, 32cm, 80 p., ill., Bibliogr.
  • Institut de France, Académie des sciences : Radiotélégraphie par Rayonnement Infra-Rouge, Note de MM. J. Hébert-Stevens & A. Larigaldie, présentée par M. A. Branly, séance du 21 juillet 1919.
  • Société du Salon d'Automne: catalogue des ouvrages de peinture, sculpture, dessin, gravure, architecture et art décoratif exposés au Palais des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Avenue de Tokyo et Avenue du Président Wilson, du 25 septembre au 31 octobre 1943.Paris, Imprimerie E.Durand, 1943, 21 cm, 88p.
  • Edouard-Joseph, Supplément au Dictionnaire Biographique des Artistes Contemporains, Paris, Copyright by Edouard-Joseph,1936, 24 cm, p. 83.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]