Jean Granier

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Jean Granier
Philosophe-jean-granier-nietzsche-integralisme2.jpg
Jean Granier en 2018
Fonctions
Professeur de Philosophie à la faculté des lettres de Rouen
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean François Pierre GranierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Faculté des lettres et sciences humaines de Nanterre - Faculté des lettres et sciences humaines de Rouen
Mouvement
philosophique
Intégralisme
  • Le problème de la vérité dans la philosophie de Nietzsche (1969)
  • Le discours du monde (1977)
  • La sagesse artiste (1991)
  • Le combat du sens (2002)

Jean Granier, né le à Paris 12e et mort le à Saint-Avertin[1], est un philosophe français spécialiste de Friedrich Nietzsche,.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Jean Granier naît à Paris le [2]. Après une scolarité au Collège-lycée Jacques-Decour, il suit des études classiques[évasif] à la Sorbonne, où il fréquente Alexis Philonenko. Il est agrégé de philosophie (1957)[3], puis docteur ès lettres grâce à sa thèse, Le problème de la vérité dans la philosophie de Nietzsche, sous la direction de Paul Ricœur, soutenue en 1966.

Parcours universitaire[modifier | modifier le code]

Il enseigne la philosophie au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand d’octobre 1957 à juin 1961. Il est ensuite chargé de cours à la faculté des Lettres de Clermont et attaché de recherches au CNRS d’octobre 1961 à octobre 1965[4].

Il est nommé maître-assistant à la faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Université Paris-Nanterre, collaborant avec Clémence Ramnoux et Paul Ricœur[4].

Après avoir soutenu sa thèse en 1966, il alors nommé maître de conférences à Rouen, professeur sans chaire en 1968 et professeur titulaire en 1970 ; il y enseigne jusqu’à sa retraite en novembre 1996. Il s’était ensuite retiré à Tours, où il est mort en janvier 2019.

Jean Granier prend sa retraite en . Il décède à Tours, où il s'était retiré, en [4].

Travaux de philosophie[modifier | modifier le code]

Spécialiste de Friedrich Nietzsche, il contribue à le faire connaître notamment par son Que sais-je ? et son anthologie Nietzsche. Vie et vérité (PUF, 1971 et nombreuses rééd.).

Son Problème de la vérité dans la philosophie de Nietzsche (1966) demeure un ouvrage fondamental des études nietzschéennes[2],[4],[5].

Il est le fondateur d'une œuvre philosophique appelée « Intégralisme »[2],[6] qui se décline en 7 ouvrages majeurs : Le Discours du monde, Penser la praxis, Le Désir du moi, L'Intelligence métaphysique, La Sagesse artiste, Art et vérité, Le Combat du sens.

Il est le créateur d'une terminologie philosophique avec les concepts de « je singulier » et « moi individuel », « transréel » ou encore « destination de l'Homme », entre autres[réf. souhaitée].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Problème de la vérité dans la philosophie de Nietzsche, Paris, Éditions du Seuil, 1966
  • Nietzsche. Vie et vérité, Paris, PUF, « Les grands textes », 1971 ; 3e éd. revue, 1983.
  • Le Discours du monde, Éditions du Seuil, 1977
  • Penser la praxis, Paris, PUF, « Philosophie d'aujourd'hui », 1980
  • Nietzsche, Paris, PUF, Que sais-je ?, 1982
  • « Friedrich Nietzsche », article dans Encyclopædia Universalis.
  • Le Désir du moi, Paris, PUF, « Philosophie d'aujourd'hui », 1983
  • L'Intelligence métaphysique, Éditions du Cerf, 1987
  • La Sagesse artiste, Éditions du Cerf, 1991
  • Art et vérité, Éditions du Cerf, 1997
  • Le Combat du sens, Éditions du Cerf, 2002
  • La question de Dieu, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]