Jean François Mayor de Montricher

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Jean François Mayor de Montricher
Description de cette image, également commentée ci-après

Buste en marbre de Jean François de Montricher sculpté par André-Joseph Allar
Nymphée du Palais Longchamp

Naissance
Lully (Suisse)
Décès (à 48 ans)
Naples (Italie)
Nationalité Drapeau : France Suisse
Domaines Hydrographie
Diplôme École polytechnique
École des Ponts et chaussées
Renommé pour Canal de Marseille

Jean François Mayor de Montricher est un ingénieur suisse né le à Lully dans le canton de Vaud en Suisse et décédé à Naples en Italie le . Polytechnicien et ingénieur du corps des ponts et chaussées, il est célèbre pour les nombreux travaux qu'il réalisa à Marseille et dans sa région.

Formation[modifier | modifier le code]

Jean François Mayor de Montricher[1] naît à Lully dans le canton de Vaud en Suisse, de l'union entre Marie Nicolette Pauline Françoise Chamot et Jean Charles Louis Mayor de Montricher. Son père est un négociant qui s'installe à Marseille avec toute sa famille dans un domicile situé rue Grignan. Jean François effectue ses études secondaires au lycée de Marseille. En 1827, il est reçu 17e au concours d'entrée à l'École Polytechnique et en sort classé 9e en 1829[2]. Il choisit ensuite l'École des ponts et chaussées dont il sort diplômé en 1832.

Il est d'abord attaché au secrétariat du Conseil général des ponts et chaussées, puis nommé dans l'arrondissement de Die en 1833. Il étudie des routes et pense déjà à des travaux de dérivation des eaux de la Durance.

Le canal de Marseille[modifier | modifier le code]

En 1836, il est attaché à l'arrondissement de Marseille. Il travaille sur un projet de canal de dérivation de 82 km des eaux de la Durance pour l'alimentation de la ville phocéenne. Ce sera le Canal de Marseille, dont il dirige les travaux de constructions de 1838 à 1848.

Entre 1840 et 1847, il réalise la construction du pont-aqueduc de Roquefavour.

En 1842, il s'oppose au tracé de la voie de chemin de fer entre Avignon et Marseille proposé par Paulin Talabot et Charles Didion. Il défend le projet passant par la vallée de la Durance.

Montricher est nommé ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en 1843 et est chargé du département des Bouches-du-Rhône en 1848. Ses fonctions sont étendues au service maritime et aux voies de chemin de fer du tronçon sud de la ligne Lyon-Marseille.

L'assèchement du Lac Fucin[modifier | modifier le code]

À la demande du prince Torlonia, Montricher étudie le projet d'assécher le lac Fucin, situé dans les Abruzzes en Italie. À partir de juillet 1854, il dirige le début des travaux. Il a pour adjoints deux ingénieurs Français, MM. Bermont et Alexandre Brisse. Le dernier écoulement commence le 20 janvier 1870. Les terres les plus basses ne sont mises à sec qu'en juin 1875.

En 1856, il accepte la demande de Paulin Talabot d'étudier un réseau de chemin de fer en Italie méridionale. Puis, en 1857, il dirige les travaux du chemin de fer à Marseille.

Il meurt de fièvre typhoïde en Italie en 1858 pendant une visite des travaux d'assèchement du lac Fucin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il apparaît également sous le nom de Franz Mayor de Montricher.
  2. « Fiche matricule de Jean François Mayor de Montricher », bibli-aleph.polytechnique.fr (consulté le 24 février 2013)