Jean Fernand-Laurent

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Jean Fernand-Laurent
Fonctions
Conseiller municipal de Paris
Muette
-
Député
Seine
-
Conseiller municipal de Paris
Auteuil
-
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Camille Fernand LaurentVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Distinctions

Jean Laurent, dit Fernand-Laurent, est un avocat, journaliste et homme politique français né le et décédé le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Inscrit au barreau de Paris après une Esquisse d'une étude comparée des législations française et britannique en matière de sociétés par actions (thèse, 1919)[1], Jean Camille Fernand Laurent[2] est élu en 1919 au conseil municipal de cette même ville, mandat qu'il conserve jusqu'en 1940, d'abord comme représentant du quartier d'Auteuil, puis de la Muette, tous deux situés dans le bourgeois 16e arrondissement de Paris.

En mai 1920, il est nommé membre du comité directeur de la Ligue des patriotes présidée par Maurice Barrès[3].

En 1925, il intègre la Commission du Vieux Paris[2].

En 1932, il se présente aux élections législatives dans la circonscription de Boulogne-Billancourt sous les couleurs des Radicaux indépendants. Élu, il rejoint le petit groupe des Indépendants de gauche. Son élection étant invalidée, il se représente en 1933 avec le même succès. Réélu en 1936, il rejoint cette fois le groupe plus conservateur des Indépendants républicains, aux côtés notamment d'Henri de Kérillis, le directeur du journal L'Écho de Paris dont Jean Fernand-Laurent est un collaborateur régulier.

Le 10 juillet 1940, il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

En septembre 1939, Jacques LEMAIGRE -DUBREUIL, propriétaire du Jour, recherche un nouveau directeur éditorial. Suivant le conseil de Georges MANDEL,  et fort d’une précédente expérience aux commandes de La Liberté, FERNAND – LAURENT accepte le poste. Devant la poussée allemande, en juin 1940, il doit cependant replier le journal en zone sud, où la publication se poursuit tant bien que mal sous l’œil de Vichy. Mais, le 21 mai 1941, la censure  de Paul MARION  ayant une fois encore rejeté son éditorial, intitulé ce jour-là «Choisir son devoir», il démissionne avec éclat.  Le journal cessera de paraître peu après, au grand regret de ses lecteurs.                                                                                      

Une fois la zone libre  occupée, en novembre 1942, FERNAND – LAURENT passe par  l’Espagne et le Portugal pour rejoindre Londres où il arrive au tout début de 1943. Ayant décliné la proposition qui lui est  faite de représenter  la France libre au Canada, il gagne les Etats-Unis,  où il plaide activement la cause du soutien américain à la France combattante.  Avec l’aval des autorités, il se rend en Martinique et réussit à convaincre l’amiral Georges ROBERT, gouverneur des Antilles françaises sous obédience de Vichy, de se ranger  aux côtés des Alliés.  En juillet 1943, le ralliement de l’amiral étant acquis, les Américains accorderont une aide alimentaire conséquente aux îles françaises souffrant de pénurie.

Comme Alexis LÉGER ou  Henri de KÉRILLIS, eux aussi exilés aux U.S.A., FERNAND-LAURENT reconnaît  et salue en DE GAULLE  l’initiateur de la résistance armée et le fédérateur de ses différentes composantes, mais sans lui concéder pour autant le privilège de la légitimité politique . Fidèle à ses positions jusqu’au bout, il en prendra  l’exacte mesure après guerre, dans le climat de ferveur gaulliste qui mit à la marge les patriotes dissidents. Candidat parisien  aux élections législatives de 1945, il est battu de peu, mais ne se relèvera pas de cet échec.  Ne trouvant plus de sel à la vie hors de la politique, Camille FERNAND-LAURENT est mort à Paris le 15 mars 1949.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Chez nos Alliés britanniques ,  Notes et  souvenirs d’un interprète , Paris,  Boivin et Compagnie, 1917.
  • Du Village d’Auteuil au plus grand Paris, Paris, Boivin et Cie, 1925.
  • Jean Sylvain Bailly, premier maire de Paris, Paris, Boivin et Cie , 1927.
  • Un Peuple ressuscite, New York, Brentano's, 1943 (notice BnF no FRBNF32100466).
  • Gallic Charter, Foundations  of tomorrow’s France, Boston, Little, Brown and Co, 1944 (ouvrage rédigé en anglais par l’auteur).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Jean Fernand-Laurent », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Liens externes[modifier | modifier le code]