Jean Dornis

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Jean Dornis
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Portrait par La Gandara - ill. parue dans La Plume, 1902

Nom de naissance Élena Goldschmidt-Franchetti
Naissance
Florence
Décès
Auteur
Langue d’écriture français

Compléments

admiratrice et muse de Leconte de Lisle

Jean Dornis est le nom de plume d'Élena Goldschmidt-Franchetti, née en 1870 à Florence en Italie, morte en 1948, écrivain français du début du XXe siècle.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Fille d'Isaac « John » Goldschmidt (1828-1909) et de Sophie Franchetti (1843-1922), Élena Goldschmidt-Franchetti, née à Florence en 1870, épouse Guillaume-Louis Beer (1854-1913), administrateur de la Banque internationale de crédit et propriétaire du château de Voisins[1]. Le musicien Alberto Franchetti est son cousin germain.

Elle rencontre Leconte de Lisle en 1888. Admiratrice du poète, elle participe régulièrement à son salon du samedi, qui reprend après une interruption de plusieurs années grâce au regain de notoriété conféré par l’élection à l’Académie française. Elle-même reçoit les amis de Leconte de Lisle le lundi, dans son hôtel particulier, rue des Mathurins. En 1893, elle invite Leconte de Lisle au pavillon de Voisins, (situé dans le parc du château de Voisins). Il y reste la première quinzaine d'août[2]. En 1894, Leconte de Lisle fait un nouveau séjour au pavillon de Voisins, où il décède le 17 juillet.

À la suite du décès de son époux en 1913, Élena Goldschmidt-Franchetti partage le domaine de Voisins en deux, vend le château[3], et se réserve le pavillon de Voisins.

En 1916 elle se remarie avec un officier de la coloniale, Alfred Droin.

En 1921, elle succède à Daniel Lesueur à la présidence du Denier des Veuves de la Société des gens de lettres. Pour des raisons de santé, en février 1928, elle est obligée de céder la présidence à Camille Marbo.

Elle meurt en 1948.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • 1894. La Voie douloureuse, roman
  • 1896. Les Frères d'Élection, nouvelles, illustrées par Myrbach.
  • 1901. La Force de Vivre, roman
  • 1905. Le Voile du Temple, roman
  • xxxx. Le Jour nouveau (?)

Critique[modifier | modifier le code]

  • 1895. Leconte de Lisle intime, texte sur wikisource
  • 1898. La Poésie italienne contemporaine, couronné par l’Académie française
  • 1904. Le Théâtre italien contemporain
  • 1907. Le Roman italien contemporain
  • 1909. Essai sur Leconte de Lisle, Société d'Éditions Littéraires et Artistiques, Librairie Paul Ollendorff. Texte sur Gallica
  • 1912. La Sensibilité dans la poésie française contemporaine (1885-1912), Arthème Fayard. Texte sur Gallica
  • xxxx. Étude sur le Roman français contemporain.
  • 1920. Hommes d'action et de rêve. 1914-1919. Gabriele D'Annunzio, Émile Verhaeren, Leconte de Lisle, Rupert Brooke, Fulciero da Calboli, Miloutine Boitch, Alain Seeger, Charles Péguy, Giosué Carducci, Perrin.
  • 1923. Un Celte d'Alsace. La vie, la pensée et les plus belles pages d’Édouard Schuré.
  • 1925. Essai sur Gabriele D'Annunzio. Le Poète, le Romancier, le Dramaturge, l'Homme de Guerre, Le Chef d'État et le Sociologue. Conclusions, Perrin.

Préface[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Leconte de Lisle lui a dédié le poème La Rose de Louveciennes.
  • Antonio de La Gandara (1861-1917) a réalisé 4 portraits de madame Guillaume Beer dont 2 portraits en pied ne sont pas localisés
  • H. Dhormes[Qui ?] a peint un portrait d'elle.
  • Marcel Proust, qui est venu souvent déjeuner chez elle au pavillon de Voisins, l'a dépeinte dans le Portrait de Mme ***[4].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voisins est aujourd'hui un quartier de Louveciennes, dans les Yvelines.
  2. Le 14 août, il écrit à José-Maria de Heredia : « Nous venons de passer quinze jours dans le plus beau parc du monde, où Chénier a vécu, aimé et composé la plupart de ses élégies. Je me suis promené, non sans émotion, sous les arbres deux fois centenaires qui l'ont vu passer à leur ombre, aux côtés de Fanny, et je me suis assis sur le banc, aujourd'hui bien vieux, qu'il préférait, qu'on a respecté et qui a gardé son nom. »
  3. Depuis 1946, le château de Voisins appartient à la BNP-Paribas, qui utilise le domaine comme centre de formation.
  4. Les Plaisirs et les jours de Marcel Proust, voir Correspondance, t. I, p. 189, note 3.