Jean Dieudonné

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Jean Dieudonné
Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Dieudonné à l’université de Nice en 1970.

Naissance
Lille (France)
Décès (à 86 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Champs Mathématiques
Institutions Université de Nice
Université de São Paulo
Institut des hautes études scientifiques
Diplôme École normale supérieure
Directeur de thèse Paul Montel et Émile Picard[1]
Renommé pour Théorème de Cartan-Dieudonné

Jean Alexandre Eugène Dieudonné, né le à Lille et mort le à Paris, est un mathématicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Dieudonné naît à Lille en 1906. En 1915, sa famille fuit l'occupation de Lille par l'Allemagne durant la Première Guerre mondiale et s'installe à Paris en 1916. Sa famille l'envoie en Angleterre en 1919 pour une année scolaire. Il est élève du lycée Faidherbe[2] de Lille, et obtient le premier prix au Concours général de mathématiques en 1923.

En 1924, il intègre l'École normale supérieure à l'âge de 18 ans. Il est reçu cacique à l'agrégation en 1927. Il obtient une bourse de l'Université de Princeton, puis une de la fondation Rockefeller. Il soutient sa thèse intitulée Recherche sur quelques problèmes relatifs aux polynômes et aux fonctions bornées en 1931.

En décembre 1934, il participe à la fondation du groupe Bourbaki, dont il sera un des moteurs pendant de nombreuses années.

Il est maître de conférences à Nancy en 1937, puis à Clermont-Ferrand durant l'occupation, où était repliée l'université de Strasbourg. Il est ensuite professeur à l'université de São Paulo au Brésil de 1946 à 1948, puis de 1948 à 1952 à Nancy, où il supervise avec Laurent Schwartz les premières recherches d'Alexandre Grothendieck, en analyse fonctionnelle. En 1952 il devient professeur à l'université du Michigan aux États-Unis, pour revenir en France en 1959 à l'IHÉS. Là, il s'engage dans une collaboration avec Grothendieck, dont ce dernier gardera un souvenir indélébile, voyant dans son émerveillement, son désintéressement et sa générosité les signes d'un authentique découvreur:

"ce qui faisait de Dieudonné le serviteur rêvé d'une grande tâche, que ce soit au sein de Bourbaki ou dans la collaboration qui a été la nôtre pour un autre grand travail de fondations, était la générosité, l'absence de toute trace de vanité, dans son travail et dans les choix de ses grands investissements. Constamment je l'ai vu s'effacer derrière les tâches dont il s'est fait le serviteur, leur prodiguant sans compter une énergie inépuisable, sans y chercher aucun retour. Nul doute que sans rien y chercher, il trouvait dans son travail et dans la générosité même qu'il y mettait une plénitude et un épanouissement, que tous ceux qui le connaissent ont dû sentir."[3]

Il finit sa carrière à l'université de Nice où il obtient un poste en 1964. Il sera également doyen de la Faculté des Sciences [Laquelle ?].

Il reçoit le grand prix de l'Académie des sciences en 1944. Il y est élu en 1968.

Travaux[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Outre ses publications au sein de Bourbaki, on lui doit notamment :

Hommages[modifier | modifier le code]

L'Euro-institut d'actuariat à Brest porte aujourd'hui son nom ainsi que le Laboratoire de mathématiques (UMR 6621) de l'université Nice Sophia Antipolis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Alexandre Dieudonné
  2. « Où sont passés les personnages célèbres anciens élèves du Lycée Faidherbe ? », sur la page de l'Association des anciens élèves de Faidherbe
  3. GROTHENDIECK Alexandre, Récoltes et Semailles, (lire en ligne), p.200

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. Dugac, Jean Dieudonné, mathématicien complet, Paris, J. Gabay,
  • J.-P. Serre, La vie et l'œuvre scientifique de J. Dieudonné, Acad. Sci. Paris, coll. « Notices biographiques » (no VII), , p. 103-105

Articles connexes[modifier | modifier le code]