Jean Conan

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Jean Conan, né le à Sainte-Croix de Guingamp (Côtes-d'Armor) et mort le à Trédrez est un poète breton.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès l’âge de 12 ans, Jean Conan rentre comme domestique à l’abbaye de Beauport, en Kerity-Paimpol où il passe des nuits entières à lire.

En 1785, Jean Conan est affecté comme tambour dans une compagnie de chasseurs provinciaux à Guingamp. Il s’engage en 1786 pour la pêche à la morue à Terre-Neuve mais préfère rentrer en Bretagne pour retourner à l’abbaye de Beauport où il se replonge à nouveau dans sa chère bibliothèque. Il se marie le 24 janvier 1789. Le 24 février 1792, Jean Conan est enrôlé dans l’armée. Il est blessé en 1793 d’une balle dans la cuisse, puis réformé en 1794 à la suite d'un autre accident.

Devenu tisserand, Conan circule dans les fermes de Trédrez et Saint-Michel-en-Grève pour travailler à domicile chez les paysans. Pendant la journée il tisse de la toile puis, la nuit venue, il s’installe pour écrire.

Il décède le 18 décembre 1834 et lègue à ses enfants, outre son métier à tisser, un bahut plein de manuscrits.

François-Marie Luzel intervient trop tard pour sauver l’ensemble des manuscrits de Jean Conan que ses enfants avaient vendus comme papier d'emballage pour un écu de trois francs.

Page du manuscrit des Avanturio

Surnommé "Guingamp", il a écrit un récit autobiographique en breton de plusieurs milliers de vers pour raconter ses campagnes : Avanturio ar citoian Jean Connan a Voengamb (Les aventures du citoyen Jean Connan de Guengamp). Ce manuscrit a été retrouvé par hasard, relié dans une peau de vache, dans la bibliothèque du château de Lesquiffiou en Pleyber-Christ au début du XXe siècle. Jean Conan décrit en particulier ses tribulations de soldat de l'an II, se qualifiant lui-même de pauvre homme, et a rédigé ce texte à la fin de sa vie alors qu'il était installé comme tisserand dans le bourg de Tredrez. Son manuscrit a été analysé et présenté dans la revue citée en référence[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son œuvre se compose de 7 manuscrits. Seuls 4 ont été retrouvés :

  • Vie de Louis Eunius, 1847
  • Ar vue a Sant ar voan, 1827
  • La inosans reconnu a Santes Jenovefa, 1825
  • Avanturio ar Citoien Jean Conan a Voengamb, retrouvé dans la bibliothèque du château de Lesquiffiou

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Revue d'histoire moderne et contemporaine, juillet-septembre 1992, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5446894r.image.hl.r=Pleyber-Christ.f3.langFR