Jean Collet (écrivain)

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Jean Collet
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
PuteauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Lucien Henri Jacques Jacquemoud-ColletVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Jean Collet est un écrivain français, théoricien du cinéma et professeur des universités, né le à Pau et mort le [1],[2],[3] à Puteaux[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Pau, Jean Collet poursuit ses études à Paris, à l'École technique de photographie et de cinéma de la rue de Vaugirard (devenue ENS Louis Lumière)[5], et à l’université Paris-Sorbonne, où il suit une licence de philosophie[5]. Il y découvre notamment l’œuvre de Gaston Bachelard, qui sera l’un de ses grands inspirateurs.

Il est journaliste à Télérama de 1959 à 1971, aux Cahiers du cinéma de 1961 à 1968 et, à partir de 1965, critique de films à la revue Études[2],[3]. Parallèlement, il anime des ciné-clubs dans toute la France et à l'étranger, dans le cadre de l'Alliance française[1].

Il écrit de nombreux ouvrages sur le cinéma. Il est, en particulier, le premier à consacrer, dès 1963, une monographie à Jean-Luc Godard publiée aux éditions Seghers dans la collection « Cinéma d'aujourd'hui »[3].

En 1976, il soutient à Paris VII une thèse pour le doctorat de 3e cycle sur les films de François Truffaut. Le jury est composé de Henri Agel, Roland Barthes, Max Milner, Eric Rohmer et Jacques Seebacher, sous la direction de ce dernier. Il transforme sa thèse en un livre « rigoureux, universitaire, mais très libre » [6], paru sous le titre Le Cinéma de François Truffaut (Pierre Lherminier, 1977).

Il œuvra également à faire du cinéma une discipline à part entière dans les universités en créant l'enseignement du cinéma à Paris VII, en 1970, à l’université de Dijon, en 1972 et à l’université de Caen, en 1974[1]. Professeur à l'université Paris-Descartes et au Centre Sèvres, il a collaboré à l'Institut National de l'Audiovisuel (INA)[5] puis au département Fictions d’Arte[1]. Contributeur de nombreux articles de l’Encyclopædia Universalis[7], il a été conseiller pour le cinéma pour le département des dictionnaires et encyclopédies de Larousse.

Conception du cinéma[modifier | modifier le code]

La critique, avait coutume de dire Jean Collet, est l'art d'aimer, et le critique doit « défendre humblement et courageusement » ce qu'il aime[1],[8]. Il aime le cinéma « parce qu'il est depuis son origine le grand art populaire de notre temps »[8], guettant des films qui « l'arrachent » à sa « léthargie », à son « indifférence »[8].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Le critique et théoricien du cinéma Jean Collet est mort », sur cnc.fr (consulté le ).
  2. a et b « Les essentiels Culture », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
  3. a b et c Jean-Baptiste Morain, « L'historien et critique de cinéma Jean Collet est mort », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  4. Xavier Lardoux, « Le critique de cinéma Jean Collet est mort », Le Monde, no 23607,‎ , p. 22 (lire en ligne, consulté le )
  5. a b et c « Mon ami Jean Collet », Mediapart,‎ (lire en ligne).
  6. Après le film, Aléas, 1999, p. 27.[source insuffisante]
  7. Voir sur universalis.fr.
  8. a b et c Cité sur lesechos.fr à propos du numéro de mai 2006 de la Revue des Deux Mondes : « Comment va le cinéma français ? »

Liens externes[modifier | modifier le code]