Jean Claude de l'Estrac

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Jean-Claude de l'Estrac
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Jean Claude de l’Estrac, né le à Quatre-BornesMaurice, est un homme politique mauricien.

Ancien ministre des Affaires étrangères de Maurice, il est depuis le 12 juillet 2012, secrétaire général de la Commission de l'océan Indien (COI), succédant au seychellois Callixte d’Offay.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1948[1], Jean Claude de l’Estrac a d’abord grandi au village de Mahébourg, le premier chef-lieu de l’ancienne Ile de France au sud de Maurice, ensuite dans la ville de Rose-Hill. Il y fréquente le lycée Léoville l’homme.

Il effectue un bref passage en 1969 à l’Institut international de Journalisme de Berlin grâce à une bourse du gouvernement allemand.

Carrière[modifier | modifier le code]

A 17 ans, il lance un journal, Le Flamboyant, avec des camarades de lycée. Le Flamboyant a pour ambition de faire connaitre écrivains et poètes mauriciens. Il est lauréat d'un concours organisé par l’Union culturelle française et d'un autre, organisé par un Club Inter-Iles Maurice-Rodrigues. Il rencontre alors le Dr Philippe Forget, fondateur et rédacteur en chef du journal L'Express, qui l'engage le 1er mai 1968, pour devenir journaliste-reporter. Cinq ans plus tard, il est rédacteur en chef adjoint.

Jean Claude de l’Estrac est également l’un des membres fondateurs, premier Président puis Secrétaire général de l’Association des journalistes de l’île Maurice (AJIM). Durant sa carrière à L'Express, il est également le correspondant de l’agence britannique Reuters et un collaborateur du magazine Jeune Afrique.

En 1976, il décide de mettre entre parenthèse sa carrière de journaliste pour aborder une carrière politique. Mais il revient dans le monde journalistique en 1995, devenant cette fois directeur général et Directeur des Publications du groupe de presse La Sentinelle qui publie L’Express. Il assume cette fonction jusqu’en 2010. Il signe alors, chaque dimanche durant quinze ans, l’éditorial de L'Express.

Jean Claude de l’Estrac diversifie les activités du groupe, tout en se lançant dans la première radio privée mauricienne Radio One. Au nom du groupe il est membre du conseil d’administration de la société qui diffuse à Maurice les chaînes de Canal Satellite.

Il préside de 2006 à 2009, la National Empowerment Foundation, organisme public chargé de la lutte contre la pauvreté à Maurice. Lorsque Jean Claude de l’Estrac quitte La Sentinelle en décembre 2011, il est président du conseil d’administration.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1971 il s’engage dans la vie politique, au sein du Mouvement Militant Mauricien (MMM), un nouveau parti de gauche.

Son adhésion au parti est rendue publique en 1976 lorsqu’il se présente aux premières élections législatives suivant l’indépendance. A 28 ans, il devient membre de l’Assemblée nationale et le reste jusqu’en 1994.

Parallèlement, d’abord conseiller municipal, ensuite élu à trois reprises maire de la ville de Beau-Bassin/Rose-Hill, Jean Claude de l’Estrac siège au Conseil municipal de cette ville de 1977 à 1990. Il reçoit en 2007 la citoyenneté d’honneur de la ville de Beau-Bassin Rose-Hill. Il est ministre des Affaires étrangères, du Tourisme et de l’Émigration durant neuf mois (1982-1983).

Il préside en parallèle la Commission parlementaire sur l’excision des Chagos. Il est à nouveau chef de la diplomatie mauricienne en 1990. Durant ce deuxième mandat, il préside des comités d’élite parlementaire sur la libéralisation des ondes et sur les écoles confessionnelles. Il est ensuite ministre du Développement économique de 1991 à 1992 puis ministre de l’Industrie et de la Technologie industrielle (1992-1994) et adopte l'« Industrial Expansion Act », l’Export Processing Zone Development Authority et le Technology Diffusion Scheme. Il démissionne de son poste en 1995.

Il est nommé Secrétaire général de la Commission de l’océan Indien pour un mandat de quatre ans par le 27e Conseil des ministres au mois d’octobre 2011. Jean Claude de l’Estrac prend ses fonctions le 16 juillet 2012, au nouveau siège de la COI à Ebène (Maurice).

Publications[modifier | modifier le code]

* L’histoire racontée à mon petit-fils (1999)

  • Mauriciens enfants de mille races (2004)
  • Mauriciens enfants de mille combats (2005)
  • Passions politiques, Maurice, 1968-1982 (2009)
  • L’an prochain à Diego Garcia (2011)[réf. insuffisante]

Distinctions[modifier | modifier le code]

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  • 1975 - Prix Nicolas Lambert décerné par l’Association des journalistes de l’île Maurice
  • 1989 - Citoyen d’honneur de Quartier Militaire, île Maurice
  • 1990- Chevalier de la Légion d’honneur, France
  • 1990 - Citoyen d’honneur de la ville de Saint –Denis, La Réunion
  • 2007 – Fellow of the School of Law (Journalisme) – Université de Maurice
  • 2007 - Entrepreneur de l'année- Tecoma Award - Eco Austral
  • 2007 - Citoyen d’honneur de la ville de Beau Bassin-Rose Hill, île Maurice
  • 2010 - Chevalier de l’Ordre du mérite, Madagascar
  • 2011 - Officier de la Légion d’honneur, France

Notes et références[modifier | modifier le code]