Jean Bonnerot

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Jean Bonnerot
Description de l'image JeanBonnerot.jpg.
Nom de naissance Louis Jean Bonnerot
Naissance
Poitiers
Décès (à 81 ans)
Alligny-en-Morvan
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Louis Jean Bonnerot est un homme de lettres né le à Poitiers et décédé en 1964 à Alligny-en-Morvan.

Il a publié à partir de 1935 une monumentale Correspondance générale de Sainte-Beuve soigneusement annotée en 19 volumes, entreprise interrompue par sa mort et reprise par son fils Alain Bonnerot qui ajoutera en 2006 deux volumes supplémentaires de lettres retrouvées.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Bonnerot à Alligny en Morvan, 1915

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Son père, Théophile Bonnerot est professeur de lettres classiques, sa mère est Alice Beaujard.

Il commence ses études à Lyon au lycée Ampère connu aujourd'hui sous le nom de collège-lycée Ampère (1889-1894), puis son père étant venu finir sa carrière au lycée Louis-le-Grand, à Paris, il y poursuit ses études de 1894 à 1900 avant d’aller suivre les cours de la faculté des lettres de Paris (1900-1903) puis ceux de l'École pratique des hautes études (Section historique jusqu’en 1908), renonçant à l'École nationale des chartes qui l'avait d'abord tenté. C'est auprès d'Auguste Longnon, qu'il prit le goût de la Géographie historique, auprès d'Émile Chatelain conservateur à la bibliothèque de la Sorbonne, qu'il s'initia à la paléographie.

Sa passion des imprimés et pour l’art en général, l’a mené à une carrière de bibliothécaire, mais cette passion s'est toujours partagée entre son métier et ses nombreuses activités dans le milieu littéraire[1].

Le , à Eaubonne (Val d’Oise), Jean Bonnerot épouse Hélène Amélie Forest (1884-1981). Avant la Première Guerre mondiale, elle avait obtenu une licence d’anglais puis soutenu un diplôme d’études supérieures, avant de partir enseigner aux États-Unis, à Wellesley College, université privée féminine spécialisée en sciences humaines, située à Wellesley (Massachusetts), près de Boston. Elle semble avoir renoncé ensuite à toute ambition intellectuelle personnelle, pour se vouer à la réussite de son mari et à l’éducation de leurs quatre enfants :

  • Guy (1918-1998)
  • Alain (1921-2013)
  • Alise (1924-2006)
  • Sylvie (1925-2006)

C’est du Morvan qu’il tirera un certain nombre des pseudonymes qu’il a utilisés tout au long de sa vie pour signer différents articles : Jean-Louis Morvand, Louis J. Morvan, Alain Morvan (au moment de la naissance de son second fils prénommé Alain), Jean Dalligny, et même Sophie Dalligny !

Il avait adopté la devise « servir », et pendant une période sa vie, il a porté à son poignet une gourmette avec cette même devise. La chose est résumée par les deux mots desquels il a signé un sonnet en 1913 : Jean Fidèle.

Jean Bonnerot repose au cimetière d’Alligny-en-Morvan, commune où ses arrière-grands-parents et leurs propres ancêtres étaient maître de poste.

Bibliothécaire et archiviste[modifier | modifier le code]

Jean Bonnerot à son bureau de bibliothécaire de la Sorbonne après la Seconde Guerre mondiale

En 1903, à 21 ans, Jean Bonnerot entre à la bibliothèque de la Sorbonne comme attaché. Il y passera toute sa carrière de bibliothécaire, à l'exception de quelques années exercées à la bibliothèque Sainte-Geneviève (1936-1938). En 1914, il devient bibliothécaire de la Sorbonne puis conservateur en 1939, succédant à Charles Beaulieux, qui avait succédé lui-même à Louis Barrau-Dihigo. Le , il devient en outre Inspecteur chargé de la direction de l’ensemble des bibliothèques de l’Université de Paris, puis inspecteur général des bibliothèques le . Le premier , il est admis à prendre sa retraite et est nommé Conservateur en Chef Honoraire des Bibliothèques Universitaires de Paris.

Un article publié par Jean Bonnerot dans la Revue latine d’Émile Faguet en 1908, De l’éminente poésie des bibliothèques, démontre son attachement aux bibliothèques.

Il obtient deux missions scientifiques et archéologiques de la ville de Paris, l’une en 1908 à La Cava, l’autre en 1909 au Mont Cassin pour l’étude des miniatures et des manuscrits du IXe au XIVe siècle.

Son état de santé ne lui permettant pas de faire la Première Guerre mondiale dans une unité combattante, il est mobilisé dans le service auxiliaire en , et affecté au service des Archives du Ministère de la Guerre (actuellement Service historique de la Défense), puis détaché aux Archives du Val-de-Grâce en « pour y classer, jusqu’en 1920 », les Archives historiques, et organiser le musée des Autographes du service de Santé des Armées. Le , il reçoit la médaille d’argent du Ministère de la Guerre pour ses travaux « La Bibliothèque Centrale et les Archives du service de santé au Musée du Val de Grâce » publiés dans la revue des Bibliothèques.

Désigné pour organiser une exposition documentaire, en à l'occasion du troisième centenaire de la reconstruction de la Sorbonne par Armand Jean du Plessis de Richelieu, il réunit un ensemble de plans, d'estampes, de livres illustrés, toute une riche matière qu'il reprendra deux ans plus tard dans un ouvrage intitulé : la Sorbonne, sa vie, son rôle et son œuvre à travers les siècles.

Il passe beaucoup de temps à la Sorbonne. Les catalogues sur fiches et les bibliographies actualisées sont ses outils de travail réalisés pour le public par des personnels de bibliothèques afin de faciliter l’identification des documents et de permettre d’accéder à l’information au moyen de la recherche documentaire. Il est devenu l'ami des maîtres qui y enseignent et qu'il aide dans leurs travaux, il s'occupe également des jeunes étudiants.

Comme ses prédécesseurs, dans les années sombres de guerre, il a dû faire face aux restrictions de crédits, à l'interruption de l'impression des thèses, à la fin des relations avec l'étranger, au manque de personnel et à l'exiguïté des locaux envahis par la foule croissante des étudiants. Se réfugiant dans le travail, c’est en 1941 qu’il entreprend la constitution de l'Index biographique de la Bibliothèque de la Sorbonne [2].

Professeur à Middlebury College[modifier | modifier le code]

Son intérêt pour l’Amérique naît lorsqu’il est sollicité par l’Association des Professeurs français en Amérique pour assurer la fonction de Secrétaire Général de la publication Études Françaises. Il assume cette responsabilité de 1925 à 1927. En 1927 l’association devient l'American Association of Teachers of French et la revue devient The French Review.

Jean Bonnerot est nommé professeur à l’école Française d’été de Middlebury College dans le Vermont, aux États-Unis, en 1949 pour examiner et mettre au point la question des échanges de thèses et préparer un recensement des manuscrits littéraires français du XVIIe au XXe siècle conservés dans les bibliothèques de cette Université. Il y est aussi sollicité pour faire un cours sur Sainte-Beuve et sur la critique en littérature. Parti par Le Havre en bateau par le De Grasse le , il rentre en France par le même bateau le ramenant avec lui une machine à écrire portative Smith Corona et un appareil photographique Kine Exakta avec trépied destiné à photographier les manuscrits.

Poète et journaliste[modifier | modifier le code]

Après un premier recueil de poèmes publié en 1906, Au Seuil du Temple, premier livre des odes, il fait la connaissance de Charles Péguy auprès duquel il est introduit par son ami Edmond-Maurice Lévy[3],[4]. Son deuxième recueil de poèmes, Le Livre des Livres, est ainsi publié en 1906 par Charles Péguy dans les Cahiers de la Quinzaine. Il prépare alors un nouveau recueil de vers, Province, ainsi qu'un choix de pages de Romain Rolland qui sera réédité en 1922, sous le titre Romain Rolland, sa vie et son œuvre.

Ses articles littéraires et de nombreux comptes-rendus paraissent dans les périodiques les plus divers. Son nom figure parmi les fondateurs des Cahiers du Nivernais, revue mensuelle fondée par le bibliothécaire et historien, Paul Cornu, cahiers qui deviendront les Cahiers du Centre où il collabora avec Jules Renard, Romain Rolland et les deux frères Hubert Bourgin et Georges_Bourgin.

Il est secrétaire général d'une revue fondée par Geouffre de Lapradelle La Vie des Peuples de à . Pendant cette période, il y publia de nombreux articles sous divers pseudonymes.

En , il devient membre honoraire de la Société des gens de lettres, et en , sociétaire de l’Association professionnelle de la critique dramatique et musicale[5].

Dès 1912 il collabore au Comité français des Expositions à l'étranger[6]. Il rédige l’introduction au Rapport de l’Exposition de Copenhague en 1912 : Arts appliqués et industries d’Art. Il est secrétaire administratif de la Commission des Congrès de l’Exposition Internationale des Arts Graphiques de Leipzig en 1914.

Il rédige le Rapport de l’Exposition des arts et Sciences appliqués à la Médecine, Chirurgie, Pharmacie et hygiène sanitaire qui s’est tenue au Val de Grâce en 1926.

Il publie un certain nombre d’ouvrages sur le Morvan et la Bourgogne De 1931 à 1933, il consacre ses vacances à organiser le musée de Saulieu qui sera inauguré le et dont on peut lire le compte-rendu signé d’Albert Mousset dans le Journal des débats le .

En 1935, il écrit l’Historique du Comité Français des Expositions.

Il a collaboré à la Revue Universelle, à la Revue d’Histoire Littéraire, à l’Annuaire de Artistes (critique dramatique de 1921 à 1929), La Revue des bibliothèques[7], Le Bulletin du Bibliophile, l’Action Universitaire, Comœdia, La Revue Latine, La Revue Bleue, La Revue Hebdomadaire, La Grande Revue, Le Mercure de France, La Revue des Poètes, La Muse française, La Revue Littéraire Comparée, la Revue de France, La Revue de Paris, la Revue des deux Mondes, ProAlesia[8] et fut même chroniqueur théâtral à Paris-Music-Hall.

Il s'est adonné à la littérature de jeunesse avec sa série Ralph, dessinée par Armand Rapeño[9].

Collaborations avec des musiciens[modifier | modifier le code]

Secrétaire particulier de Camille Saint-Saëns[modifier | modifier le code]

En , il devient le secrétaire particulier de Camille Saint-Saëns. Jean Bonnerot écrivit des études sur les œuvres et sur la vie du maître et composa des paroles pour chœurs. Il établit notamment une biographie du compositeur qui fut publiée en 1914, puis re-publiée en 1923 sous le titre C. Saint-Saëns : 1835-1921, sa vie et son œuvre en 1922. Ce livre fera l’objet d’une nouvelle édition « revue et augmentée ». Du fait de son travail avec l’artiste, Jean Bonnerot s'était mêlé aux milieux musicaux, collaborant notamment aux revues le Guide du Concert et Musica.

En 1921, à la suite d'une décision prise par le musicien en 1919, Jean Bonnerot fut l’exécuteur testamentaire de Camille Saint-Saëns. Il s'occupera notamment du don important que celui-ci fit à la Ville de Dieppe.

En 1972, sa veuve donnera au Musée de Dieppe une collection de 179 objets rassemblés par Bonnerot autour de la figure de Camille Saint-Saëns.

Maurice Desrez[modifier | modifier le code]

Jean Bonnerot a aussi collaboré avec un autre musicien, Maurice Desrez[10]. C’est Bonnerot qui écrivit les paroles du drame lyrique Ondine, qui fut créé en 1939 par Maurice Desrez. La critique de l’époque a considéré que cette adaptation pour la scène par Bonnerot et Desrez, était une des plus heureuses tentatives pour donner vie à ce conte de Friedrich de La Motte-Fouqué, paru en 1811.

La Correspondance Générale de Sainte-Beuve[modifier | modifier le code]

Correspondance Générale de Sainte-Beuve, Couverture du tome 19

C’est en 1928 que Fernand Vandérem qui dirige Le Bulletin du Bibliophile[11] vient trouver Jean Bonnerot pour lui faire part de la volonté de sa revue de publier une bibliographie de l’œuvre de Sainte-Beuve qui soit « à la fois exacte et complète ». Fernand Vandérem pense que seul Jean Bonnerot peut s’attacher à ce travail de bénédictin.

Jean Bonnerot hésite devant l’ampleur de la tâche. Après avoir hésité à abandonner la poésie, il décide alors de se consacrer à la sèche érudition. Il entreprend des travaux sur la Correspondance de Sainte-Beuve dont la place centrale au cœur de la vie littéraire de son époque l’avait impressionnée. Hélène, sa femme, témoignera : « Il n’a plus ni soirée, ni dimanches, ni fêtes, ni guère de vacances dans son cher Morvan ».

C'est par la bibliographie de l'œuvre qu'il commença une série d'articles du Bulletin du Bibliophile[11]; il les réunira en volume en 1937. Il a défini à ce propos ce qu'il appelle la mission du bibliographe, qu'il distingue du bibliothécaire et du bibliophile et qu'il place au-dessus d'eux : « C'est un métier qui exige un apprentissage long, dévoué et sans profit, que de faire une bibliographie. ».

Déjà partiellement publiées, les lettres de Sainte-Beuve sont alors dispersées dans plus de vingt volumes et une centaine de revues. Au total, il aura recueilli près de 5 000 lettres, dont plus de la moitié étaient inédites. Il les a datées, classées et surtout annotées. Si quelques critiques ont jugé cette annotation[12] trop abondante[13], Jean Bonnerot leur répondait qu'il ne souhaitait « laisser dans l'ombre aucun nom propre et aucune allusion ».

Il a voulu replacer cette correspondance dans le contexte des principaux événements politiques ou littéraires dont Sainte-Beuve a été le contemporain, et inclure une bibliographie. Cette somme d'érudition peut être consulté dans son index.

Lorsqu'en 1952, Jean Bonnerot est atteint par l'âge de la retraite, la Correspondance générale n'était pas achevée. Les difficultés économiques de la Seconde Guerre mondiale avaient arrêté la publication au sixième volume, qui atteignait seulement l'année 1846. Ces six premiers volumes furent publiés aux Éditions Stock. À partir de 1947, grâce au CNRS, Jean Bonnerot pu faire paraître un volume chaque année, mais cette fois-ci, ce sont les Éditions Privat, et la librairie Marcel Didier qui en assurent l’édition. Il ne fut pas le seul Bonnerot à s’atteler à la tâche, son fils Alain Bonnerot qui s’était distingué avec un mémoire sur l’esthétique de Rimbaud, se proposa de l’aider dans son gigantesque travail sur Sainte-Beuve.

En 1963, le tome XIII voyait le jour, poussant la Correspondance jusqu'à l'année 1864. Trois ou quatre volumes restaient à éditer, lorsque brusquement Jean Bonnerot fut frappé en plein travail, à Chantilly. Il dut s'aliter et interrompre toute activité. Sa santé, trop gravement compromise, ne lui permit malheureusement pas de se remettre à la tâche. Le une rechute l’emporta[14].

Son ami André Billy en parlant de Jean Bonnerot a pu ainsi affirmer : « Aussi longtemps qu’on parlera de Sainte-Beuve, aussi longtemps que le XIXe siècle littéraire et même politique intéressera les historiens et les curieux, on le citera. Son nom est inséparable de la mémoire du premier de nos critiques et d’un des plus grands esprits de son temps. »

C’est Alain Bonnerot, aidé de sa femme et de ses filles, qui reprit le flambeau, et jusqu’en 1983, a continué à faire éditer aux Éditions Privat cette correspondance générale. Au total, ce sont 19 tomes qui ont été publiés par Jean puis Alain Bonnerot entre 1935 et 1983 [15]. En 1983, les Éditions Privat décident de retirer cette œuvre de leur catalogue, et envoient au pilon les exemplaires restants.

Des lettres de Sainte-Beuve n’ont cessé de refaire surface. Alain Bonnerot et sa femme ont ainsi publié en 2006 aux éditions Honoré Champion deux ouvrages de Lettres retrouvées qui complètent ce travail[16].

Distinctions et titres honorifiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Jean, Bonnerot. Au Seuil du Temple, premier livre des odes. [S.l.] : [s.n.], 1906
  • Jean, Bonnerot. Le livre des Livres, 2e éd. Augm. Grasset, 1906. Prix 1911 de l’Académie Française[17]
  • Jean, Bonnerot. J.-B. Cotton Des Houssayes. Bibliothécaire en Sorbonne, (1910)[18]
  • Jean, Bonnerot. Province, carnets de voyage. Cahiers du Centre, 1912
  • Jean, Bonnerot. C. Saint-Saëns, sa vie et son œuvre . A Durand, 1914
  • Jean, Bonnerot. Victor Mortet, notice biographique, suivie de la bibliographie de ses œuvres. Ed Champion, 1914
  • Jean, Bonnerot. In Memoriam. Paul Cornu 1881-191. E . Champion, 1916
  • Jean, Bonnerot. La Bibliothèque centrale et les Archives du service de santé au Musée du Val-de-Grâce. E . Champion, 1918
  • Jean, Bonnerot. Les Bibliothèques de Strasbourg et de Metz en 1866. E . Champion, 1919
  • Jean, Bonnerot. Les routes de France. H. Laurens, 1921
  • Jean, Bonnerot. C. Saint-Saëns 1835-1921. Sa vie et son œuvre. A. Durand, cop. 1922
  • Jean, Bonnerot. Autun. Éditions H. Laurens, 1922
  • Jean, Bonnerot. Romain Rolland, Sa Vie, Son œuvre: Document Pour L'Histoire de la Littérature Française. Éditions du Carnet-critique, 1921
  • Jean, Bonnerot. C. Saint-Saëns 1835-1921. Sa vie et son œuvre. Nouv. éd. rev. et augm. Durand et Cie, 1923
  • Jean, Bonnerot. Son ami Ralph. H. Laurens, 1923
  • Jean, Bonnerot. Ralph aux bains de mer. H. Laurens, 1925
  • Jean, Bonnerot. Bibliographie de la Poésie et du Théâtre Français de 1895 à 1920, publié dans « Vingt cinq ans de littérature française », 1925
  • Jean, Bonnerot. Les paysages de France, H. Laurens éditeur, 1926. Prix Montyon de l’Académie française en 1927 (1 000 F).
  • Jean, Bonnerot. Jérome et Jean Tharaud, leur œuvre : portrait et autographe : document pour l'histoire de la littérature française. Ed. de la Nouvelle revue critique, [ca 1927]
  • Jean, Bonnerot. La Sorbonne. Sa vie, son rôle et son œuvre à travers les siècles, Presses universitaires de France, 1927 . Prix Thorlet de l’Académie des Beaux Arts en 1929
  • Jean, Bonnerot. La Bourgogne et ses villes d’art Dijon Beaune Autun Le Morvan [auteur : BONNEROT, Jean ; KLEINCLAUSZ, A ] [éditeur : LAURENS-Paris] [1927]
  • Jean, Bonnerot. Saulieu et Thil-en-Auxois. Éditions Laurens, 1928
  • Jean, Bonnerot. Ralph au Carnaval. Henri Laurens, éditeur, 1929
  • Jean, Bonnerot. Collation du manuscrit des Mémoires d’un Touriste de Stendhal dans la revue d’Histoire Littéraire de la France (1930)
  • Jean, Bonnerot. L'Université de Paris du Moyen-Age à nos jours, album avec notices,. Larousse, 1933
  • Jean, Bonnerot. Avallon. Henri Laurens, 1933
  • Jean, Bonnerot. Autun et le Morvan: ouvrage illustré de 93 gravures.H. Laurens, 1933
  • Jean, Bonnerot . Correspondance Générale de Sainte-Beuve. Édition critique annotée. Tome I (1935), II (1936), III (1938), IV (1942), V (1947), VI (1949) : Grand Prix de l’Académie Française , Prix Louis Barthou de l’Académie Française en 1949 et Prix Gustave Le Métais-Larivière de l’Académie Française en 1953. « Les six premiers volumes ont paru chez Stock, entre 1935 et 1949 ; les treize volumes suivants, t. VII à XVIII, qui inaugurent d'ailleurs une « Nouvelle série » (donc numérotés de I à XII), ont été établis par les soins de J. Bonnerot jusqu'au tome XIV, puis, après sa mort, par son fils Alain, et sont sortis, en coédition, chez Privat à Toulouse et chez Didier à Paris, entre 1957 et 1977 ; enfin, le dernier volume paru à ce jour, t. XIX (donc XIII de la « Nouvelle série ») a paru chez Privat seul, à Toulouse, en 1983. Manquent donc un volume de "Supplément", et l'index général ».
  • Jean, Bonnerot. Bibliographie de l’œuvre de Sainte-Beuve. I, Recueil de critiques…. Giraud-Badin, 1937. le Tome I a obtenu le Grand Prix de la Critique le  ;
  • Jean, Bonnerot. Bibliographie de l’œuvre de Sainte-Beuve. II, Recueils de critique : portraits contemporains. L. Giraud-Badin, 1949 ;
  • Jean, Bonnerot. Bibliographie de l’œuvre de Sainte-Beuve. III, Chronologie de l’œuvre de Sainte-Beuve et de ses lectures. L. Giraud-Badin, 1952
  • Jean, Bonnerot. La Sorbonne, Guide illustré publié en , mais non signé et vendu au profit du Sanatorium des Étudiants à Saint Hilaire du Touvet (Isère), dont la seconde édition de est signée JB. BNF (C’est une petite brochure)
  • Jean, Bonnerot. Un visiteur illustre aux Canaries, Camille Saint-Saëns. La Laguna de Tenerife, Secretariado de publicaciones de la Universidad, Facultad de filosofía y letras 1951.
  • Bonnerot, Jean. Mélanges d'histoire littéraire et de bibliographie offerts à Jean Bonnerot… par ses amis et ses collègues. Nizet, 1954
  • Jean, Bonnerot. Bourgogne. Hachette, 1955
  • Jean Bonnerot. Autour de Richelieu : les manuscrits de Richelieu à la Sorbonne... A. Pedone, 1956
  • Jean, Bonnerot. Sainte-Beuve aux Archives des Affaires étrangères. A. Pedone, 1957
  • Jean, Bonnerot. Un demi-siècle d'études sur Sainte-Beuve : 1904-1954. Les Belles lettres, 1957
  • Jean, Bonnerot. Le 'Talleyrand' de Sainte-Beuve. A. Pedone, 1958
  • Charles Estienne. La guide des chemins de France de Charles Etienne ; 1553. Sous la dir. de Jean, Bonnerot. Reprod. en fac-sim. de l’Ed. de Paris, H. Champion, 1936. Genève : Slatkine ; Paris : H. Champion, 1978.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « BnF Catalogue général », sur Bnf.fr (consulté le ).
  2. http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/50012-l-index-biographique-de-la-bibliotheque-de-la-sorbonne.pdf
  3. Cain, Julien. « Nécrologie ». Bulletin des bibliothèques de France (BBF), 1964, n° 5, p. 219-221. [lire en ligne]. (ISSN 1292-8399)
  4. « Edmond Maurice Lévy », sur geni_family_tree (consulté le ).
  5. http://associationcritiquetmd.com/historique/
  6. « Comité français des expositions et conventions (1885) - Organisation - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le ).
  7. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32858209n/date
  8. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343644838/date
  9. « BnF Catalogue général », sur Bnf.fr, (consulté le ).
  10. « Maurice Desrez (1882-1969) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le ).
  11. a et b https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343512635/date
  12. Bonnerot, Alain, « Éditer la correspondance de Sainte-Beuve », Cahiers de l'AIEF, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 57, no 1,‎ , p. 257–269 (DOI 10.3406/caief.2005.1575, lire en ligne, consulté le ).
  13. Vandegans, André, « Sainte-Beuve. Correspondance générale, recueillie, classée et annotée par Jean Bonnerot », Revue belge de Philologie et d'Histoire, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 38, no 1,‎ , p. 110–113 (lire en ligne, consulté le ).
  14. http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1964-05-0219-001
  15. http://etudes-romantiques.ish-lyon.cnrs.fr/wa_files/CR_20Sainte-Beuve.pdf
  16. Sainte-Beuve, Correspondance générale. Lettres retrouvées (t. I : 1823-1859 t. II : 1860-1869 et appendices). Recueillies, classées et annotées par Alain Bonnerot, Paris, Honoré Champion, coll. « Bibliothèque des correspondances, mémoires et journaux », 2006, 2 vol., 780 p. et 726 p.
  17. http://www.academie-francaise.fr/jean-bonnerot
  18. http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/files/original/51d49457c397cd373707ca3e4cdc7e9a.pdf