Jean Berchmans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean Berchmans
Image illustrative de l'article Jean Berchmans
Gravure du saint avec ses attributs traditionnels: crucifix, livre de règles et chapelet
Saint et séminariste jésuite
Naissance
Diest (Belgique)
Décès   (22 ans)
Rome
Ordre religieux Compagnie de Jésus
Vénéré à Église Saint-Ignace-de-Loyola de Rome
Béatification 1865
par Pie IX
Canonisation 1888
par Léon XIII
Vénéré par Étudiants jésuites
Fête 26 novembre
Attributs Crucifix, chapelet, et livre de règles
Saint patron Enfants de chœur, Jeunesse belge

Jean Berchmans, né le à Diest (aujourd'hui en Belgique) et décédé le à Rome, était un jeune jésuite, étudiant à Rome. Il a été canonisé par le Pape Léon XIII en 1888. Liturgiquement il est commémoré le 26 novembre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maison natale de Jean Berchmans, à Diest

Jean Berchmans est né dans une famille bourgeoise notable de Diest appartenant aux corporations. Son père nommé également Jean Berchmans (1576-1618), maître-cordonnier et corroyeur, négociant et fabricant de cuir, fut échevin de Diest et devint prêtre à la mort de sa femme Elisabeth Vanden Hove décédée le 1er décembre 1616.

Jean Berchmans est de nature joyeuse et aspire dès son adolescence à devenir prêtre. Il étudie au collège jésuite de Malines. Excellent étudiant, ses parents espèrent le voir poursuivre une carrière ecclésiastique rémunératrice, mais Jean préfère entrer au noviciat de la Compagnie de Jésus (24 septembre 1616).

Envoyé à Rome pour y faire ses études de philosophie au Collège Romain (1619), il y étonne ses maîtres comme ses condisciples : une charité et convivialité exquises s'allient en lui à une brillante intelligence et grande maturité affective. Son journal intime révèle également la profondeur de sa vie spirituelle : on peut parler d'une véritable union mystique avec Dieu.

Au début de 1621 sa santé donne des signes de détérioration auxquels on ne prête guère attention. Le 8 juillet il passe brillamment son examen final de philosophie. Peu après il se retrouve à l'infirmerie fauché par une grave attaque de dysenterie qui l'emporte le 13 août de la même année.

Image pieuse de Jean Berchmans

Vénération et souvenir[modifier | modifier le code]

Jean Berchmans a vécu avec intensité et passion sa vocation religieuse et ses rapports avec les autres. La dévotion populaire conduit à sa béatification en 1865 et sa canonisation en 1888 par Léon XIII[1].

Son corps se trouve dans un sarcophage de style baroque sous l'autel du transept gauche de l’église Saint-Ignace de Rome.

En 1909, l'église église Santa Maria Immacolata e San Giovanni Berchmans dans le quartier Tiburtino de Rome lui est consacrée.

En Belgique plusieurs églises lui sont dédiées, dont l'église Saint-Jean Berchmans à Etterbeek (Bruxelles), faisant partie du collège jésuite Saint-Michel.

En Louisiane, en 1866, à Grand Couteau en Louisiane, une nonne Mary Wilson de la "Society of the Sacred Heart", était mourante. Les sœurs du couvent, ont priées Jean Berchmans pour sauver Mary. Le 14 décembre de la même année, Mary eut l'apparition de Jean Berchmans et guérit[2],[3],[4]. En décembre 2016, pour le 150e anniversaire du miracle de Mary Wilson, son cœur (relique) a était exposé à la cathédrale St. John Berchmans à Shreveport en Louisiane[5],[6].

Plusieurs collèges jésuites de par le monde sont placés sous le patronage de saint Jean Berchmans, comme le collège Saint-Jean Berchmans de Bruxelles ou l'école pour garçon St. John Berchmans[7] à Shreveport en Louisiane.

Citation[modifier | modifier le code]

S’adressant aux séminaristes des collèges ecclésiastiques de Rome, en l’église Saint-Ignace (28 janvier 1960) Jean XXIII leur dit: « Nous vous dirons, comme une confidence, que durant nos années de séminaire à Rome, nous venions souvent dans ce sanctuaire, nous agenouiller devant l’autel de saint Louis de Gonzague et de saint Jean Berchmans pour obtenir, par leur intercession, toute notre vie la grâce d’une chasteté intacte et resplendissante ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une des toutes premières biographies du saint, après sa canonisation, fut écrite par le poète et prêtre albanais Ndre Mjeda (1888): Jeta e sceitit sc' Gnon Berchmans (la vie de saint Jean Berchmans)
  2. Dave McNamara, « Heart of Louisiana: 'Miracle' at Grand Coteau », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  3. « The Miracle | St John Berchmans », sur sjbdevotion.org (consulté le 12 décembre 2016)
  4. « “A Miracle on American Soil”: Grand Couteau, 1866 », sur www.patheos.com (consulté le 12 décembre 2016)
  5. « St John Berchmans | 150th Anniversary of the Miracle », sur sjbdevotion.org (consulté le 12 décembre 2016)
  6. « Calendar of Events | St John Berchmans », sur sjbdevotion.org (consulté le 12 décembre 2016)
  7. « St. John Berchmans Cathedral School », sur St. John Berchmans Cathedral School (consulté le 12 décembre 2016)

Biographies[modifier | modifier le code]

  • 1843 : Nicolas Frizoni, La vie de Jean Berchmans, Dessain, 1843.
  • 1853 : Vita Venerabilis Servi Dei Joannis Berchmans e Societatis Jesu, Ed. 3a. recognita et emendata, cui ampla Appendix accessit, italice scripta a P. Virgilio Cepario ; Latine reddita a P. Hermanno Hugone, utroque ejusdem Soc. sacerdote, 1853.
  • 1888 : Ndre Mjeda, Jeta e sceitit sc' Gnon Berchmans (la vie de saint Jean Berchmans), 1888.
  • 1921 : Hippolyte Delehaye? St Jean Berchmans (1599-1921), Paris : J.Gabalda, 1921, 170pp.
  • 1931 : Tony Séverin, Saint Jean Berchmans; ses écrits, Louvain, 1931.
  • 1948 : André Sonet, Saint Jean Berchmans, Bruxelles, 1949.
  • 1965 : G. Hunerman: Un Flamand dans le sillage de Dieu: Saint Jean Berchmans (1599-1621), Mulhouse : Salvator, 1965.

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]