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Jean Beaufort (1er comte de Somerset)

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Jean Beaufort
Description de cette image, également commentée ci-après
Dessin de l'albâtre du gisant de Jean Beaufort, portant le Collier d'Esses et une armure, à la Cathédrale de Canterbury

Titres

Marquis de Somerset


(2 ans et 7 jours)

Prédécesseur Création du titre
Successeur Confiscation du titre

Marquis de Dorset


(2 ans et 7 jours)

Prédécesseur Création du titre
Successeur Confiscation du titre
Edmond Beaufort (indirectement)

Comte de Somerset


(13 ans, 1 mois et 6 jours)

Prédécesseur Création du titre
Successeur Henri Beaufort
Fonctions militaires
Conflits Révolte des Gallois
Biographie
Dynastie Maison de Beaufort
Naissance
Décès
Londres
Père Jean de Gand
Mère Katherine Swynford
Conjoint Marguerite Holland
Enfants Henri Beaufort
Jean Beaufort
Jeanne Beaufort
Thomas Beaufort
Edmond Beaufort
Marguerite Beaufort

Description de l'image Arms of John Beaufort, 1st Earl of Somerset.svg.

Jean Beaufort, né vers et mort le , 1er comte de Somerset de 1397 à 1410, marquis de Dorset et marquis de Somerset de 1397 à 1399, était le fils aîné de Jean de Gand, duc de Lancastre et de sa maîtresse Katherine Swynford de Roet, qu'il mariera plus tardivement.

Les enfants Beaufort furent déclarés légitimes deux fois par le parlement. La première fois durant le règne du roi Richard II, en 1397[1], ce qui fût confirmé par le roi Henri IV, et par le pape Boniface IX, en [2].

Début de vie

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Il naquit en 1373 et son surnom fait probablement référence à son lieu de naissance[3], le château de Beaufort, en Champagne semble-t-il[4],[5].

Carte montrant la localisation du Château de Beaufort en Champagne, lieu probable de naissance de Jean Beaufort.

Le blason avec une herse héraldique de la maison de Beaufort, maintenant blason de la Chambre de Communes, pourrait représenter celle du Château de Beaufort, maintenant détruit[3]. Entre mai et septembre 1390, Beaufort a servi militairement en Afrique du Nord, durant la Croisade de Mahdia, dirigée par Louis II, duc de Bourbon[2]. En 1394, il était en Lituanie, combattant au côté des chevaliers teutoniques[6].

Blason héraldique de la Maison de Beaufort
Alentours du site du maintenant démoli Château de Beaufort en Champagne

Les enfants de Jean de Gand et de Katherine Swynford furent déclarés légitimes deux fois par le parlement. La première fois durant le règne du roi Richard II, en 1397[1], ce qui fût confirmé par le roi Henri IV, et par le pape Boniface IX, en [2]. Cependant l'acte stipula qu'ils ne pouvaient pas être inclus dans l'ordre de succession au trône, bien que petit-fils d'Édouard III. On pense qu'il s'agissait d'un acte privé, car le duc obtint en janvier 1397 une déclaration semblable du Parlement. Quelques mois auparavant, Jean de Gand avait épousé sa maîtresse, probablement dans le but de déclarer publiquement la légitimité de ses enfants. Un descendant de Jean Beaufort montera cependant sur le trône, en la personne de son arrière-petit-fils Henri Tudor qui deviendra Henri VII après la bataille de Bosworth.

Jean Beaufort fut créé comte de Somerset le [2],[4]. Le même mois, il fut aussi nommé Amiral de la flotte irlandaise, mais aussi connétable du Château de Douvres et Gouverneur des Cinq-Ports[2]. En mai, son amirauté est étendue pour inclure la flotte du Nord. Durant l'été 1397, le nouvellement créé comte est devenu l'un des nobles qui aida le roi Richard II a se libérer du pouvoir des Lords Appellants. Comme récompense, il fut créé marquis de Somerset, et marquis de Dorset le 29 septembre. La même année il fut reçu dans l'Ordre de la Jarretière et nommé Lieutenant d'Aquitaine[2].

Le , il épouse Marguerite Holland (1385-1439), fille de Thomas Holland, comte de Kent[2]. Jean Beaufort resta dans les bonnes faveurs du roi, mais après que son demi-frère aîné Henri Bolingbroke, plus tard Henri IV, fut banni d'Angleterre en 1398.

Suite de sa vie

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Après que Richard II fut renversé par Henri Bolingbroke en 1399, le nouveau roi annula les titres qui furent donnés au contre-appelants. Ainsi, John Beaufort redevint comte de Somerset. Néanmoins, il prouva sa loyauté à son demi-frère, en commandant plusieurs missions militaires, et en menant d'importantes missions diplomatiques. Beaufort a reçu les terres confisquées du chef des rebelles gallois Owain Glyndŵr en 1400, il n'a jamais pu prendre possession de ses terres.

En 1404 il est nommé connétable d'Angleterre. Il mourut le à l'Hopital de Sainte-Catherine, près de la Tour de Londres. Il fut inhumé dans la chapelle Saint-Michel, à la cathédrale de Canterbury.

Descendance

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Il épouse Marguerite Holland (1385 – 1439), fille de Thomas Holland (1350-1397), 2e comte de Kent, et d'Alice FitzAlan (v. 1350-1416), fille de Richard (II) Fitzalan, 3e comte d'Arundel. Ils ont pour descendance :

  • Amiral de l'Ouest : 1397
  • Amiral de la Flotte irlandaise : 1397
  • Lieutenant d'Aquitaine : 1397
  • Gouverneurs des Cinq Ports : 1398
  • Amiral des Flottes du Nord et de l'Ouest : -
  • Lord-grand-connétable : 1404
  • Amiral des Flottes du Nord et de l'Ouest : -

En tant que petit-fils légitime du roi Édouard III, Beaufort utilisa les armoiries royales, en les différenciant par une bordure rayée d'argent et d'azure[7].

Références

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  1. a et b (en) Chris Skidmore, « The rise of the Tudors: the family that changed English history », Choice Reviews Online, St. Martin's Press, vol. 51, no 11,‎ , p. 51–6385-51-6385 (ISSN 0009-4978 et 1523-8253, DOI 10.5860/choice.51-6385, lire en ligne, consulté le )
  2. a b c d e f et g (en) Michael K. Jones et Malcom G. Underwood, The King's Mother: Lady Margaret Beaufort, Countess of Richmond and Derby, Cambridge University Press, , 364 p. (ISBN 978-0521447942)
  3. a et b (en) Thomas Willement, Heraldic Notices of Canterbury Cathedral; with Genealogical and Topographical Notes, Londres, (lire en ligne), p. 3
  4. a et b (en) Albert Frederick Pollard, « Beaufort, John, first Earl of Somerset and Marquis of Dorset and of Somerset (1373?–1410) », dans Sidney Lee, Dictionary of National Biography, vol. 1, Londres, Smith, Elder & Co.
  5. Armitage-Smith 1904, p. 196-198
  6. (en) A. R. Wagner, « The Complete Peerage, or a History of the House of Lords and all its Members from the Earliest Times. By G. E. C, revised and much enlarged. Edited by Geoffrey H. White, F.S.A. Volume XI. Rickerton to Sisonby. 11×8. Pp. vii + 748 + 161. London: St. Catherine Press, 1949. », The Antiquaries Journal, vol. 30, nos 1-2,‎ , p. 100–101 (ISSN 0003-5815 et 1758-5309, DOI 10.1017/s0003581500088417, lire en ligne, consulté le )
  7. (en) « Marks of cadency in the British royal family », sur www.heraldica.org (consulté le )
  • Généalogie des rois et des princes de Jean-Charles Volkmann Edit. Jean-Paul Gisserot (1998)

Bibliographie

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Liens externes

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