Jean Bayet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean Bayet
Monseigneur Duchesnet ses élèves à l'École française de Rome en 1919-1920.jpg

Jean Bayet, à gauche au premier rang. Louis Duchesne et des élèves à l'Ecole Française de Rome, en 1919-1920.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Enfants
Autres informations
A travaillé pour
Membre de

Jean Bayet (Jean Alexis Bayet) est un latiniste français, né à Versailles le et mort à Paris le . Professeur de langue et littérature latines à la Sorbonne, il fut directeur général de l'Enseignement en 1944 et directeur de l'École française de Rome de 1952 à 1960. En 1948, il devint membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres ; spécialiste de littérature latine et de religion romaine, il a eu, par ses travaux et les thèses qu'il a dirigées, un rôle déterminant dans le développement d'une école française d'histoire de la religion romaine particulièrement active dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Famille[modifier | modifier le code]

Du côté paternel, il était originaire de la Combraille bourbonnaise ; son grand-père avait été maire de Commentry (Allier) de 1871 à 1873. Sa mère, Louise Villain, était la fille d'Isaac Villain (1830-1907), qui fut député-maire de Sedan à la fin du XIXe siècle.

François Bayet, son fils, est mort en déportation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant, il fut accablé d'une infirmité aux jambes qui rendait sa marche pénible et qui le fit souffrir toute sa vie ; il dut renoncer à la carrière militaire qu'avait suivie son père.

Il entre à l'École normale supérieure en 1912, obtient l'agrégation de lettres et devient membre de l'École française de Rome, de 1917 à 1920.

Il enseigne d'abord dans l'enseignement secondaire (au lycée Charlemagne et au lycée de Laon), tout en continuant la préparation de ses thèses de doctorat sur Les Origines de l'Hercule romain et l'étude critique des principaux monuments relatifs à l'Hercule étrusque, qu'il soutient en 1926. Il est nommé ensuite à la faculté des lettres de Caen, avant de passer à la Sorbonne en 1932[1].

À la Libération, il est nommé directeur général de l'Enseignement et participe à ce titre aux travaux de la commission Langevin-Wallon.

Il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le 3 décembre 1948. Il fut également membre de l'Accademia dei Lincei et de la Pontificia Accademia Romana di Archeologia.

Il est directeur de l'École française de Rome de 1952 à 1960 (il succède à Albert Grenier et il est remplacé par Pierre Boyancé). En 1954-1955, il préside l'Unione internazionale degli Istituti di archeologia, storia e storia dell'arte in Roma.

À son retour, il prend sa retraite (1961). Ses dernières années sont assombries par la maladie qui le fige progressivement dans l'immobilité.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Origines de l'Hercule romain (« Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome », no 132), Paris, E. de Boccard, 1926.
  • Littérature latine. Histoire, pages choisies, Paris, Armand Colin, 1934 ; nombr. rééd.
  • Histoire politique et psychologique de la religion romaine, Paris, Payot, 1956 ; nombr. rééd.

Apports scientifiques[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Christophe Charle, Les Professeurs de la Faculté des lettres de Paris : dictionnaire biographique, 1909-1939, Paris, Éd. du CNRS, 1986. (ISBN 2-222-03872-3)
  • Georges Rougeron, Les Bourbonnais à l'Institut de France (an IV-1965), Moulins, 1966.
  • Michel Lejeune, « Éloge funèbre de M. Jean Bayet, académicien ordinaire », Comptes rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 113e année, no 4, 1969, p. 609-612. Consultable en ligne.
  • Pierre Boyancé, « Jean Bayet, directeur de l'École Française de Rome (1952-1960) », Mélanges d'archéologie et d'histoire, 82, 1970. p. 9-14. Consultable en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur son attitude d’opposition à Vichy et à l’Occupant pendant l’Occupation, et en particulier sur son vote d’opposition à l’application du statut des juifs lors d’un vote préliminaire à l’Assemblée de Faculté de la Sorbonne de décembre 1940, on dispose du témoignage d’un collègue, Georges Mathieu, publié seulement récemment.

Liens externes[modifier | modifier le code]