Jean Barthélemot de Sorbier

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Jean Barthélemot de Sorbier
Jean Barthélemot de Sorbier

Naissance
Paris
Décès (à 64 ans)
Saint-Sulpice (Nièvre)
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de division
Années de service 17821814
Conflits Guerres de la Révolution et de l'Empire
Faits d'armes Bataille d'Arlon
Distinctions Comte de l'Empire
Grand croix de la Légion d'honneur
Grand cordon de la Couronne de Fer
Commandeur de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 15e colonnes

Jean Barthélemot de Sorbier, né le à Paris, et mort le , est un général français de la Révolution et de l’Empire, créateur de l'artillerie à cheval.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Il entre comme élève au corps royal d'artillerie le , lieutenant le , et capitaine le , il sert à l'armée du Centre, devenue armée de la Moselle. À la bataille d'Arlon le , il manœuvre avec une grande habileté[1]. Il est blessé dans cette affaire d'un coup de mitraille au bras ; la Convention, informée de sa conduite, le recommande au ministre de la guerre Bouchotte.

Adjudant-général chef de bataillon et chef de brigade du 3e régiment d'artillerie à cheval le , il passe à l'armée de Sambre-et-Meuse. Il se trouve au premier passage du Rhin, et est chargé de l'armement de la place et du camp retranché de Düsseldorf. Il prend ensuite le commandement de l'artillerie de l'aile gauche de l'armée, et a un cheval tué sous lui à la bataille d'Altenkirchen le , où il se fait particulièrement remarquer. À Ukerath, il enlève une position importante à la tête de deux bataillons de grenadiers que le général Kléber a mis sous ses ordres ; il a encore un cheval tué sous lui.

Le il contribue puissamment au succès obtenu à la bataille de Neuwied, et il est promu général de brigade provisoire par le général Hoche sur le champ de bataille. Il est confirmé dans son grade le . Il passe ensuite à l'armée d'Angleterre le , puis à l'armée de Mayence, et il est nommé commandant de l'artillerie à l'armée d'observation du Rhin le .

Élevé au grade de général de division le , il prend une grande part à la gloire que l'armée française acquit à cette époque. Appelé à Dijon pour prendre le commandement de l'artillerie de la seconde armée de réserve, devenue armée des Grisons, le général Sorbier fait cette campagne et rentre en France après la paix.

Guerres du Premier Empire[modifier | modifier le code]

Grand Cordon de l'Ordre de la Couronne de Fer autrichienne (Restauré en 1816) ayant appartenu au général Sorbier[2]

Créé membre de la Légion d'honneur le , et grand officier de l'Ordre le , il fait partie de l'armée des côtes de l'Océan, et à sous ses ordres l'artillerie du camp de Bruges. Il commande trois divisions d'artillerie légère à la bataille d'Austerlitz. Il passe ensuite à l'armée d'Italie et à la Grande Armée, et y soutient sa brillante réputation. Napoléon Ier le crée comte de l'Empire le et grand cordon de la Couronne de Fer le .

En 1811, il prend le commandement de l'artillerie de la Garde impériale, et se distingue l'année suivante aux batailles de Smolensk les 16 et et de la Moskowa le . Le , il est nommé commandant de l'artillerie de la Grande Armée. Il acquiert un nouvel éclat aux batailles de Wachau et de Leipzig du 16 au . En 1814, il participe à la campagne de France (1814), notamment à la bataille de Montereau le et à la bataille de Paris (1814) le .

Restauration[modifier | modifier le code]

En 1814, le roi le fait commandeur de Saint-Louis, et le décore du grand cordon de la Légion d'honneur le de la même année. Depuis lors, il cesse de faire partie de l'armée.

Élu membre de la Chambre des représentants en , par le département de la Nièvre, le général Sorbier ne s'y occupe que des intérêts de l'armée. En 1825, il est maire de Saint-Sulpice commune située dans le département de la Nièvre.

Il meurt le , dans la propriété de son beau-frère Jean-Claude Flamen d'Assigny.

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Mathieu Poussereau, Le général Sorbier, ancien camarade de garnison de Napoléon, imp de la Nièvre, 1925, 21.p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 400 carabiniers ont eu l'audace d'attaquer un carré de 1 500 Autrichiens, et, dans cette lutte inégale, se trouvent cruellement maltraités ; Sorbier vole à leur secours
  2. Capitaine Koechlin, Les ordres de la couronne de fer et de la couronne d'Italie : (1805-1905), Plon-Nourrit et Cie, , 122 p. (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]