Jean Bart (cuirassé, 1911)

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Jean Bart
Image illustrative de l'article Jean Bart (cuirassé, 1911)
Le Jean Bart en 1914.

Autres noms Océan (1936)
Type cuirassé
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Chantier naval Arsenal de Brest
Quille posée
Lancement
Armé
Statut démantelé en 1946
Équipage
Équipage 1 115 - 1 187 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 168 m
Maître-bau 28 m
Tirant d'eau 9,04 m
Déplacement 23 475 tonnes
Propulsion 4 turbines à vapeur Parsons
24 chaudières (4 cheminées)
Puissance 28 000 ch
Vitesse 21 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage ceinture = 180 à 270 mm
pont = 30 à 70 mm
tourelle = 250 à 290 mm
barbette = 280 mm
kiosque = 300 mm
Armement 6 × 2 canons de 305 mm
22 canons de 138 mm
4 canons de 47 mm
4 tubes lance-torpilles de 450 mm
Rayon d'action 4 200 miles à 10 nœuds


(charbon : 2 706 tonnes, mazout : 310 tonnes) )

Le Jean Bart est un cuirassé de type dreadnought de classe Courbet construit et mis en service pour la Marine nationale française.

Il a été mis sur cale le 15 novembre 1910 à l'Arsenal de Brest, lancé le 22 septembre 1911 et mis en service le 5 juin 1913.

Il est le 12e navire[1] à porter le nom du corsaire dunkerquois.

Carrière[modifier | modifier le code]

Sa carrière débute à l'été 1914, lorsqu'il conduit le Président de la République Raymond Poincaré en visite officielle diplomatique en Russie et en Suède.

Le cuirassé Jean-Bart appareille le 24 juin 1914 de Toulon, pour effectuer ses premiers exercices de tirs au large de la Corse. Il file ensuite sur Brest. Le 30 juin à 10h il est mouillé dans la rade. Après treize jours d'escale de ravitaillement en charbon et en vivres, il lève l'ancre pour Cherbourg où il accoste le 14 juillet à 11 h, avec pour mission d'embarquer le président Poincaré. Le lendemain, le Jean-Bart reçoit l'ordre de se diriger sur Dunkerque où le président doit finalement embarquer, accompagné du président du Conseil René Viviani.

C'est à bord du cuirassé "France" que le président de la République embarquera, avec pour escorte le Jean-Bart, le Stylet et le Tromblon. Le 20 juillet à 13h, des hourras, des applaudissements nourris, des "Vive la France" et des "Marseillaise" chantées à tue-tête accueillent l'escadre française à Cronsdadt, port russe de la mer Baltique. Le 21 juillet, 150 hommes de l'équipage du Jean-Bart sont désignés pour participer à un banquet franco-russe qui se tient à Saint-Pétersbourg, alors capitale de l'Empire russe et de la Russie. Chants russes et chansons françaises, bières et alcools forts, l'alliance franco-russe est alors au plus haut.

Le 25 juillet, salué par la marine suédoise, le Jean-Bart mouille en face de Stockholm. Escale de 24 heures. Alors que le Jean-Bart poursuit sa route ouest vers le Danemark, une dépêche lui ordonne de rallier Brest au plus vite.

L'Autriche a en effet adressé un ultimatum à la Serbie trois jours auparavant, le 23 juillet, ultimatum expirant sous 48 h. Le 28 juillet, l'Autriche déclare la guerre à la Serbie. Dans l'engrenage des alliances, le 1er août, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie.

Le président de la République Raymond Poincaré, et le président du Conseil René Viviani débarqueront à Dunkerque le 30 juillet. Berlin adresse une lettre de déclaration de guerre à la France le 3 août. C'est la Première Guerre mondiale.

Le Jean-Bart sert en Méditerranée, durant la Première Guerre mondiale. Il est torpillé le 21 décembre 1914 par le sous-marin autrichien U12 dans le canal d'Otrante. Sérieusement touché sur le bâbord avant, au niveau de la cambuse, il repart à faible allure sur Malte, où il arrive le 27 décembre pour subir des réparations. Il ne quittera son bassin de réparation à Malte que le 1er avril 1915. En fin de conflit, il est attaché à la 1re escadre de Corfou.

Amiral du Couëdic

Lors d'une croisière en mer Noire, il est concerné par les mutineries de 1919. Le Jean Bart est alors commandé par le Capitaine de Vaisseau Henri du Couëdic de Kerérant (1868-1947) qui, bien que blessé fait amener le drapeau rouge hissé par les mutins. Puis il est stationné durant l'entre-deux-guerres à Toulon.

À partir de 1935, il est désarmé et affecté à l'instruction pour l'École des torpilleurs et électriciens. Le 24 juin 1936, il est renommé Océan en raison de la construction du nouveau cuirassé Jean Bart à Saint-Nazaire.

Le 27 novembre 1942, stationné à Toulon, il est saisi par les Allemands. Il est coulé en mars 1944, suite à des essais d'explosifs par les Allemands. Il est officiellement condamné en 1945, puis renfloué et démoli en 1946 à Toulon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Note et référence[modifier | modifier le code]

  1. site netmarine : bâtiments ayant porté le nom de Jean Bart