Jean-Thomas Thibault

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Jean-Thomas Thibault
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Père-Lachaise - Division 43 - Thibault - 03.jpg

Vue de la sépulture.

Jean-Thomas Thibault, né le à Montier-en-Der, et mort le à Paris, est un architecte et peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Thomas Thibault est élève à l'École des beaux-arts de Paris dans l’atelier d’Étienne-Louis Boullée entre 1780 et 1786, et de Pierre-Adrien Paris. Il va à Rome par ses propres moyens et y séjourne entre 1786 et 1790, où il devint l’ami de Charles Percier et de Pierre-François-Léonard Fontaine. Il y pratique, d’après Fontaine, « alternativement, et toujours avec succès, la peinture et l’architecture ».

Il est associé à Jean-Nicolas-Louis Durand avec lequel il présenta quinze projets au concours de l’An II. Il participe à plusieurs expositions en 1795 et 1796.

Pendant l’Empire, il est chargé de restaurer le palais de La Haye et l’hôtel de ville d’Amsterdam.

En 1804, Louis Bonaparte acquiert le château de Saint-Leu et un hôtel parisien rue Cerutti. Il fait appel à Thibault et Durand pour des transformations des bâtiments.

En 1805, il termine avec Barthélemy Vignon (1762-1846) le château de la Petite Malmaison pour l’impératrice Joséphine.

Il est architecte du palais de Neuilly et du palais de l’Élysée pour Caroline et Joachim Murat, grand-duc de Berg. Joachim Murat a acheté le palais de l’Élysée en 1806. Avec Barthélemy Vignon, Jean-Thomas Thibault effectue des transformations dans le palais. En 1808, Napoléon Ier rachète à Murat l’ensemble de ses biens en France, dont le palais de l’Élysée.

Thibault est nommé professeur de perspective à l’École des beaux-arts de Paris le 14 avril 1819 en remplacement de Pierre-Henri de Valenciennes[1].

Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1818, section architecture, au fauteuil no 3, après la mort de Léon Dufourny.

Jean-Thomas Thibault est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (43e division)[2].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Application de la perspective linéaire aux arts du dessin, ouvrage posthume mis à jour par Chapuis, son élève, chez Mesdames Thibault (Librairie Renouard), 1827

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il aura pour successeur à ce poste Louis-Joseph Girard en 1827 (Frédéric Chappey, Les Professeurs des Beaux-Arts (1794-1873), dans Romantisme, 1996, no 93, p. 95-101).
  2. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 326

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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