Jean-Thierry Mathurin

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Jean-Thierry Mathurin
Tueur en série
Image illustrative de l’article Jean-Thierry Mathurin
Information
Nom de naissance Jean-Thierry Mathurin
Naissance (55 ans)
à Saint Laurent du Maroni en Guyane française
Condamnation
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité, relâché en
Actions criminelles Meurtres
Victimes 8
Période -
Pays Drapeau de la France France
Régions Île-de-France
Ville Paris
Arrestation

Jean-Thierry Mathurin est un tueur en série français, né le à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane française.

Il est le complice de Thierry Paulin, avec qui il commet plusieurs meurtres de personnes âgées entre octobre et , alors qu'il n'a pas encore 19 ans. Il est arrêté en , après les aveux de Thierry Paulin, le dénonçant sur la première série d'assassinats.

Paulin étant mort du Sida le , Mathurin est jugé seul en et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 18 ans.

Après 21 ans de détention, il obtient un régime de semi-liberté en , avant de bénéficier d'une liberté conditionnelle en .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Thierry Mathurin est né dans une famille très modeste. Il est analphabète. Il est envoyé en métropole, chez sa sœur. Il est maltraité par son beau-frère.

Jean-Thierry Mathurin devient toxicomane. Il travaille comme serveur à Paris au Paradis latin[1]. Thierry Paulin est engagé comme serveur lui aussi. C'est ainsi qu'ils se rencontrent et deviennent amants. Thierry Paulin fournit à Jean-Thierry Mathurin la drogue dont il a besoin. Thierry Paulin est toxicomane lui aussi, mais dans une moindre mesure. Ils emménagent ensemble. Pour faire face à leur besoin d'argent, très supérieur à leurs revenus, ils ont l'idée de voler des proies faciles : les femmes seules et âgées.

Les faits, l'enquête[modifier | modifier le code]

Du au , Jean-Thierry Mathurin et Thierry Paulin commettent ainsi une série de meurtres. Leur mode opératoire est toujours le même. Ils repèrent une vieille dame dans la rue, au marché, la suivent jusqu'à son adresse. Quand elle entre chez elle, ils se précipitent pour s'introduire. Ils l'agressent, l'entravent, la brutalisent pour lui faire avouer où elle cache ses économies. Ils la torturent puis la tuent. Ils laissent pour morte leur première victime, qui survivra. Mais les séquelles de l'agression feront qu'elle ne pourra être d'aucune aide aux enquêteurs, car elle a perdu la mémoire.

Fin , ils décident de quitter Paris et partent chez le père de Thierry Paulin à Toulouse. Celui-ci ne supporte pas l'homosexualité de son fils et encore moins que son amant vive chez lui. Jean-Thierry Mathurin quitte donc Thierry Paulin et retourne à Paris.

Le et le , Jean-Thierry Mathurin est « play mec » (stripteaseur) dans l'émission C'est encore mieux l'après-midi[2].

Liste des victimes connues[modifier | modifier le code]

Date de découverte Date des faits Identité[N 1] Nom d'épouse Âge Arrondissement Lieu
Germaine Petitot Michel 91 18e rue Lepic
Anna Ponthus Barbier 83 9e 10 rue Saulnier
Suzanne Foucault - 89 18e rue Nicolet
Ioana Seicaresco - 71 18e 60 boulevard de Clichy
Alice Partouche Benaïm 84 18e 15 rue Marc-Séguin
Marie Choy - 80 18e 7 rue Pajol
Maria Cifre-Valle Mico-Diaz 75 18e 27 rue des Trois-Frères
Jeanne Lorent Louis 82 18e rue Armand-Gauthier
Paule Victor - 77 17e rue Jacques-Kellner

Arrestation[modifier | modifier le code]

Arrêté dans la rue le à Paris, Thierry Paulin finit par avouer les faits qui lui sont reprochés. Quand l'inspecteur Bernard Laither lui demande qui a fait boire un produit servant à déboucher les éviers, contenant de la soude caustique, Thierry Paulin répond que ce n'est pas lui. Acculé, il dénonce son complice.

Jean-Thierry Mathurin est arrêté le . Il reconnaît les faits avec remords et regrette sa participation pour les huit premiers meurtres (il n'avait pas 19 ans au moment des faits). Les deux complices partent alors en prison, en attendant d'être jugés. Au moment de son incarcération, Mathurin est à peine âgé de 22 ans.

Thierry Paulin meurt du SIDA à l'infirmerie de la prison le .

Procès et condamnation[modifier | modifier le code]

Le , le procès de Jean-Thierry Mathurin débute à la cour d'assises de Paris. La défense de Jean-Thierry Mathurin est assurée par Michèle Arnold. Philippe Bilger est l'avocat général. Olivia Cligman est l'avocate des parties civiles.

Le , il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, accompagnée d'une peine de sûreté de 18 ans, pour les meurtres de huit femmes âgées et la tentative de meurtre sur une autre. À la suite de sa condamnation, Mathurin intègre la Prison de Poissy, où il y purge la majeur partie de sa détention. En prison depuis , Jean-Thierry Mathurin est libérable à partir de .

En , Jean-Thierry Mathurin dépose une première demande de libération conditionnelle[3], qui lui est refusée au début 2008. Cependant, le juge d'application des peines ne rend pas d'avis défavorable, mais affirme que la demande de liberté conditionnelle de Mathurin est légèrement prématurée, du fait d'avoir fait 20 ans de détention, bien qu'il ai été condamné avec 18 ans de peine de sûreté.

Le , après 21 ans de détention, Jean-Thierry Mathurin obtient un régime de semi-liberté, pour une durée de trois ans[4],[5].

Le , il quitte donc la Prison de Poissy, pour une durée de trois ans[4],[5]. Il est en liberté conditionnelle depuis le .

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Émissions radiophoniques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Si la case du nom de la victime est sur fond saumon, cela signifie que Paulin et Mathurin ont tué cette victime.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Agnès Grossmann, L'Enfance des criminels, Place des éditeurs, , 201 p. (ISBN 9782258100848, lire en ligne).
  2. « Jean-Thierry Mathurin dans la séquence play mec », sur Ina.fr, (consulté le )
  3. « Jean-Thierry Mathurin veut sortir de prison », article de Stéphane Sellami publié le 19 octobre 2007 dans Le Parisien.
  4. a et b Le complice du tueur des vieilles dames est libéré, moreas.blog.lemonde.fr.
  5. a et b « Le complice de Thierry Paulin en semi-liberté », article de Stéphane Joahny publié le 31 octobre 2009 dans Le Journal du dimanche.
  6. « « Cerno, l’anti-enquête » : investigation déambulatoire sur les traces de tueurs en série », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]