Jean-Sébastien Goury des Tuileries

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Jean-Sébastien Goury des Tuileries
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Jean-Sébastien Goury des Tuileries (, Landerneau - , Paris), est un ingénieur et député français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Louis-Guillaume Goury, seigneur des Tuileries, conseiller du roi, consignataire au siège royal de Léon et directeur des fermes de Bretagne, et d'Anne-Marie de Mascle, il fut enrôlé de force en 1793, dans un bataillon de « volontaires »[1].

Conducteur principal des travaux de la voirie, du 15 juillet 1794 au 13 juin 1796, admis en juillet suivant à l'École des ponts et chaussées de Paris, reçu à l'École polytechnique le 21 décembre 1796, il devint chef de brigade le 30 avril 1798, ingénieur à Moulins en août 1800, puis dans le Finistère le 13 mai 1801.

Il fut élu en 1810, par 4 cantons, membre du haut collège de ce dernier département, et alla porter à l'empereur l'expression du dévouement de ses habitants. Il reçut au Champ de Mars, en 1815, la croix de la Légion d'honneur, des mains mêmes de l'empereur, et, en 1816, fut chargé par le comte Molé d'une mission auprès du dey d'Alger, mais ne put s'en acquitter en raison de l'expédition de lord Exmouth. Nommé la même année, ingénieur en chef des ponts et chaussées, il se consacra, pendant plus de vingt ans, à sa profession.

En 1822, il conçoit un dispositif permettant de retenir le sable à la source et d'éviter l'ensablement des plantations : une dune rectiligne longeant l'océan.

Le 2 mars 1839, il fut élu député du 3e collège électoral du Finistère, par 61 voix sur 117 votants, contre 53 voix à Blacque-Belair. Soumis à la réélection, par suite de sa nomination aux fonctions d'ingénieur en chef, Goury du Rostan fut réélu député, le 19 septembre 1840, par les électeurs de Châteaulin, puis, le 5 juillet 1842, par 107 voix sur 154 votants et 183 inscrits, contre 36 à Avril, et, le 1er août 1846, par 103 voix sur 149 votants et 176 inscrits, contre 25 à Gourdin.

Il siégea parmi les ministériels, vota pour l'indemnité Pritchard, pour la politique de Guizot, et contre les propositions mises en avant par l'opposition libérale. Conseiller général du Finistère depuis 1843, il reçut en 1846 une tabatière en or des habitants du val d'Ornans, où douze ans auparavant il avait fait ouvrir une route ; il fut chargé, la même année, après les grandes inondations, de réparer les levées fort endommagées de la Loire. La Révolution française de 1848 l'éloigna de la vie politique.

Il épousa Sophie Collas du Roslan, fille de Joseph Marie Collas du Roslan, lieutenant des vaisseaux du Roi, et de Marie Adélaïde Domitille de Clavel. Ils sont les parents de Célian-Louis-Anne-Marie, baron Goury du Roslan, ministre plénipotentiaire, grand officier de la Légion d'honneur, grand-croix de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, chevalier grand-croix de l'ordre pontifical du Christ, et qui fut créé baron par Louis-Philippe en 1846.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Marie Dioudonnat,Le Simili-Nobiliaire-Français, éd. Sedopols, 2012, p.369-370: "La famille Goury-Laffont des Tuileries est issue de l'ancienne bourgeoisie de Brie, installée en Bretagne au milieu du XVIIIe siècle"

Lien externe[modifier | modifier le code]