Jean-Pierre Gorges

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Jean-Pierre Gorges
Jean Pierre Gorges en 2013, lors de la visite d'une entreprise Eurélienne
Jean Pierre Gorges en 2013, lors de la visite d'une entreprise Eurélienne
Fonctions
Député de la 1re circonscription d'Eure-et-Loir

(8 ans, 9 mois et 6 jours)
Élection
Réélection 17 juin 2012
Législature XIIIe et XIVe
Prédécesseur Françoise Vallet
Successeur Guillaume Kasbarian

(5 ans, 5 mois et 10 jours)
Élection 16 juin 2002
Législature XIIe et XIIIe
Prédécesseur Georges Lemoine
Successeur Françoise Vallet
Maire de Chartres
En fonction depuis le
(16 ans, 6 mois et 29 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Jean-Louis Guillain (PS)
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Gonesse (Val-d'Oise)
Nationalité Française
Parti politique Démocratie libérale
UMP
Les Républicains

Jean-Pierre Gorges, né le à Gonesse (Seine-et-Oise, aujourd'hui Val-d'Oise), est un homme politique français. Il est maire de Chartres et président de Chartres Métropole depuis 2001 et député de la première circonscription d'Eure-et-Loir depuis 2002.

Premiers pas en politique[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales chartraines de 1995, il est l'un des colistiers de Mathieu Brétillard, qui rejoindra par la suite le Pôle républicain de Jean-Pierre Chevènement, qu'il a quitté depuis.

En 1998, Jean-Pierre Gorges se présente sur une liste sous l'étiquette « Divers droite » à l'élection au Conseil général d'Eure-et-Loir, sur le canton de Chartres Nord-Est. Il n'obtient que 8,79 % et ne peut donc pas se maintenir au second tour. C'est Christian Gigon, le maire de Champhol, qui est finalement élu.

Maire de Chartres[modifier | modifier le code]

À la suite de l'élection municipale de Chartres de 1995, Jean-Pierre Gorges décide de s'impliquer dans la vie locale, en créant d'abord l'association « Chartres, votre ville », qui dénonce principalement la gestion financière de la ville par la municipalité socialiste, dont le maire était Georges Lemoine. Cette association se développe au sein de la société civile chartraine. Adhérant à Démocratie libérale à sa création en 1998, Jean-Pierre Gorges devient l'un des principaux opposants à la municipalité en place.

Lors de l'élection municipale de 2001, Éric Chevée (UDF) forme un « ticket » avec Marie-Claire Carrère-Gée (RPR), récemment implantée en Eure-et-Loir, avec le soutien officiel RPR, de l'UDF. Jean-Pierre Gorges constitue une liste dissidente soutenue par Démocratie libérale, en fédérant des personnalités issues du RPR, de l'UDF et du MPF ainsi que de la société civile.

Jean-Pierre Gorges remporte la primaire à droite au premier tour (10 mars 2001) en devançant la liste Chevée/Carrère-Gée de 224 voix qui se désiste au second tour, sans fusionner. Sa liste arrive en tête au second tour, devant la liste unie de la gauche menée par Pascal Ory, issue de la fusion de la liste officiellement soutenue par le PS et de la liste de la gauche alternative et associative « Énergies citoyennes ».

Jean-Pierre Gorges devient maire de Chartres et est élu à la présidence de la communauté d'agglomération chartraine (COMACh) où la droite est devenue majoritaire grâce à sa victoire à Chartres et à celle de Jacques Morland (DVD) à Lucé. Sur l'initiative de Jean-Pierre Gorges, l'agglomération abandonne le signe COMACh au profit de l'appellation « Chartres métropole ».

Il est réélu en 2008.

Lors de l'élection municipale de mars 2014, Jean-Pierre Gorges décroche son 3e mandat de maire au premier tour avec 53,49% des suffrages.

En janvier 2015, il ferme le musée muséum des sciences naturelles et de Préhistoire de Chartres[1]. Il annonce la fermeture du musée des beaux-arts de Chartres, effective au 1er janvier 2017[2].

Député[modifier | modifier le code]

Député depuis 2002, réélu en 2007 avec seulement 59 voix d'avance, Jean-Pierre Gorges fait partie du groupe UMP et de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Deux recours ont été déposés auprès du Conseil constitutionnel quant à la validité de ce scrutin.

L'annulation du scrutin par le Conseil constitutionnel, le 19 novembre 2007, est fondée par «l'organisation par M. Gorges, en sa qualité de président de l'office public d'HLM de Chartres, de 18 cérémonies d'inauguration de logements entre mars et avril 2007, auxquelles il a participé». «La répétition de ces manifestations dans un délai rapproché revêt le caractère d'une manœuvre qui, eu égard à la faiblesse de l'écart de voix (57 voix), a altéré le résultat du scrutin», estime le Conseil constitutionnel[3].

Il est finalement battu par la socialiste Françoise Vallet lors de la législative partielle du , par 56,26 % contre 43,74 %.

Il est alors l'auteur de l'un des six recours déposés contre cette élection le 13 février. Ces recours dénoncent l’intrusion de l’hypermarché Leclerc de Luisant et de son PDG Olivier Ducatel. Ce dernier reprochant à Jean-Pierre Gorges de l’empêcher d’installer son supermarché dans la zone de Barjouville. Celui-ci affirme préférer ainsi défendre le petit commerce. La distribution de tracts appelant à voter contre le maire de Chartres, le fait que Françoise Vallet se soit rendue dans cet hypermarché en compagnie de Ségolène Royal et qu’elle ait manifesté devant la mairie de Chartres avec des salariés sont les raisons invoquées pour expliquer ces recours[4].

L'élection de Françoise Vallet est annulée en juin 2008 par le Conseil constitutionnel qui la déclare inéligible. Le , Jean-Pierre Gorges annonce publiquement sa candidature à l'élection législative partielle qui a eu lieu en septembre 2008[5]. Il remporte cette dernière en recueillant 50,94 % des voix contre 49,06 % à David Lebon (PS), et retrouve donc son siège de député.

En 2009, après s'être opposé à la loi Création et Internet (« loi Hadopi »), il vote pour. Et s'abstient dans la seconde lecture du texte.

Il est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale[6].

Le 26 janvier 2012, il est investi par l'UMP pour être candidat sur la première circonscription d'Eure-et-Loir[7]. Lors du second tour, le Front national d'Eure-et-Loir appelle ses électeurs à voter pour Jean-Pierre Gorges[8]. Il l'emporte au second tour avec 50,8 % des voix, le . Cette élection est également entachée, selon un témoignage rapporté par Mediapart[9].

Le député Jean-Pierre Gorges s'est notamment illustré pour sa prise de position sur la question des interventions de la France en Iraq et en Syrie : il est le seul député à avoir voté contre les frappes en Iraq ainsi que sur la prolongation des frappes en Syrie.

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Gorges est, en janvier 2016, l'un des 4 candidats à la présidence du parti Nous Citoyens[10], mais il se retire avant le début du scrutin.

Le 9 septembre 2016, Jean-Pierre Gorges annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2017. Se présentant comme un « républicain indépendant », il fait le choix de se présenter sans tenir compte des souhaits de sa famille politique. Il créé son propre mouvement, baptisé « La France, c'est vous ! », d'après le titre de son livre-programme édité au Cherche-Midi en septembre 2016[11],[12].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]