Jean-Pierre Gaudin

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Jean-Pierre Gaudin est professeur émérite de science politique.

Il est spécialiste de l'analyse des politiques publiques, du pouvoir local, et des rapports entre Etat et marché. Directeur de recherche au CNRS, puis Professeur des Universités à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, il a étudié les formes nouvelles de l'État régulateur et a participé au débat sur les théories et la sociologie critique de la gouvernance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1944, il est le fils de Pierre Gaudin, technicien, et de Christiane Derrée, secrétaire. Il est marié avec Cécile Chombard, fonctionnaire au CNRS, auteure d'ouvrages d'analyse littéraire et historique. Il est père de 3 enfants, Alex, Lise-Laure et Mathias.

Après ses études secondaires comme boursier, aux lycées Claude-Monet puis Henri- IV, il entre à Sciences-Po Paris dont il est diplômé en 1966 (section service public). En parallèle, il fait une licence en droit, puis un DEA en Droit public (1967, Paris-Sorbonne).

Il soutient en 1973 une thèse de 3e cycle en géographie urbaine (Sorbonne-EHESS) puis, par la suite, une thèse d'Etat en science politique, en 1983 (Université Montpellier I).

Parcours[modifier | modifier le code]

De 1968 à 1970, il est chargé de mission à la DATAR (au service de prospective). En 1970-71, il fait son service militaire comme coopérant en Algérie, au Secrétariat au Plan, où il découvre les enquêtes de terrain et l'altérité culturelle. De retour en France, il entre dans différents bureaux d'études pour conduire des études d'urbanisme et de développement local durant les années 70. De 1982 à 1984, il devient chef de la Mission de la Recherche Urbaine au ministère de l'Equipement, puis de 1984 à 1986 directeur adjoint du Plan Urbain. De 1986 à 1992, il est détaché comme chargé de recherche au laboratoire TMU (conjoint à l'École nationale des ponts et chaussées et à l'Institut d'Urbanisme de Paris), dirigé par Françoise Choay et Pierre Merlin.

En 1992, il est nommé Directeur de recherche au CNRS, en poste au CEPEL à l'Université de Montpellier I, laboratoire dont, après Paul Alliès, il devient directeur en 1996. En 2002, il est ensuite nommé professeur des Universités, à l'institut d'Etudes Politiques d'Aix en Provence. En parallèle, de 2003 à 2007, il est directeur du programme interdisciplinaire « Développement Urbain Durable » du CNRS[1], piloté au ministère de la Recherche par Jacques Levy.

De 2004 à 2006, il est directeur de la Recherche à l'IEP d'Aix en Provence, puis à partir de 2009: Président de la Commission scientifique de l'IEP et Directeur du laboratoire CHERPA de l'IEP.

Il a été membre du Groupe international "Raison et rationalités" (Revue Européenne des Sciences Sociales) et a contribué aux Journées interdisciplinaires sur les systèmes complexes de Rochebrune pendant les années 2000.

Durant la période 2007-2008, il est détaché comme Délégué scientifique à l'AERES pour les disciplines de la science politique et de la sociologie.

Il a, par ailleurs, enseigné comme professeur invité en Italie (à l'université de Turin, où il a été titulaire de la chaire Gaetano Mosca et où il a eu des coopérations scientifiques avec A. Mastropaolo et L. Bobbio, et à Naples) au Brésil (UFRJ), au Maroc (Ecole de Gouvernance et d'Economie) et en Chine (Sun Ya-tsen University à Canton).

Il est actuellement Président du Conseil scientifique du GIS "Réseau national des Maisons des Sciences de l'Homme" depuis 2016.

Spécialité et travaux[modifier | modifier le code]

Ses recherches ont concerné successivement trois domaines différents mais articulés entre eux. D"abord l'analyse de l'histoire de l'urbanisme moderne, à la fois comme projet politique et comme pratique professionnelle (en collaboration avec B. Barraqué). Puis l'étude de la recomposition des pouvoirs locaux, marquée récemment par la décentralisation et par le développement des politiques européennes (en relation avec Sciences Po Grenoble et avec Jacques Commaille). Enfin, les significations politiques du thème de la gouvernance, pour analyser les recompositions actuelles de l'Etat et leurs relations nouvelles avec les marchés.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Principaux ouvrages :

  • L'aménagement de la société, Anthropos, 1979
  • Technopolis, PUF, 1985
  • Desseins de villes, L'Harmattan, 1989
  • Urban research in France, Longman, 1991
  • Les nouvelles politiques urbaines, Que sais-je, PUF, 1993, nouvelle ed. 1995
  • Gouverner par contrat, Presses de Sciences Po, 1999, nouvelle ed. 2007
  • Pourquoi la gouvernance ? Presses de Sciences Po, 2002 (traduit en chinois, 2010, Social Sciences Academic Press)
  • L’Action publique, Dalloz et Presses de Sciences Po, 2004
  • La démocratie participative, Armand Colin, 2007
  • Critique de la gouvernance, une nouvelle morale politique, L'Aube, 2014 (traduit en italien par S. Volpe sous le titre La gouvernance a double-face. Declinazioni e contraddizioni[2], Préface de Maurizio Cotta, Aracne, 2017 - ouvrage présent au Salon du Livre de Turin 2018 - Salone Internazionale del Libro di Torino 2018 - ISBN 978-88-255-0063-9)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]