Jean-Pierre Duprey

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Jean-Pierre Duprey

Naissance 1er janvier 1930
Rouen
Décès 2 octobre 1959
Paris

Jean-Pierre Duprey, né à Rouen le 1er janvier 1930 et mort à Paris le 2 octobre 1959, est un poète, sculpteur et peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès l'âge de quinze ans, il compose ses premiers poèmes. Monté à Paris en 1948 sur l'invitation d'André Breton, il participe au mouvement surréaliste. Au cours de l'été 1948, il rencontre en Normandie Jacqueline Sénart, qui deviendra sa femme et partagera sa vie jusqu'à la fin. Il est sur les photos du groupe surréaliste prises par Man Ray en 1953 au café de la Place Blanche.

Personnalité tragique et indépendante, il abandonne la poésie au début des années 1950 pour se consacrer entièrement à la sculpture dans son atelier situé dans le 19e arrondissement (123, rue de Crimée), puis chez Hanesse à Pantin et, à partir de 1957, dans le 14e arrondissement, avenue du Maine, dans un atelier situé villa Marie Vassilieff. Arrêté et passé à tabac après avoir uriné sur la tombe du Soldat inconnu en protestation contre la guerre d'Algérie, il est emprisonné, puis interné à l'Hôpital Sainte-Anne en juillet 1959. Revenu à la poésie dans le plus grand secret, il se pend à la poutre maîtresse de son atelier le 2 octobre 1959.

Son œuvre poétique, progressivement mise au jour, a exercé et continue d'exercer la plus vive fascination sur plusieurs générations de poètes.

Œuvres poétiques[modifier | modifier le code]

  • Derrière son double suivi de Solution H, Trois feux et une tour, Dans l’œil de miroir, Le Soleil Noir, 1950 - avec lettre-préface d'André Breton, réédité en 1964 avec Spectreuses et En l'air de verre passé au philtre du vide.
  • La Fin et la Manière, Le Soleil Noir, 1965 - précédé de "Lettre rouge" d'Alain Jouffroy
  • La Forêt sacrilège suivi de L'Ombre sagittaire, Le Temps en blanc, Premiers poèmes, Réincrudation. Préface d'André Breton, Le Soleil Noir, 1970
  • Œuvres complètes, édition annotée par François Di Dio, Christian Bourgois Éditeur, 1990
  • Derrière son double. Œuvres complètes, Poésie/Gallimard, 1999
  • Un bruit de baiser ferme le monde[1], poèmes inédits, Le Cherche midi, 2001

Extraits[modifier | modifier le code]

  • « La fée déguisée en feuillage, tout en elle sent la mer, lac et ressac. La mer ? d'une enjambée on la franchit. Après la lumière l'onde est devenue verte. On ne discute pas avec les morts ». - Tout enfant dans la lande a ses visions - décembre 1945.
  • « La fenêtre rouge ouverte sur la belle. Est-ce ainsi que je conçois l'amour ? » - La Fin et la Manière
  • « La vie ne nous cadre pas, nous aurons peine à nous y adapter, à moins de découvrir la tour qui s'élève au cœur de la forêt... ». - La Forêt sacrilège
  • « Vous êtes certainement un grand poète, doublé de quelqu'un d'autre qui m'intrigue. Votre éclairage est extraordinaire »." Extrait d'une lettre adressée par André Breton à Jean-Pierre Duprey le 18 janvier 1949.
  • « L'Aube Sortilège se lèvera face à la Tombe-Tempête. » (Le Temps en blanc, 1950)

Sculptures[modifier | modifier le code]

Bibliographie, études[modifier | modifier le code]

  • Les Carnets du Gueuloir n°3, Médianes, Rouen, 1997

Références[modifier | modifier le code]

  1. Poèmes retrouvés, absent de l'édition Gallimard.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Breton, Anthologie de l'humour noir, troisième édition, J.J. Pauvert, 1966.
  • Jean-Christophe Bailly, Jean-Pierre Duprey, Seghers, Collection «Poètes d'aujourd'hui», no 212, 1973.
  • Patrice Beray, Pour Chorus seul - À Jean-Pierre Duprey et Claude Tarnaud (essai poétique), Les Hauts-Fonds, 2013.

Lien externe[modifier | modifier le code]