Jean-Pierre Ceytaire

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Jean-Pierre Ceytaire
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Jean-Pierre Ceytaire (né le 26 mai 1946 à Paris) est un peintre, graveur (eau-forte, lithographie) et sculpteur français qui expose ses œuvres depuis 1973.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une enfance sur la butte Montmartre, Jean-Pierre Ceytaire est, de 1962 à 1965, élève du Lycée Condorcet. Son manque d'adhésion au parcours scolaire conduisant à son exclusion, il poursuit à l'École Danhier, de 1966 à 1968, des études qui aboutissent à l'obtention d'un diplôme en kinésithérapie, métier qu'il exercera pendant quinze ans. Il découvre la peinture lors de son service militaire.

La seconde vocation qu'est alors encore la peinture s'affirme avec la première exposition personnelle de Jean-Pierre Ceytaire à Bruxelles en 1973. Rapidement, il oriente son art vers des thèmes religieux et parvient à créer une expression figurative personnelle. C'est en 1981, après qu'il s'est installé à Carrières-sur-Seine, sur les rives de la Seine[1], et après une brève période abstraite, que les séries de toiles La veste habitée et La veste déshabitée marquent le retour vers une figuration qui lui est propre (« De temps en temps, les figures sont en relief de bois ou de carton, mais la technique de la peinture ne se déprend jamais de la perfection »[2]), déformant librement les êtres et les choses dans une « avidité de métamorphoses physiques »[3] et, dans la suite d'un Egon Schiele, exprimant la part fantasmatique ou fétichiste de l'inconscient : « des figurations d'esprit partiellement surréaliste ou symboliste, observe Jean-Paul Gavard-Perret, où Ceytaire explore les thèmes qui lui sont chers : l'érotisme, mais aussi les arcanes de l'inconscient, l'inquiétante étrangeté des êtres comme la réification de l'humain, la transfiguration de l'imaginaire et du rêve, le transport amoureux »[3].

En 1986, Jean-Pierre Ceytaire abandonne le métier de kinésithérapeute afin de se consacrer totalement à la peinture.

Expositions[modifier | modifier le code]

Il a tenu des expositions personnelles depuis 1973 et des expositions de groupe depuis 1983. Celles-ci ont eu lieu principalement en France, mais aussi dans d'autres pays, dont la Suisse, la Belgique, l'Allemagne, le Danemark, la Russie et les États-Unis. Citons :

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie l'Angle aigu, Bruxelles, 1973.
  • Galerie Laurent Jamault, Versailles 1982, 1983.
  • Galerie Jean-Pierre Carlier, Le Touquet, 1984, 1986, 1988.
  • Galerie Nunki, 12 rue de Tocqueville, Paris, avril-mai 1989[4].
  • Galerie Magny-Marraine, Lyon, juillet 1989, 1991, 1992 (Les Arcanes d'Éros).
  • Galerie Satyra, Kronberg im Taunus, 1989, 1993.
  • Chair rouge, Galerie Les larmes d'Éros, Paris, 1995.
  • Château d'Allaman (Suisse), 1996.
  • Paradis perdu, Fondation Coprim, Paris, 1997[5].
  • Musée de l'érotisme, Paris, 1998 (Pourpre et dévotion), été 2009 (Cet air coquin)[6].
  • Galerie Humus, Lausanne, 1999.
  • Muse m'exaspère, Galerie Art Comparaison, Paris, novembre 2001 - janvier 2002[7].
  • Bonnes et valets, Galerie Racine, Barbizon, 2001, et Bruxelles, 2002.
  • Rosarum Philosophorum, château de Vascoeuil, 2003[8].
  • River Gallery, Bratislava, 2011.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Séminaires et conférences[modifier | modifier le code]

  • Diffusion des savoirs - Regards artistiques et sociologiques sur la sexualité, exposés de Jean-Pierre Ceytaire, artiste peintre, Michel Lombard, médecin sexologue, et Sylvie Bigot, sociologue, École normale supérieure, 45, rue d'Ulm, Paris, 2 juin 2007.

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Ceytaire plonge ses pinceaux au cœur de son inconscient et y pêche des images purifiées qui ont la couleur délavée du rêve. Des femmes, des chiens, des couples étirés par leur torpeur. On se regarde dans les toiles de Ceytaire. On ne s'y aime pas toujours. On s'y déteste parfois. Cette lumière si douce est sans doute trop crue. Ceytaire met mal à l'aise. Et c'est pour cela qu'on s'y sent bien. » - Henri Bovet[15]
  • « Tout à la fois charmeuse et narcissique, inquiète et tournée vers la difficulté d'être, la peinture de Ceytaire illustre bien l'état d'esprit d'une époque, celle des années 1980. Ceytaire a su composer une figuration personnelle, l'imagerie mondaine de la moyenne bourgeoisie décrite avec un humour narquois. » - Gérald Schurr[16]
  • « À partir d'une excellente technique picturale, il déforme à plaisir êtres et choses diverses, non dans une intention caricaturale, mais plutôt en fonction d'un humour, frôlant volontiers l'érotisme façon Klossowski, auquel il fait penser aussi quant à la qualité du dessin, et parfois le Surréalisme. » - Dictionnaire Bénézit[9]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation de l'artiste, sur son site
  2. Le Delarge, Gründ, 2001, page 233.
  3. a et b Jean-Paul Gavard-Perret, « Jean-Pierre Ceytaire - Le peintre s'amuse », Le Littéraire, 11 juin 2017.
  4. La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°15, 14 avril 1989, page 60.
  5. Coprim, présentation de la fondation
  6. Agnès Giard, « Le maître du cunnilingus », Libération, 8 avril 2009
  7. Art Aujourd'hui Info, Muse m'exaspère, Galerie Art Comparaison, présentation de l'exposition, 2001
  8. Art Aujourd'hui Info, château de Vascœuil, 2003, présentation de l'exposition
  9. a b c et d Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 3, page 422.
  10. Salon d'automne du petit format, présentation de l'exposition, 2009
  11. Concorde Art Gallery, Bonin, Ceytaire, Peter, présentation de l'exposition, 2010
  12. La Dépêche, Éros, l'exposition qui réchauffe la cité
  13. Ouest-France, Treize artistes exposent leur univers à La rose bleue, août 2013
  14. Biennale des beaux-arts de Chatou, présentation de l'exposition, 2015
  15. Henri Bovet, « Jean-Pierre Ceytaire peint nos fantasmes en terre de Sienne », Le Figaro-Magazine, 7 octobre 1989.
  16. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'amateur, 1996, page 161.

Annexes[modifier | modifier le code]

Créations bibliophiliques[modifier | modifier le code]

Livres à tirages limités

  • Philippe de Miomandre (préface de Patrice Peillon), Les champps du désir, illustrations de Jean-Pierre Ceytaire, Librairie-Galerie Racine/Imprimerie La Salamandre, 1989.
  • Marie-Ange Crespo, Chair rouge, tirage de tête de cinquante exemplaires numérotés enrichis d'une lithographie originale de Jean-Pierre Ceytaire, Éditions Astarté, 1995.
  • Jean-Pierre Ceytaire, Muse m'exaspère.
  • Jean-Pierre Ceytaire, Bonnes et valets.
  • Jean-Pierre Ceytaire, Cet air coquin, Éditions Rapage, 2009.
  • Jean Pierre Ceytaire, Le peintre s'amuse, roman.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-C. Gaubert, Jean-Pierre Ceytaire, le peintre et l'homme, Éditions Jas de la Riade, 1991.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996.
  • André Roussard, Dictionnaire des artistes à Montmartre, Éditions André Roussard, 1999.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001 (lire en ligne).
  • Corinne Pelluchon, Jean-Pierre Ceytaire, Éditions du château de Vascœuil, 2003.

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]