Jean-Pierre Bouquet

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Jean-Pierre Bouquet
Illustration.
Fonctions
Député de la Marne
[1][1]
Élection 12 juin 1988
Circonscription 5e circonscription de la Marne
Législature IXe
Groupe politique Socialiste
Prédécesseur Scrutin proportionnel
Successeur Charles de Courson
Maire de Vitry-le-François
En fonction depuis
Prédécesseur Michel Biard (UMP)
Prédécesseur Jean Bernard (RPR)
Successeur Michel Biard (UMP)
Biographie
Date de naissance [1] (67 ans)
Lieu de naissance Gray (Haute-Saône)[1]
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Administrateur territorial

Jean-Pierre Bouquet, né le à Gray (Haute-Saône)[1], est un homme politique français. Il est juriste de formation (Diplômé de l'Université Reims Champagne-Ardenne, Paris-1 Sorbonne et de l'EHESS) et ancien administrateur territorial[2]. Il est actuellement Maire de la commune de Vitry-le-François et Président de la Communauté de communes Vitry, Champagne et Der.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est élu député socialiste de la cinquième circonscription de la Marne aux élections législatives de 1988[1], face au binôme J.Bernard - C.de Courson. Il fait partie de la commission des finances[3]. C'est à partir de son mandat de parlementaire qu'il se rapproche - notamment dans le cadre du courant réformiste transcourant - de Ségolène Royal et de François Hollande[réf. nécessaire]. En 1993, lors de la « vague bleue » qui réduit les députés progressistes à 52 députés, il perd son siège face à Charles de Courson (CDS) avec 44,29 % des voix[4]. En 1997, il n'est pas réélu dans le cadre d'une triangulaire où il obtient 38,69 % des suffrages contre 46,76 % pour le député sortant et 14,54 % au FN[5]. Il échoue à reconquérir son siège en 2002, étant battu au premier tour avec 24,68 % des voix contre 50,89 % pour Charles de Courson[6], surfant sur l'élimination du candidat Lionel Jospin survenue quelques semaines auparavant, lors de l'élection présidentielle.

L'année suivant son élection comme député, Jean-Pierre Bouquet est élu maire de Vitry-le-François, principale ville de la circonscription, au premier tour avec 59,71 % contre Jean Bernard. En 1995, il est à nouveau élu au premier tour avec 51,28 % des voix[7]. En 2001, alors en tête au premier tour, il perd cependant son mandat de maire face au candidat DVD Michel Biard, dans le cadre d'une triangulaire où la liste de droite voit une grande partie des votes exprimés en faveur du candidat FN lors du premier tour, venir se reporter sur elle. Il retrouve la mairie dès le premier tour lors de l'élection de 2008 avec 51,23 % des suffrages. La liste du maire sortant (UMP) obtient 30,66 % des voix, celle de son ancien adjoint (DVD) 12,86 % et celle de LO 5,25 %[7]. En 2015, la liste ouverte « Fiers d'être vitryats » qu'il conduit, est réélue avec 47,25 % devant la liste DVD (30,57 %) et celle du FN (22,18 %), malgré le contexte politique national difficile pour la gauche.

Outre son poste de premier magistrat de la ville de Vitry-le-François, Jean-Pierre Bouquet a été élu conseiller général du canton de Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson à partir de 1979, réélu en 1992[8], 1998[9] et 2004[10] et 2011[11]. La première élection de Jean-Pierre Bouquet à cette fonction peut être qualifiée de fortuite, puisqu'il se présente en conséquence d'un désaccord majeur avec le conseiller général sortant, le baron de Bouvet, concernant le club nautique (CNAD) que Jean-Pierre Bouquet a contribué à co-fonder sur les rives du lac du Der. Ayant grandi au confluent du gaullisme et de la CFTC, puis de la CFDT, à travers ses parents, Jean-Pierre Bouquet se présente pourtant sous les couleurs socialistes et devient alors le plus jeune conseiller général de France, avec 14 voix d'avance, puis avec plusieurs centaines suite à l'annulation du premier scrutin[réf. nécessaire]. Jean-Pierre Bouquet ne se représente pas lors du renouvellement départemental de 2015, le canton de ses débuts politiques ayant disparu suite au redécoupage opéré par la loi du 17 mai 2013.

Lors de la primaire socialiste de 2011, il apporte son soutien à François Hollande dès l'annonce de la candidature de ce dernier. Par la suite, dans le cadre de la campagne présidentielle, celui qui deviendra Président de la République lui demande une expertise sur la fonction publique territoriale. Jean-Pierre Bouquet le reçoit en tant que candidat socialiste à Vitry-le-François, à deux jours du premier tour de l'élection présidentielle de 2012[3].

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats politiques[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

  • Membre du comité directeur de l'association des Maires de France et à ce titre « co[12]- président du groupe de travail Santé », « co- président du comité des maires pour la commémoration de la Grande Guerre »
  • Membre du bureau de l'Association des Petites Villes de France (APVF)
  • Membre du bureau du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT), président de la FS1 (commission des études)
  • Président délégué des Eco Maires depuis 2015 : a représenté les Eco Maires lors du forum des collectivités à Washington (février 2015), dans différentes manifestations en France métropolitaine (COP21 de Paris) ou dans le monde (G7 format ministre de l'environnement; Toyama, Japon; COP22 Marrakech; sommet ONU habitat-3 à Quito). Dans cette perspective, Jean Pierre Bouquet a inscrit la ville de Vitry-le-François et son bassin de vie, dans un cycle de reconversion technico-industrielle tourné vers les énergies renouvelables. Cette réorientation de la ville la plus industrialisée du département de la Marne, voit régulièrement la municipalité et sa communauté de communes, primées pour leurs initiatives. Les nouvelles activités industrielles et de service qui s'implantent dans la Ville participent, au côté des plus anciennes, au fonctionnement du schéma électrique décentralisé (SED), projet-pilote mené par l'opérateur EDRF sur le territoire. Les progressions successives vers l'objectif d'auto-suffisance énergétique sont telles que le bassin vitryat produit lui-même jusqu'à 40 % de l'électricité qu'il consomme par le biais de réseaux d'éoliennes, de panneaux solaires, de méthaniseurs et de chaufferies thermiques. L'objectif sous-jacent est également la création d'emplois non délocalisables dans un bassin industriel dont les productions sont fortement soumises à la concurrence.
  • Juge-suppléant à la Cour de Justice de la République durant son mandat de parlementaire.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Fiche de Jean-Pierre Bouquet », sur Assemblée nationale (consulté le 5 août 2012)
  2. « Saint-Remy-en-Bouzemont - Jean-Pierre Bouquet », sur Conseil général de la Marne (consulté le 5 août 2012)
  3. a et b Julienne Guihard-Augendre, « S'ils devenaient ministres… », L'Union,‎ (lire en ligne)
  4. « Législatives de 1993 : Circonscriptions de la Marne (51) » [archive du ], Historique des scrutins organisés depuis 1989, sur Elections.Figaro.net (consulté le 13 juin 2007)
  5. « Résultats des élections de la XIe législature dans la 5e circonscription de la Marne », sur Assemblée nationale (consulté le 5 août 2012)
  6. « Résultats des élections législatives de 2002 : Marne (51) - 5e circonscription », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 5 août 2012)
  7. a et b Gaël Padiou, « Jean-Pierre Bouquet dès le premier tour ! », L'Union,‎ (lire en ligne)
  8. résultats élections cantonales de 1992
  9. résultats élections cantonales de 1998
  10. résultats élections cantonales de 2004
  11. résultats élections cantonales 2011
  12. « Communauté de Communes de Vitry, Champagne et Der », sur www.vitrychampagneetder.fr (consulté le 6 juillet 2016)

Article connexe[modifier | modifier le code]