Jean-Pierre Berlan

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Jean-Pierre Berlan est un agronome et économiste, ancien directeur de recherche en sciences économiques à l'Institut national de la recherche agronomique à Montpellier. Il est membre du conseil scientifique d'Attac France[1].

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Il a développé, notamment aux côtés de la Confédération paysanne et d'ATTAC, une réflexion très critique envers l'évolution des pratiques actuelles des biotechnologies qu'il accuse d'être devenues des « sciences de la mort » contrairement à leur étymologie qui signifie « sciences de la vie ». Il a été cité par l'avocat de la défense, lors du procès des onze militants anti-OGM d'Avelin le 29 septembre 2005.

Il participe activement au débat autour des OGM[2] et à la controverse sur les brevets du vivant[3]. Il considère que le but des industriels des biotechnologies est de stériliser les espèces pour substituer au cycle de la reproduction celui de la production[4]. Il dénonce « le pillage et la marchandisation des ressources génétiques de la planète opérés par les États-Unis et l’Europe »[5].

Les nouvelles enclosures[modifier | modifier le code]

À l'occasion d'un débat sur les enjeux du vivant et de la connaissance organisé à Paris le 23 février 2008[6], il se rapproche de Richard Stallman et du logiciel libre pour dénoncer le concept de « nouvelles enclosures », lequel décrit la mise en application de dispositifs juridiques identiques pour verrouiller des pratiques sociales, professionnelles, culturelles pourtant éloignées, comme l’informatique ou la reproduction du vivant. Il établit à cette occasion des convergences entre le mouvement du logiciel libre, et par extension de la culture libre, avec ses engagements citoyens passés.

Citations à propos des OGM[modifier | modifier le code]

  • « On est en train de confier l'avenir de l'humanité à des ennemis de la vie. »
  • « Ce sont des techniques extraordinairement coûteuses, qui permettent d'accroître le marché des pesticides et des herbicides, ce qui contribue à détruire l'environnement, produit des cancers et autres maladies. Au lieu de s'interroger sur les déséquilibres qu'on a introduits dans l'écosystème, on adopte des méthodes de cow-boy : cette plante ou cet animal me gêne ? Hop, je balance des produits. »
  • « Un "organisme génétiquement modifié", ça ne veut rien dire ! Tous les êtres vivants sont des OGM, c'est même leur caractéristique essentielle ![...] Or s'il est vrai que ce sont les paysans, les éleveurs, qui ont sélectionné les espèces au cours des siècles, cette humanité-là est aujourd'hui remplacée par cinq multinationales qui fabriquent des agrotoxiques. »
  • « Ce sont des clones chimériques brevetés. »

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Berlan Jean-Pierre sur le site d'ATTAC France
  2. Claude Durand (dir), Regards sur les biotechnologies, L'Harmattan, 2004, p. 196
  3. Salvador Juan, Actions et enjeux spatiaux en matière d'environnement : De la contestation écologiste aux mesures de protection, L'Harmattan, 2007, p. 120.
  4. « Le travail du corps » in Travail, genre et sociétés, n°12, novembre 2004, L'Harmattan, 2004, p. 20
  5. « Brevet du vivant et modernité », Politis, 15 janvier 2004
  6. « Les enclosures des biens communs : du vivant aux logiciels », La Cantine, février 2008

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]