Jean-Philippe Thiellay

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Jean-Philippe Thiellay
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Fonctions
Président du Centre national de la musique (depuis 2020)
Biographie
Naissance
(51 ans)
Marseille
Nationalité
Formation
Activités

Jean-Philippe Thiellay, né le à Marseille, est un haut fonctionnaire et essayiste français.

Formation[modifier | modifier le code]

Jean-Philippe Thiellay étudie de 1984 à 1989 au Lycée Thiers de Marseille. Une fois le baccalauréat passé, il est admis à l’Institut d'études politiques de Paris, dont il sort diplômé en 1992, en même temps qu'il obtient une licence d'histoire à l'Université d'Aix-Marseille[1]. Il intègre en 1994 l’École nationale d’administration (ENA), promotion « Victor Schœlcher ».

Spécialiste de droit public, il a enseigné, entre autres, à Sciences Po Paris[2] et a été professeur associé à l'Université de Lille (Lille-II) (1999-2011).

Carrière[modifier | modifier le code]

Carrière au sein du Conseil d'État[modifier | modifier le code]

Après sa sortie de l'ENA en 1996, Jean-Philippe Thiellay intègre le Conseil d'État.

Il passe quatre années (1996-2000) au sein de la cinquième chambre où il se spécialise dans les questions de droit de l'audiovisuel, la police administrative et le droit de la responsabilité. Il est également membre de la section des travaux publics (1999-2000 et 2001-2003).

De 2007 à 2012, il est commissaire du gouvernement puis rapporteur public à la section du contentieux au Conseil d'État. De 2013 à 2014, il est assesseur au sein de la 5e chambre de la section du contentieux.

Carrière au sein de l'administration[modifier | modifier le code]

En début de carrière, il est conseiller juridique du directeur des archives de France au sein du ministère de la culture, puis, de 1997 à 2000, il est conseiller juridique de la ministre de l'emploi et de la solidarité, Martine Aubry, plus particulièrement chargé des questions de lutte contre les discriminations[réf. souhaitée][3],[4]. Il contribue également à l'élaboration[réf. nécessaire] de la loi dite « emploi jeunes » et à la loi de « lutte contre les exclusions ».

En 2000-2001, il est conseiller technique chargé des questions juridiques et internationales au cabinet du secrétaire d’État à l’Outre-mer, Jean-Jack Queyranne puis Christian Paul.

De 2003 à 2006, Jean-Philippe Thiellay est détaché au Ministère des Affaires étrangères comme deuxième conseiller à l’ambassade de France près le Saint-Siège, à Rome, sous la direction des ambassadeurs Pierre Morel puis Bernard Kessedjian.

En 2012, il devient conseiller pour les institutions, les libertés publiques, la réforme de l’État et la décentralisation au cabinet du Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault[2] où il ne reste que quelques mois.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Jean-Philippe Thiellay a enseigné le droit public à l'Institut d'études politiques de Paris (1996-2000) et à l'Université Lille-II (1999-2011) comme professeur associé. Il a également assuré un enseignement sur l'art lyrique à l'Institut d'études politiques de Paris.[réf. nécessaire]

Activités dans le domaine de la musique[modifier | modifier le code]

Jean-Philippe Thiellay est vice-président de la caisse des retraites de l’opéra national de Paris entre 1999 et 2013, avant de devenir le directeur général adjoint de l'opéra en [5], aux côtés de Stéphane Lissner.

C'est à cette époque qu'il commence une collaboration avec plusieurs journaux, comme critique et chroniqueur dans le domaine de l'opéra : Classica[réf. souhaitée][6], Forum Opéra, nonfiction.fr[7]. Son goût pour l'opéra et la musique le conduit par ailleurs à écrire plusieurs livres sur divers compositeurs. Il publie deux ouvrages en collaboration avec son père Jean Thiellay[8], Rossini en 2012 (réédité en 2019) et Bellini en 2013. Il publie également un Meyerbeer en 2018, tous trois publiés chez Actes Sud. À Sciences-Po, il a assuré pendant quatre ans un enseignement de découverte du monde de l'opéra (art lyrique, management), avec notamment des réflexions sur l'économie du spectacle vivant et l'avenir de l'opéra.

En , il est nommé administrateur du Volcan, scène nationale du Havre, par Édouard Philippe, alors maire de la ville, qu'il connaît depuis Sciences-Po[9]. En , il entre au conseil d’orientation des Chorégies d'Orange.

En 2019, il est pressenti pour devenir directeur général de l'Opéra de Lyon, en remplacement de Serge Dorny, avant qu'une lettre de défiance signée par la CGT locale ne vienne compromettre définitivement cette nomination[10].

Le , le ministère de la Culture annonce, par un communiqué de presse[11], la nomination de Jean-Philippe Thiellay comme premier président du nouveau Centre national de la musique, dont la création a été votée à l'automne 2019[12] et qui voit le jour le . Cette nomination est vue par certains comme une décision d'Édouard Philippe, qui aurait décidé de l'imposer au détriment d'autres candidats tels que Catherine Ruggeri, qui avait la charge de présider la mise en œuvre du Centre national de la musique durant l'année 2019[9],[10].

Président du Centre national de la musique[modifier | modifier le code]

Il est nommé président du Centre national de la musique par un décret du . Il prend ses fonctions le [13].

En mars 2020, le ministre de la culture lui confie une mission sur l'égalité entre les femmes et les hommes dans le domaine de la musique[14]. Jean-Philippe Thiellay s'engage dans la mise en place d'un fonds de secours pour les TPE/PME[15].

Engagements[modifier | modifier le code]

En 2008, il crée la Fondation Terra Nova avec Olivier Ferrand dont il est proche. Il est depuis lors le vice-président du conseil d’administration du think tank, présidé depuis 2017 par l’ancien Premier ministre béninois Lionel Zinsou et dont le directeur général est Thierry Pech. Il y a signé des rapports et notes.

En février 2020, il a été élu en tant que personnalité qualifiée membre du conseil d'administration de l'Université Paris sciences et lettres[pertinence contestée].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Jean-Philippe Thiellay, Meyerbeer, Actes Sud, 2018
  • Jean-Philippe Thiellay, Jean Thiellay, Bellini, Actes Sud, 2013
  • Jean-Philippe Thiellay, Jean Thiellay, Rossini, Actes Sud, 2019 (2eme édition)
  • Jean-Philippe Thiellay, Christine Maugüé, La responsabilité du service public hospitalier, LGDJ-Lextenso, 2010, 204 p.
  • Jean-Philippe Thiellay, Droit des outre-mers, Dalloz, 2007
  • Jean-Philippe Thiellay, Les clefs de la nationalité française, Berger-Levrault, 2005, 317 p. (deuxième édition)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Monastier, « Qui est Jean-Philippe Thiellay, le premier dirigeant du Centre national de la musique ? »,
  2. a et b La Rédaction, « Série de nominations de conseillers à Matignon », sur Les Échos,
  3. Sylvia Zappi, « Les années Aubry », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. « Notice Who's who »
  5. Christophe Rizoud, « Jean-Philippe Thiellay, de Forumopera.com à l'Opéra de Paris », sur Forum Opéra,
  6. « Biographie Les Têtes de l'art »
  7. « Jean-Philippe THIELLAY », sur non-fiction.fr (consulté le 9 mai 2020)
  8. « Jean-Thiellay », sur Babelio (consulté le 28 novembre 2019)
  9. a et b Antoine Pecqueur, « Jean-Philippe Thiellay à la tête du Centre National de la Musique », sur France Musique,
  10. a et b Nicole Vulser, « Jean-Philippe Thiellay va diriger le Centre national de la musique », sur Le Monde,
  11. « Mise en place et Présidence du Centre national de la musique - Ministère de la Culture », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 30 novembre 2019)
  12. LOI n° 2019-1100 du 30 octobre 2019 relative à la création du Centre national de la musique, (lire en ligne)
  13. Martine Robert, « Jean-Philippe Thiellay donne la cadence du Centre national de musique », sur lesechos.fr, (consulté le 21 mai 2020).
  14. Ministère de la culture, « Franck Riester, ministre de la Culture, annonce confier un plan d’actions en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la filière musicale au Centre National de la Musique »
  15. Interview : « Émile Magazine - Covid-19 : quel impact sur le secteur de la culture ? », sur Émile Magazine (consulté le 8 mai 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]