Jean-Philippe Sarcos

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Jean-Philippe Sarcos
Jean-Philippe Sarcos chef d'orchestre.jpg
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Jean-Philippe Sarcos est un chef d'orchestre et organiste français, né en 1964 à Carcassonne. Il est fondateur et directeur musical du chœur et orchestre Le Palais royal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Titulaire de la licence de Concert de Direction d'Orchestre de l'École normale de musique de Paris et Premier Prix du Conservatoire National de région de Paris dans la classe de Jacques Castérède, Jean-Philippe Sarcos s’oriente très tôt[1] vers la direction d’orchestre, tout en poursuivant des études de chant, de composition et d'orgue. Il travaille avec de grands chefs internationaux parmi lesquels Georges Prêtre, Pierre Dervaux, Jean-Sébastien Béreau, Gérard Devos, Dominique Rouits ou Gerhard Schmidt-Gaden. Très attiré par la musique romantique, il s’intéresse également de près au répertoire baroque. Il travaille notamment, pendant trois ans, dans la classe de William Christie au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et dirige diverses formations jouant sur instruments anciens.

Jean-Philippe Sarcos est fondateur et directeur artistique de l'orchestre Le Palais royal avec lequel il interprète la musique baroque, classique et romantique sur instruments d'époque. À la tête du Palais royal, il dirige dans de nombreux festivals : Festival de musique sacrée de Lourdes, festivals de Sylvanès, d’Auvers-sur-Oise, de Saint-Malo, de l’abbaye de Saint-Victor à Marseille, Festival de musique ancienne de Séville, Festival de Toulon, Festival Le Paris des orgues, Festival de La Chaise-Dieu[2], Festival de Musique Baroque de Froville[3], Festival de Chambord[4], Les Nuits de la citadelle de Sisteron[5]... et régulièrement sur les plus grandes scènes parisiennes : Théâtre des Champs-Élysées, Salle Pleyel, Théâtre Mogador, Cirque d'Hiver, La Seine Musicale, Salle du Conservatoire National d'Art Dramatique[6].

À côté de ses activités avec Le Palais royal, il est invité par différents orchestres tels que l’Orchestre de Chambre de Toulouse, l’Orchestre National de l’Académie de Varsovie ou les Musiciens du Louvre de Marc Minkowski[7].

Jean-Philippe Sarcos agit pour désenclaver la musique classique[8]. Il s'implique dans différentes entreprises ayant pour but de la transmettre aux jeunes générations. Il a ainsi fondé, en 1996, l'Académie du Palais royal, une formation unique[9] en France[10] qui offre chaque année à plus de 400 jeunes la possibilité de se former à la pratique collective du chœur et de l'orchestre. Il s'entoure dans cette Académie de professionnels issus des plus grandes formations musicales (Orchestre Le Palais royal, Opéra de Paris, Orchestre National de France...). Il s'investit par ailleurs avec les musiciens du Palais royal auprès de jeunes méritants de territoires culturellement défavorisés en leur proposant des concerts coup de foudre[11], des concerts pédagogiques, interactifs, et créés sur mesure pour ces jeunes en partenariat avec le dispositif d'État les Cordées de la réussite[12]. L’objectif de ces concerts est de provoquer un choc esthétique auprès des jeunes afin de rompre les préjugés et les préventions que ces derniers peuvent avoir à l’égard de la musique classique[13].

Interprétations[modifier | modifier le code]

3 Premiers Grand Prix de Rome ont été ses maîtres : Yvonne Desportes (Écriture), Jacques Casterède (Analyse) et Jean-Michel Damase (Composition). D’eux il a reçu l’esprit si particulier de la tradition musicale française[14] : clarté, élégance, danse[15], couleurs, panache[16]…, qu'il veut transmettre à son tour.

La rencontre avec Georges Prêtre [17]- qui entend un de ses enregistrements, assiste à l’un de ses concerts puis le reçoit chez lui pour lui faire travailler la direction - est certainement l’étape la plus marquante de sa formation. Son charisme et son incarnation de la musique ont transformé Jean-Philippe Sarcos[14].

Ses interprétations sont saluées pour leur passion[18], leur énergie[19] et leur enthousiasme[19]. Personnalité charismatique[20], il est un des rares chefs reconnaissable à sa gestique[21]. Elle est décrite comme dansante[16], raffinée[22] et colorée[19].

Répertoire[modifier | modifier le code]

Jean-Philippe Sarcos avec l'orchestre Le Palais royal se consacre à l’interprétation des répertoires baroque, classique et romantique

Musique française du XVIIe siècle à Poulenc, dont :

Musique classique du tournant du XVIIIe et du XIXe siècle (Haydn, Mozart, Beethoven...), notamment :

  • Haydn : La Création en 2016 et Les Saisons en 2017 dans leur version française historique (Salle du premier Conservatoire, Cathédrale Saint-Louis des Invalides) ; Messe Sainte-Cécile (en 2006 au Festival des Abbayes du Sud Vendée) ; Messe Nelson (en 1999 au Printemps musical du Perche)
  • Beethoven : Intégrale des symphonies et Concertos pour piano no 2 et 4 (Salle du premier Conservatoire)
  • Mozart : Requiem (en 1994 et 1997 au Festival de Lourdes) ; Grande messe en Ut mineur, K. 427/417a (en 2010 au festival Saoû chante Mozart) ; Messes du couronnement (K. 317) et de l'orphelinat (K. 139/47a) ; le motet Exsultate jubilate, K. 165 (en 2019 au Festival Les Nuits de la citadelle de Sisteron) ; les Symphonies no 26, 29, 40 & 41, la Symphonie concertante pour violon et alto en Mi b Majeur, K. 364/320d (en 2012 au Théâtre du Ranelagh).

Musique baroque, dont :

  • Johann Sebastian Bach : Concerto pour violon et hautbois, BWV 1060 (en 2012 dans l'Église évangélique allemande et en 2020 au Musée du Louvre) ; Concertos pour orgue et orchestre, BWV 592-596 (Festival le Paris des orgues) ; Magnificat, BWV 243 (en 2008 au Festival de Dax) ; Cantate BWV 140 (en 2018 à La Seine Musicale) ; Cantate BWV 80 (en 2000 dans l'Église Saint-Séverin) ; Messe brève en La Majeur, BWV 234 (en 2000 au Festival de Musique baroque en Tarentaise)
  • Vivaldi : Dixit Dominus, RV 807 (en 2014 dans la Salle du premier Conservatoire) ; Beatus vir, RV 597 (en 2011 au Festival de la Chaise-Dieu) ; Gloria, RV 589 & RV 588 (en 2005 au Festival de Saint-Malo)
  • Galuppi : Dixit Dominus (en 2014 dans la Salle du premier Conservatoire)
  • Lotti : Credo (en 2011 au Festival de la Chaise-Dieu)
  • Domenico Scarlatti : Stabat Mater à 10 voix (en 2005 à Honfleur pour les Musicales de Normandie)
  • Zelenka : Miserere (en 2011 au Festival de la Chaise-Dieu)
  • Haendel : Il pianto di Maria, HWV 234 (en 2002 au Festival de musique ancienne de Séville) ; Le Messie, HWV 56 (en 2013 au Festival baroque de Froville) ; Coronation Anthems, HWV 258-261 (en 2019 à La Seine Musicale) ; Te Deum de Dettingen, HWV 283 (en 2019 à La Seine Musicale) ; Funeral Anthem for Queen Caroline, HWV 264 (en 2012 pour les Heures Musicales de Lessay, en 2019 dans la Cathédrale Saint-Louis des Invalides).

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

1991 : 1er prix d'analyse musicale dans la classe de Jacques Castérède au CRR de Paris.

1993 : Agrément de chef de chœur et de maîtrises (remis par le Ministère de la Culture).

1994 : Licence de Concert de Direction d'Orchestre de l'École normale de musique de Paris.

2017 : Il est intronisé Colonel de la réserve citoyenne de l'Armée de l'air par le Chef d'état-major de l'Armée de l'air, le Général André Lanata le 17 octobre 2017.

2018 : Médaille de la Jeunesse, des Sports et de l'engagement associatif à l'initiative de Jean-Michel Blanquer (décernée par le Ministère de l'Éducation nationale).

2018 : Chevalier de l'Ordre national du Mérite[23].

Enregistrements[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Requiem de Mozart, récompensé par cinq « diapasons ». Production Pavane Records
  • 1999 : 1er enregistrement des œuvres sacrées de Mel Bonis, compositeur postromantique français, Production Maia
  • 2005 : Carmina Burana de Carl Orff avec l'Académie du Palais royal, sous la forme d’un film réalisé par François Goetghebeur. Diffusion sur France 3 , BBC , TV5 Monde , Télévision polonaise , Rathausplatzfestival de Vienne , 2007, 2008, 2009, sélectionné au festival international Fipa 2005…
  • 2005 : documentaire intitulé Jean-Philippe Sarcos, chef d’orchestre. Diffusion sur Mezzo le
  • 2007 : motets de Bach et les Vêpres du Saint-Esprit du Padre Soler avec Le Palais royal. Plusieurs Diffusions sur Mezzo 2008-2009.
  • 2010 : Enregistrement pour Arte Live Web du concert donné le à la Chapelle de l'École Militaire, Paris. Domenico Scarlatti : Stabat Mater à 10 voix, Antonio Lotti : Credo ; œuvres de Rubino, Vivaldi, Corelli, Uccellini.
  • 2012 : Haendel, musiques royales, chœur et orchestre Le Palais royal, enregistrement public, , Notre-Dame du Liban (Paris).
  • 2013 : Requiem de Campra, chœur et orchestre Le Palais royal, enregistrement public, , Festival de Souvigny.
  • 2013 : enregistrement vidéo en direct du concert Les Victoires du classicisme[24] au Conservatoire National d'Art Dramatique de Paris.
  • 2014 : DVD Virtuosité Baroque, Bel Air Classiques, chœur et orchestre Le Palais royal, enregistrement par Arte Live Web, , Chapelle Saint-Louis de l'École Militaire (Paris)[25].
  • 2019 : CD Le Temps des Héros, Distribution Kuroneko, Le Palais royal avec la soprano Vannina Santoni, enregistrement public, 15 avril 2015, Salle du premier Conservatoire (Paris)[26].
  • 2019 : enregistrement vidéo en direct du concert Inspirations italiennes avec la soprano Catherine Trottmann dans la Salle du premier Conservatoire, réalisation Guillaume L'Hôte, diffusion en très haute définition sur la plateforme M_Media.
  • 2019 : enregistrement vidéo en direct du concert Glory avec Carlo Vistoli, Mathias Vidal et Aimery Lefèvre à La Seine Musicale, réalisation Guillaume L'Hôte, diffusion en très haute définition sur la plateforme M_Media.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie Carles, « Jean-Philippe, la passion du chef d'orchestre », L'indépendant,‎ (lire en ligne)
  2. Pierre-Olivier Febvret, « De l'énergie à réveiller les morts », La Montagne,‎ (lire en ligne)
  3. Didier Hemardinquer, « Le dolorisme de Pergolèse », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne)
  4. Jean-Philippe Sarcos invité d'Olivier Bellamy dans Passion Classique le 26 juin 2014 sur Radio Classique pour la journée consacrée au Festival de Chambord
  5. Franz-Olivier Giesbert, « Sisteron, capitale culturelle », sur www.le-palaisroyal.com, La Provence,
  6. Stéphane Grant, "Dans la Salle de l'ancien Conservatoire, à Paris, avec Jean-Philippe Sarcos", France Musique, 20 avril 2014, émission L'Air des lieux.
  7. https://www.dropbox.com/s/6h25hndk7tk6v74/Programme%20de%20concerts%20Les%20Musiciens%20du%20Louvre%20juin%201997.pdf?dl=0
  8. Emmanuelle Giuliani, « Jean-Philippe Sarcos, pèlerin de la musique », La Croix,‎ (lire en ligne)
  9. « Carmina Burana au Cirque d'Hiver : à votre bon cœur », Libération,‎ (lire en ligne)
  10. « Académie du Palais royal », sur www.academie-de-musique.com
  11. « Concerts coup de foudre », sur Le Palais royal
  12. « Les Cordées de la réussite », sur Les cordées de la réussite
  13. Rémi Bonnet, « Coup de foudre pour le classique », L'écho Républicain,‎ (lire en ligne)
  14. a et b Charles-Henri d'Andigné, « Jean-Philippe Sarcos, militant de la musique pour tous », Famille chrétienne,‎ (lire en ligne)
  15. Sixtine Chartier, « Quand la musique donne », La Vie,‎ (lire en ligne)
  16. a et b Brigitte Cormier, « Le Palais royal, passionnément Haendel », sur www.forumopera.com,
  17. Lucas Irom, « CD/Critique. Le Temps des Héros. Beethoven/Mozart », sur www.classiquenews.com,
  18. Brigitte Cormel, « Purcell ensorcelle Châtel », sur www.forumopera.com,
  19. a b et c Didier van Moere, « Saisons françaises », sur www.concertonet.com,
  20. Anne-Sandrine di Girolamo, « Le Palais royal renversant à coups de Berlioz », sur www.gang-flow.com,
  21. Guillaume Richard, « A la baguette », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  22. Charles-Henri d'Andigné, « Jean-Philippe Sarcos, militant de la musique pour tous », Famille chrétienne,‎ (lire en ligne)
  23. « Décret du 19 mai 2018 portant promotion et nomination », sur www.legifrance.gouv.fr,
  24. Les Victoires du classicisme, (lire en ligne)
  25. Jean-Claude Lanot, « Virtuosité Baroque (Le Palais Royal) DVD Chœur et orchestre sur instruments d'époque », Tutti magazine,‎ (lire en ligne)
  26. Lucas Irom, « Le temps des héros. Beethoven / Mozart », sur www.classiquenews.com,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]