Jean-Paul Jérôme

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Jean-Paul Jérôme
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Jean-Paul Jérôme, né le à Montréal, décédé le [1], est un artiste-peintre. Il est un des signataires du Manifeste des plasticiens et un représentant du groupe des Plasticiens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Montréal le 18 février 1928, Jean-Paul Jérôme manifeste dès un très jeune âge un intérêt marqué pour le dessin et la peinture. Il fait ses études à l'École des beaux-arts de Montréal de 1945 à 1952. Puis il apprend les techniques de la fresque avec Stanley Cosgrove[2]. En 1953, après une période d'exploration dans le cubisme consacrée au paysage et à la nature morte, l'artiste s'intéresse au domaine de l'abstraction. En 1955, Jean-Paul Jérôme fonde avec Rodolphe de Repentigny (alias Jauran), Louis Belzile et Fernand Toupin, le groupe des Plasticiens, dont le manifeste paraît en février. Puisant ses leçons chez Cézanne et Mondrian, ce texte exerce une profonde influence sur toutes les générations de peintres qui suivront au Québec. À Paris, entre 1956 et 1958, le peintre désire apprendre davantage. Durant son séjour, il côtoie Alberto Giacometti, Victor Vasarely, Jean-Michel Atlan, Jean Arp, Serge Poliakoff, Jean Dewasne et Richard Mortensen, avec lequel il partage une grande passion pour la maîtrise des formes et des couleurs. Il se fait ami avec le sculpteur Emile Gilioli et les peintres Hans Hartung[3] et Martin Barré[4]. Jérôme suit de manière ponctuelle les expositions de la Galerie de France et de la Galerie Arnaud. Il expose lui-même à cette galerie à l'automne 1957. Jean-Paul Jérôme est de retour au Québec en novembre 1958. Il est engagé comme professeur d’arts plastiques à l’École des beaux-arts de Montréal.  Il enseigne également aux élèves des commissions scolaires de Montréal et de Sorel[1]. Il quitte le monde de l’enseignement en 1973. Il se consacre alors entièrement à sa carrière de peintre. En 1976, il rachète la résidence familiale de son enfance, à Montréal, pour en faire son pied-à-terre. Il y aménager un endroit tout entier dédié à son œuvre. À ce lieu de création, il ajoute un second atelier, plus grand, qu’il nomme l’Antre lumineux, où il diversifie son art.

En 1978, en reconnaissance de son apport à l'art canadien, Jean-Paul Jérôme est reçu membre de l’Académie royale des arts du Canada.

En 2001, le Musée du Bas-Saint-Laurent lui rend un hommage en présentant une rétrospective de ses œuvres. L'exposition circule ensuite pendant quatre ans partout au Canada. En 2005, le Musée de beaux-arts de Sherbrooke présente une rétrospective en hommage aux Plasticiens. L'objectif est de souligner le cinquantième anniversaire de la parution de leur manifeste et de mettre en valeur les principales périodes créatrices de la carrière Jean-Paul Jérôme.

L’artiste n’a cependant pas la chance d’assister à cette exposition, puisqu’il meurt le 14 août 2004, à l’âge de 76 ans et est enterré au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal[5].Il laisse derrière lui un catalogue 5000 œuvres en soixante ans de carrière[6].

Honneur[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son art, essentiellement abstrait, vient d'une approche intuitive de plusieurs mouvements artistiques contemporains dont l'Op Art. Ses tableaux des dernières années étaient composés tels des fragments de vitre cassée.

Quelques peintures[modifier | modifier le code]

  • Songe, 1954, huile sur toile, 64,8 x 80,8 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[7].
  • Envol baptisé à minuit le premier octobre, 1959, huile sur toile, 99,8 x 99,8 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[8].
  • Enroulement, 1960, pastel sur papier, 48,5 x 63,8 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[9].
  • Palais de ténèbres, 1979, acrylique sur toile, 65,3 x 92 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[10].

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Film documentaire[modifier | modifier le code]

Le réalisateur André Desrochers lui consacre un film documentaire intitulé Jean-Paul Jérôme: La couleur, la lumière, la forme du réalisateur, sélectionné au Festival International du Film sur l'Art de Québec en 2018[25].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Biographie », sur jeanpauljerome.ca (consulté le 4 février 2019)
  2. a b c et d Nasgaard, Roald, 1941-, Lamarche, Lise, 1943-, Leclerc, Denise. et Musée national des beaux-arts du Québec., Les plasticiens et les années 1950-60, Musée national des beaux-arts du Québec, (ISBN 978-2-550-66741-4 et 2-550-66741-7, OCLC 1088924346, lire en ligne), p. 157
  3. René Viau, « Jean-Paul Jérôme : un plasticien à Montparnasse », Vie des arts, vol. 52, no 212,‎ , p. 70–72 (ISSN 0042-5435 et 1923-3183, lire en ligne, consulté le 23 janvier 2020)
  4. « Jean-Paul Jérôme - Galerie Simon Blais - 5420, boul. St-Laurent, Montréal », sur www.galeriesimonblais.com (consulté le 14 avril 2020)
  5. Répertoire des personnages inhumés au cimetière ayant marqué l'histoire de notre société, Montréal, Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, 44 p.
  6. a b c et d « Jean-Paul Jérôme: quatre expositions, un intérêt renouvelé », sur La Presse, (consulté le 14 avril 2020)
  7. « Songe - Jérôme, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 14 avril 2020)
  8. « Envol baptisé à minuit le premier octobre - Jérôme, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 14 avril 2020)
  9. « Enroulement - Jérôme, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 14 avril 2020)
  10. « Palais de ténèbres - Jérôme, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 14 avril 2020)
  11. a et b « Jean-Paul Jérôme - Explorer l'abstrait — Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul », sur Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul (consulté le 14 avril 2020)
  12. « Jean-Paul Jérôme | De couleurs, de lignes et d'abstraction », sur La Fabrique culturelle (consulté le 14 avril 2020)
  13. « Jean-Paul Jérôme ou l’art non figuratif d’un peintre plasticien », sur Le Soleil, (consulté le 14 avril 2020)
  14. Fernand Ouellet, « Jean-Paul Jérôme : peintre de la relation / Jean-Paul Jérôme: Painter of Communication », Vie des Arts, vol. 20, no 79,‎ , p. 14–74 (ISSN 0042-5435 et 1923-3183, lire en ligne, consulté le 23 janvier 2020)
  15. a et b « Jean-Paul Jérôme. Les abstractions lyriques », sur Musée d'art de Joliette (consulté le 14 avril 2020)
  16. « Musée des beaux-arts de Montréal », sur Jean-Paul Jérôme, (consulté le 14 avril 2020)
  17. « Jean-Paul Jérôme », sur www.beaux-arts.ca (consulté le 14 avril 2020)
  18. « Jean-Paul Jérôme | Collection Musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le 23 janvier 2020)
  19. [https://www.galeriedeste.com/exhibition/146/exhibition_works/2112 « JEAN PAUL JÃ�RÃ�ME | Kaléidoscope quatre | 1999 | Galerie D'Este »], sur www.galeriedeste.com (consulté le 14 avril 2020)
  20. François-Marc Gagnon, Jean-Paul Jérôme : RCA, 1928-2004, Westmount, Galerie D'Este, , 24 p. (lire en ligne)
  21. Pressé, Suzanne. et Musée des beaux-arts de Sherbrooke., Les plasticiens : Louis Belzile, Jauran, Jean-Paul Jérôme et Fernand Toupin, Musée des beaux-arts de Sherbrooke, 2005? (ISBN 2-920931-27-X et 978-2-920931-27-5, OCLC 71538534, lire en ligne)
  22. Jérôme, Jean-Paul, 1928-2004. et Musée du Bas-Saint-Laurent., Jean-Paul Jérôme : les vibrations modernes, Musée du Bas-Saint-Laurent, 2001? (ISBN 2-920224-17-4 et 9782920224179, OCLC 181340826, lire en ligne)
  23. Robert Marteau, Expositions des oeuvres récentes de Jean-Paul Jérôme : peintures, Montréal, Galerie Bernard Desroches, , 20 p. (lire en ligne)
  24. « Expositions de Jean-Paul Jérôme », sur jeanpauljerome.com (consulté le 23 janvier 2020)
  25. « Un documentaire d’ici télédiffusé d’un océan à l’autre », sur Le Soleil de Châteauguay, (consulté le 14 avril 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]