Jean-Paul Escande

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Jean-Paul Escande
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Jean Paul Escande est un médecin né le à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, où il a aussi été élève du lycée Cabanis.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1956, il commence à Paris des études médicales qui vont faire de lui successivement un externe des Hôpitaux de Paris en 1961, puis un interne des Hôpitaux de Paris en 1963. Il devient chef de clinique à la faculté-assistant des hôpitaux en 1968 et Professeur des Universités Médecin des Hôpitaux de Paris en 1974. Il deviendra Chef de Service en 1983 et quittera les hôpitaux en 2007.

Trois événements marquent sa carrière.

Dès le début de son internat, le Professeur Jean Hewitt lui propose une carrière de dermatologue et vénérologue. Il l'incite aussi à regarder du côté de la biologie. En 1970 il obtient un diplôme d'immunologie à l'Institut Pasteur. Au cours de ses années d'apprentissage Jean-Paul Escande sera marqué encore par l'enseignement des professeurs Marche, Marc Gentilini, Degos et Jean Bernard. Ces maîtres lui feront comprendre que la dermatologie ne peut pas vivre en vase clos. C'est sous leur influence que le Professeur Escande choisira d'orienter l'activité de son service vers les maladies lourdes en particulier le mélanome malin et le SIDA dont il s'occupe dès son apparition en 1981.

Le moment crucial de sa vie médicale s'effectuera cependant hors de France. À l'occasion d'un Congrès au Québec, en 1976, il rencontre un homme exceptionnel, français d'origine et personnalité de premier plan à New York ou il travaille depuis 1927 dans le cadre de l'Institut Rockefeller devenu par la suite Université Rockefeller : c'est René Dubos - seul et unique découvreur des antibiotiques, rénovateur des concepts de santé et personnalité déterminante dans le monde de l'environnement. La rencontre avec Dubos donne à Jean-Paul Escande le goût d'aller plus loin. Il se donne alors des maîtres et des collègues qui ne sont pas de ceux que les médecins fréquentent le plus : des mathématiciens et des physiciens. Par l'intermédiaire de René Dubos, il fait la connaissance de René Thom, Médaille Fields de Mathématique, dont la « Théorie des catastrophes » appliquée à la biologie paraît aller dans le sens souhaité par Dubos pour donner à cette biologie la grande dimension scientifique. Jean-Paul Escande devient au même moment intime de Pierre Auger père de « l'électron Auger » fondateur du Commissariat à l'énergie atomique et du Centre national d'études spatiales, le CNES. Il travaille ensuite plus de quatre années avec le Professeur Gilbert Chauvet d'Angers dont la vision de « La vie dans la matière » complète et prolonge les apports de Dubos, Thom et Auger. Dans cette atmosphère Jean-Paul Escande développe dans son laboratoire de recherches une vision très originale du cancer. Ce qui ressort des brevets pris pour les « cancers reconstruits » permet d'apporter une pierre de plus à la mise au point d'une nouvelle approche de la biologie. D'ici peu de temps Jean-Paul Escande livrera l'ensemble de ses réflexions et de ses travaux en analysant les « Trois renaissances biologiques » déjà avenues et en jetant les bases d'une quatrième.

Ce n'est pas par son activité hospitalière ni par son activité de chercheur que Jean-Paul Escande s'est fait connaître du public : c'est par son activité médiatique. En 1975, un livre à succès Les médecins le lance. Pendant trente ans on le voit, on l'entend, on le lit beaucoup. Beaucoup trop pensent certains collègues. Jean-Paul Escande a toujours soutenu que cette activité grand public n'était rien d'autre qu'une extension de ses devoirs d'universitaire vis-à-vis des non médecins. Son désintéressement témoigne en sa faveur. Ses préoccupations pédagogiques vis-à-vis du grand public ont trouvé à se concrétiser à propos du dopage au cours des années 1990. Grand amateur de sports, de spectacles sportifs et grand admirateur des sportifs, Jean-Paul Escande a souhaité la fin de l'hypocrisie et la préservation de la santé des champions soumis à de véritables expérimentations médicamenteuses sauvages.

Aujourd'hui, les mêmes préoccupations pédagogiques le poussent à créer : « Hippocrate à domicile. Les cours de Jean Paul Escande » Il est persuadé que la méconnaissance y compris par les plus hauts responsables du B-A BA médical et biologique est préjudiciable à l'épanouissement individuel et professionnel de beaucoup.

Polémiste reconnu pour ses talents de vulgarisateur, Jean-Paul Escande a publié une quinzaine d'ouvrages.

Le producteur et animateur de radio et de télévision Jacques Chancel lui a consacré, le 1er octobre 1975, sur les ondes de France Inter, une émission de sa série d'entretiens radiodiffusés, Radioscopie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Syndrome de Gougerot-Sjögren, L'Expansion scientifique française, coll « Monographies du Collège de médecine des hôpitaux de Paris », Paris, 1970, 104 p. [pas d'ISBN]
  • Les Médecins, Bernard Grasset, Paris, 1975, 310 p. (ISBN 2-246-00214-1)
  • Les malades, Bernard Grasset, Paris, 1977, 248 p. (ISBN 2-246-00433-0)
  • L'homme de plus près (1976)
  • Le jogging en dix leçons, Hachette, coll. « En 10 leçons », Paris, 1979, 158 p. (ISBN 2-01-006021-0)
  • La Deuxième cellule : recherches sur la maladie appelée cancer, Bernard Grasset, Paris, 1983, 301 p. (ISBN 2-246-28531-3) – Constitué du texte remanié d'un séminaire tenu à Paris, Hôpital Tarnier, le 14 septembre 1982 et d'une communication présentée à la Société médicale des hôpitaux de Paris, le 28 janvier 1983.
  • Mirages de la médecine, Albin Michel, Paris, 1987, 326 p. (ISBN 2-226-03179-0)
  • Le soleil est une fête, Édition n° 1, coll. « Santé à la une », Paris, 1992, 271 p. (ISBN 2-87761-043-8)
  • Lettre ouverte aux technocrates qui prennent l'hôpital pour une usine, Albin Michel, coll. « Lettre ouverte », Paris, 1993, 185 p. (ISBN 2-226-06508-3)
  • J'accuse Les marchands de peur, Calmann-Lévy, coll. « J'accuse », Paris, 1996, 214 p. (ISBN 2-7021-2608-1)
  • Jean-Paul et Claire Escande, Biologies de l'infection et du cancer, Éd. Institut Synthélabo pour le progrès de la connaissance, coll. « Les empêcheurs de penser en rond », Le PLessis-Robinson, 1997, 173 p. (ISBN 2-908602-94-6)
  • Médecin, relève-toi !, Albin Michel, Paris, 1998, 181 p. (ISBN 2-226-09573-X)
  • La vie, mystère et raison : traiter l'infection, traiter le cancer, Éd. Institut Synthélabo pour le progrès de la connaissance, coll. « Les empêcheurs de penser en rond », Le PLessis-Robinson, 1998, 167 p. (ISBN 2-84324-069-7)
  • Des cobayes, des médailles, des ministres : contre une course à l'expérimentation humaine, M. Milo, coll. « Mad Max Milo », Chevilly-Larue, 2003, 183 p. (ISBN 2-914388-32-2)
  • La mémoire troublée d'Arthur G., cadre stressé, Alvik Éditions, mars 2006, 164 p. (ISBN 2914833474)
  • Antimanuel de médecine, éditions Bréal, 2006 (ISBN 2749506301)

Liens externes[modifier | modifier le code]