Jean-Pascal Rouyer

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Jean Pascal Rouyer
Image illustrative de l'article Jean-Pascal Rouyer

Naissance
Pézenas (Languedoc)
Décès (à 58 ans)
Bruxelles (Drapeau des Pays-Bas Royaume des Pays-Bas)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1777-1812
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Autres fonctions Député de l'Hérault
Maire de Béziers

Jean Pascal Rouyer, né le à Pézenas (Languedoc) et mort le à Bruxelles (Belgique), est un officier de marine de l'Ancien Régime et un homme politique de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre au service de la marine en juillet 1777, il fait les 5 années de la guerre d'indépendance des États-Unis, sur les bâtiments de l'Etat, et après avoir passé par les grades inférieurs, il reçoit de l'amiral d'Estaing en récompense de ses blessures un brevet de capitaine de brûlot le 18 décembre 1782.

Il devient clerc de procureur, praticien, puis procureur postulant en la sénéchausée et siège présidial de Béziers le 16 février 1785. En 1790, il est élu maire de cette ville, et le 6 septembre 1791, il est élu député de l'Hérault à l'Assemblée législative. Après le 10 août 1792, il est envoyé en mission à l'armée du Midi avec Lacombe-Saint-Michel et Gasparin. Membre du comité de la marine à l'Assemblée nationale, il est réélu 5e sur 9, député de l'Hérault à la Convention le 5 septembre 1792, et il est nommé lieutenant de vaisseau le 17 septembre suivant.

Le 1er octobre 1792, il obtient le grade de lieutenant-colonel des troupes de la marine, et il devient membre du comité de défense général le 4 janvier 1793. Lors du procès de Louis XVI, il vote pour l'appel au peuple, la mort et contre le sursis. Le 22 janvier 1793, il est envoyé en mission d'inspection sur les côtes de la Méditerranée, avec Brunel et Le Tourneur. Il reçoit son brevet de capitaine de vaisseau le 5 février 1793, et celui de colonel du 3e régiment d'infanterie de marine le 17 mars 1793. En séjour à Lyon en juillet 1793, il rentre à la convention, mais accudé d'avoir approuvé la rébellion des Lyonnais, il est décrété d'arrestation le 2 août 1793. Il réussi à s'enfuir, et il est décrété d'accusation le 3 octobre suivant et remplacé par Joubert le 29 janvier 1794.

Il reprend son siège de député après le 9 thermidor an II, le 26 février 1795, il siège parmi les thermidoriens, et il est chargé le 15 avril suivant, avec Barras de commander la force armée qui a pour rôle de protéger l'arrivage des subsistances pour la capitale. Le 14 juin 1795, il est en mission à Toulon auprès de l'armée navale, et le 8 octobre il est maintenu dans sa mission. Le 24 octobre, il est rappelé par la Convention.

Sous le Directoire[modifier | modifier le code]

Il est élu député de l'Hérault au conseil des Cinq-Cents (parcequ'il n'a pas 40 ans) le 13 octobre 1795, où il siège à droite. Il intervient quelquefois pour des questions concernant la marine. Il souhaite le portefeuille de ministre de la Marine mais n'en est pas jugé digne. Il est promu général de brigade le 21 mars 1796.

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Non compris dans la réorganisation des états-majors du 29 mars 1801, il est admis au traitement de réforme le 21 mai 1801. Il est fait officier de la Légion d'honneur et trésorier de la 9e cohorte le 5 juillet 1804. Il est admis à la retraite le 19 septembre 1812.

Restauration[modifier | modifier le code]

Il est proscrit à la Seconde Restauration en 1816, ayant voté la mort de Louis XVI, il s'exile à Bruxelles où il fonde une loge de francs-maçons. Autorisé à rentré en France le 29 mai 1819, mais sa santé l'oblige à rester à Bruxelles, où il meurt le 20 octobre 1819.

Sources[modifier | modifier le code]