Jean-Nicolas Cordier

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Jean-Nicolas Cordier
Image illustrative de l’article Jean-Nicolas Cordier
Bienheureux – Prêtre, jésuite
Naissance 3 décembre 1710
Saint-André-en-Barrois, France
Décès   (84 ans)
Pontons de Rochefort, France
Nationalité Française
Ordre religieux Compagnie de Jésus
Béatification
par Jean-Paul II
Vénéré par Église catholique
Fête 9 juin

Jean-Nicolas Cordier, né le 3 décembre 1710 à Saint-André-en-Barrois, dans la Meuse (France) et mort le 30 septembre 1794 à Rochefort, en Charente-Maritime (France) est un prêtre jésuite français, professeur de philosophie et théologie. Il meurt victime des persécutions antireligieuses durant la révolution française. Avec Joseph Imbert et d’autres prêtres français il est béatifié le 1 octobre 1995 et liturgiquement commémoré le 9 juin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cordier entre au noviciat des jésuites à Nancy le 28 septembre 1728. et étudie la philosophie (1733-1735) et la théologie (1739-1743) à Pont-à-Mousson. Après son ordination sacerdotale - en 1742 à Pont-à-Mousson - il poursuit une carrière d’enseignant de philosophieLaon et Strasbourg) et théologie (à Pont-à-Mousson). Il est également supérieur religieux à Reims (1761-1768) tout en étant aumônier des moniales de l’Annonciation.

Lorsque la Compagnie de Jésus est supprimée universellement (1773) Cordier reste en France comme prêtre séculier au service des moniales de Reims, mais en 1790 les ordres religieux sont pourchassés par le pouvoir révolutionnaire. Cordier, qui a déjà 80 ans et n’est pas en bonne santé, est recueilli chez un ami, le chanoine Georges-François Steinhoff, à Verdun.

Refusant de signer allégeance à la 'Constitution civile du clergé' il est arrêté le 28 0ctobre 1793. Prêtre réfractaire ‘insoumis’, et malgré son âge avancé (83 ans), il est condamné à la déportation en Guyane. La présence de bateaux ennemis (anglais) au large de Rochefort empêche toute traversée de l’Atlantique. Avec d’autres prêtres catholiques Cordier croupit de longs mois sur le ‘Washington’, un des trois bateaux-prisons de Rochefort. Tombant gravement malade il est transféré dans un hôpital de fortune sur une île voisine où il meurt le 30 septembre 1794.

Il est une des 254 victimes des pontons de Rochefort, enterré dans les sables de l’île d'Aix voisine. Jean-Nicolas Cordier fait partie du groupe des 64 prêtres français béatifiés par le pape Jean-Paul II le 1 octobre 1995.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • Jacques Hérissay, Les pontons de Rochefort, Paris, 1925.
  • L. Poivert, La déportation ecclésiastique de L'An II, La Rochelle, 1934.
  • (es) T. Manresa Lamarca, Los nuevos Beatos de la Revolución francesa, dans Cristiandad, vol. 52 (1995), p. 237–239.