Jean-Miguel Garrigues

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Jean-Miguel Garrigues
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Jean-Miguel Garrigues est un prêtre dominicain franco-espagnol et théologien dominicain. Prédicateur, il a notamment donné les Conférences de Carême à Notre-Dame de Paris de 1992 à 1994.

Théologien[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur de nombreux ouvrages de théologie et de spiritualité, notamment Dieu sans idée du mal et À l'heure de notre mort.

Sur la question du Saint-Esprit dans la Trinité, il a publié, en 1981, un premier état de ses travaux dans un ouvrage intitulé «L'Esprit qui dit : Père !». Par la suite, il est intervenu comme expert dans l'élaboration du document romain de clarification : «Les traditions grecque et latine concernant la procession de l'Esprit-Saint » (Conseil pour l'unité des chrétiens, septembre 1995).

Dans l'ouvrage publié en 2011, « Le Saint-Esprit, sceau de la Trinité : Le « Filioque » et l'originalité trinitaire de l'Esprit dans sa personne et dans sa mission », il rassemble toutes ses recherches depuis la clarification romaine du « Filioque » et en développe les conséquences pour la théologie trinitaire du Saint-Esprit.

En 2015, il s'est exprimé sur la situation des couples divorcés remariés dans la revue La Civiltà Cattolica, au moment du synode sur la famille convoqué par le pape François[1].

Autres rôles dans l'Église[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, ce théologien a été, auprès du dominicain Christoph Schönborn alors secrétaire du comité de rédaction du Catéchisme de l'Église Catholique, un des experts qui a collaboré à la rédaction de celui-ci.

Il a prêché pendant trois ans (1992-1994) le Carême à Notre-Dame de Paris.

Il a participé comme conférencier aux deux colloques, l'un sur l'antijudaïsme en milieu chrétien et l'autre sur l'Inquisition, convoqués par le pape Jean-Paul II au Vatican en 1997 et 1998 pour préparer les actes de repentance que celui-ci prononça au nom de l’Église à l'occasion du Jubilé de l'an 2000.

Il est actuellement frère au couvent Saint-Thomas-d'Aquin de Toulouse[2] où il enseigne la théologie au Studium, à l'Institut Saint-Thomas d'Aquin (ISTA). Il l'enseigne également au séminaire d'Ars[2].

Il est assistant de la fraternité sacerdotale Sainte-Marie-Madeleine[2].

Il prêche des retraites théologiques pour évêques, prêtres et séminaristes.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Maxime le Confesseur: la charité avenir divin de l'homme, éd. Beauchesne, Paris, 1976.
  • L'Esprit qui dit « Père ! » et le problème du filioque, col. Croire et Savoir, Téqui, Paris, 1982.
  • L'unique Israël de Dieu (comme directeur et principal auteur), éd. Critérion, Paris, 1987.
  • L'Église, la société libre et le communisme, Julliard, 1989.
  • Dieu sans idée du mal, Critérion, 1982. Rééd. Desclée, 1990.
  • Ce Dieu qui passe par des hommes. Conférences de carême, 3 vol, Mame, 1994.
  • La politique du meilleur possible, éd. Mame, Paris, 1994.
  • avec Jean Legrez, Moines dans l'assemblée des fidèles à l'époque des Pères - IVe-VIIIe siècle, Beauchesne, 1997.
  • L'Épouse du Dieu vivant: Marie, plénitude trinitaire de l'Église, éd. Parole et Silence, Paris, 2000.
  • A l'heure de notre mort. Accueillir la vie éternelle, Ed. de l'Emmanuel, 2002.
  • Le dessein bienveillant de Dieu à travers ses alliances. Catéchèses pour adultes, Ed. de l'Emmanuel, 2003.
  • Le monde invisible des anges et leur mission dans le plan de Dieu, Ed. de l'Emmanuel, 2004.
  • Par des sentiers resserrés - Itinéraire d'un religieux en des temps incertains, Presses de la Renaissance, 2007.
  • Deux martyrs de l'Eglise indivise, saint Maxime le Confesseur et le pape saint Martin : Le récit de leurs procès et de leur mort par des témoins oculaires, Cerf, 2011.
  • Le dessein divin d'adoption et le Christ rédempteur à la lumière de Maxime de Confesseur et de Thomas d'Aquin, Cerf, 2011.
  • Le Peuple de la première Alliance, approches chrétiennes du mystère d'Israël, Cerf, 2011.
  • Le Saint Esprit, sceau de la Trinité. Le « Filioque » et l'originalité trinitaire de l'Esprit dans sa personne et dans sa mission, Cerf, 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]