Jean-Michel Papillon

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Jean-Michel Papillon
Jean-Michel Papillon autoportrait.jpg

Jean-Michel Papillon. Gravure d'après un autoportrait (avec la mention erronée Jean-Baptiste-Michel Papillon).

Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Jean-Michel PapillonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Graveur sur bois
Lieu de travail

Jean-Michel Papillon, né le et mort à Paris en 1776, est un graveur sur bois français.

Descendant d’une lignée de graveurs originaires de Rouen, Papillon jouit de son vivant d’une grande réputation. Il tenait, au XVIIIe siècle où la gravure était très à la mode en France et où, à l’imitation de la marquise de Pompadour, hommes et femmes du plus grand monde maniaient le burin et la pointe, et il eut pour élèves une quantité de gens titrés et haut placés, comme les comtes de Breteuil et de Forbin, La Barden, Lalive de Jully, introducteur des ambassadeurs, les marquis de Montmirail, de Caumont et de Rouvre, le duc de Chevreuse, la duchesse de Luynes, la princesse de Rohan-Rochefort, etc.

Longtemps attaché à l’Imprimerie royale en qualité « de graveur en taille de bois », Papillon a fait, tant pour cet établissement que pour les libraires et imprimeurs, un nombre très considérable d’ornements de tous genres, ainsi que des articles sur son art pour l’Encyclopédie de Diderot.

Ses ouvrages, aussi bien que ceux des autres graveurs de sa famille, ont été réunis en un recueil, qu’il a légué au cabinet des estampes. On lui doit en outre un Traité historique et pratique de la gravure en bois, Paris, 1766, 2 vol. in-8°, livre dont la partie historique fourmille d’erreurs, mais qui contient beaucoup de renseignements précieux.

Papillon a été marié deux fois : la première, à Charlotte-Madeleine Thérèse Chauveau, fille de René Chauveau, sculpteur du roi, et petite-fille du célèbre graveur François Chauveau, morte en 1741 ; sa seconde femme, Marie-Anne Rouillon, épousée en 1742, a elle-même gravé quelques pièces en bois mentionnées dans le Supplément du Traité historique (p. 34).

Son frère est le graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, avec lequel il est souvent confondu.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Traité historique et pratique de la gravure en bois, trois volumes illustrés, Paris, P. G. Simon, 1766 - lire sur Gallica.

Élèves[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 39, Paris, Firmin-Didot, 1862, p. 160.
  • Thierry Depaulis, « Graveurs en bois des XVIIe et XVIIIe siècles d'après Papillon : essai de prosopographie », Le Vieux Papier, fasc. 359, janvier 2001, p. 30-35 ; fasc. 360, avril 2001, p. 78-83 ; fasc. 361, juil. 2001, p. 130-135 ; fasc. 362, oct. 2001, p. 176-181 ; fasc. 363, jan. 2002, p. 226-231 ; fasc. 364, avril 2002, p. 269-274 ; fasc. 367, jan. 2003, p. 419-422.