Jean-Michel Papillon
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Jean-Michel Papillon, né le et mort à Paris en 1776, est l'un des principaux graveurs sur bois du XVIIIe siècle, ainsi qu'un encyclopédiste français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jean-Michel Papillon naît à Paris le [2],[3]. Il descend d’une lignée de graveurs originaires de Rouen et jouit de son vivant d’une grande réputation[3]. Il est le fils de Jean II Papillon et de sa première femme, Marie-Madeleine Chevillion. Son frère est le graveur Jean-Baptiste-Michel Papillon, avec lequel il est souvent confondu[2].
Il étudie la gravure sur bois auprès de son père et tente de réhabiliter cette technique[2]. Il rédige ainsi un important Traité historique et pratique de la gravure en bois, en deux volumes, publiés à Paris, chez P.-G. Simon (1766), livre dont la partie historique contient de nombreuses erreurs, mais qui donne aussi beaucoup de renseignements précieux. Jean-Michel Papillon serait l'inventeur de la gravure en bois de bout[4]. Il y défend les avantages de la xylographie face à la concurrence que lui livre la gravure sur cuivre, notamment la robustesse des matrices de bois pouvant être selon lui réutilisées à plusieurs milliers d'occasions.
Longtemps attaché à l’Imprimerie royale en qualité « de graveur en taille de bois »[3], Papillon a fait, tant pour cet établissement que pour les libraires et imprimeurs, un nombre très considérable d’ornements de tous genres, ainsi que des articles sur son art pour l’Encyclopédie de Diderot et D'Alembert[5].
Réputés pour leur finesse, les bandeaux gravés par Papillon figurent sur de nombreux imprimés français tout au long du XVIIIe siècle. Parmi ses nombreux clients se trouvent ainsi des particuliers, des commerçants comme des administrations royales. Il entretient par exemple une collaboration de plusieurs dizaines d'années avec l'imprimeur du parlement de Paris P.G. Simon, pour lequel il grave de nombreux ornements de nature judiciaire[6].
Papillon a réuni son œuvre gravé, auquel il a joint quelques œuvres de membres de sa famille, au sein d'un recueil qu’il a légué à la Bibliothèque du Roi, et qui se trouve aujourd'hui au département des Estampes de la Bibliothèque nationale de France. Le musée de l'Imprimerie et de la communication graphique, à Lyon, conserve une matrice xylographique gravée par Jean-Michel Papillon[7].
Papillon a été marié deux fois : il épouse la première, Charlotte-Madeleine Thérèse Chauveau, en 1723. Elle est la fille de René Chauveau, sculpteur du roi, et petite-fille du célèbre graveur François Chauveau, et meurt en 1741[2]. Sa seconde épouse, Marie-Anne Rouillon, épousée en 1742, a elle-même gravé quelques pièces en bois mentionnées dans le Supplément du Traité historique (p. 34).
Jean-Michel Papillon meurt à Paris en [2],[3], mais ses bois gravés continuent d'être utilisés par les imprimeurs en étant propriétaires au moins jusqu'à la Révolution.
Écrits
[modifier | modifier le code]- Traité historique et pratique de la gravure en bois, trois volumes illustrés, Paris, P. G. Simon, 1766 - lire sur Gallica.
Élèves
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Mathias Boussemart, « De petits bois de justice : Les bandeaux gravés de Jean-Michel Papillon dans le rituel judiciaire à la fin de l’Ancien Régime », Clio@Themis. Revue électronique d'histoire du droit, no 29, , p. 16-17 (ISSN 2105-0929, DOI 10.4000/156op)
- « Notice de Jean-Michel Papillon », sur catalogue.bnf.fr (consulté le ).
- (en) « Jean-Michel Papillon », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit
, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787).
- ↑ (nl) « Notice de Jean-Michel Papillon », sur rkd.nl (consulté le ).
- ↑ Thierry Depaulis, « La contribution de Jean Michel Papillon à l’Encyclopédie », Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie, no 53, , p. 85–112 (ISSN 0769-0886, DOI 10.4000/rde.5669)
- ↑ Mathias Boussemart, « De petits bois de justice : Les bandeaux gravés de Jean-Michel Papillon dans le rituel judiciaire à la fin de l’Ancien Régime », Clio@Themis. Revue électronique d'histoire du droit, no 29, (ISSN 2105-0929, DOI 10.4000/156op
)
- ↑ Papillon, Musée de l'imprimerie et de la communication graphique, « Bois gravés par J.-M. Papillon et N. le Sueur sur les dessins de Bachelier pour illustrer les Fables de la Fontaine »
(Photographie), sur noscollections.imprimerie.lyon.fr (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 39, Paris, Firmin-Didot, 1862, p. 160.
- Thierry Depaulis, « Graveurs en bois des XVIIe et XVIIIe siècles d'après Papillon : essai de prosopographie », Le Vieux Papier, fasc. 359, , p. 30-35 ; fasc. 360, , p. 78-83 ; fasc. 361, juil. 2001, p. 130-135 ; fasc. 362, oct. 2001, p. 176-181 ; fasc. 363, jan. 2002, p. 226-231 ; fasc. 364, , p. 269-274 ; fasc. 367, jan. 2003, p. 419-422.
- Mathias Boussemart, « De petits bois de justice », Clio@Themis [En ligne] 29 (2025), mis en ligne le . DOI : https://doi.org/10.4000/156op.
Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :