Jean-Michel Mis

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Jean-Michel Mis
Illustration.
Jean Michel Mis.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(4 ans, 5 mois et 12 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 2e de la Loire
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Jean-Louis Gagnaire
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Saint-Étienne (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (avant 2016)
LREM (depuis 2016)
Diplômé de Université Jean-Monnet-Saint-Étienne

Jean-Michel Mis, né le à Saint-Étienne (France), est un homme politique français.

Il est député de la 2e circonscription de la Loire depuis 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juriste de formation, il est collaborateur parlementaire de 2007 à 2017. Ancien adjoint chargé des affaires économiques auprès de Jean Hugon, maire de Roche-la-Molière en 2002. Il est aussi secrétaire général d’une association de défense des droits de l’homme (2012-2016)[réf. souhaitée].

Député de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 2017, il l'emporte au second tour avec 57,47 % des voix face à Andrée Taurinya (La France insoumise)[1].

A l'Assemblée nationale, il est membre de la commission des lois.

En , dans le cadre du projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, Jean-Michel Mis soutient un amendement, soutenu de longue date par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et finalement adopté, qui enrichit le Code pénal d'une peine d'inéligibilité applicable aux personnes reconnues coupables de racisme, d'antisémitisme, de négationnisme, d'homophobie, d'incitation au terrorisme, d'apologie de crime contre l'humanité et de toute forme de discrimination[2].

En 2019, avec d'autres députés LREM, il se désolidarise d'Aurore Bergé, porte-parole de LREM, lorsque celle-ci annonce son intention de voter une proposition de loi des Républicains interdisant le port du voile aux femmes qui accompagnent des groupes d’élèves en sortie scolaire[3].

Bien que loyal à son groupe politique, il se montre parfois critique, estimant en 2020 que la majorité est trop « à la remorque du gouvernement, et n'est pas assez force de proposition[4] ».

En 2021, il est nommé juge suppléant à la Cour de justice de la République et siège lors du procès de l'affaire Karachi[5].

La même année, il est nommé rapporteur de la mission d’enquête parlementaire sur les défaillances de distribution de courrier pendant les élections régionales et départementales de juin[6].

Spécialiste du numérique[modifier | modifier le code]

Au début de son mandat, il choisit de se spécialiser sur les sujets en lien avec le numérique et la souveraineté[4]. Il est co-auteur de plusieurs rapports sur les sujets numériques, dont un rapport d’évaluation de la loi Renseignement de 2015[7],[8] et un rapport sur les chaînes de blocs (blockchains) coécrit avec Laure de La Raudière[9],[10]. En 2020, il est vice-président de la mission d'information sur la souveraineté numérique[11]. Il siège depuis 2020 à la commission supérieure du Numérique[12], qui donne des avis sur les projets de textes relatifs au numérique et aux Postes et depuis 2019 au Conseil national du numérique[réf. souhaitée].

Lors du premier confinement, au printemps 2020, il milite en faveur de l'adoption, par les autorités françaises, d'outils de visioconférence européens. Il considère alors que la méconnaissance, par les responsables politiques, des solutions existantes leur fait prendre des risques inutiles[13]. Il souhaite que la France se dote d'un ministère dédié au numérique, et se donne les moyens d'accéder à une pleine souveraineté numérique[14].

Il demande que l'identité numérique devienne un chantier prioritaire, avec un déploiement massif avant 2025, en adossant les moyens de s'identifier en ligne à la future carte d'identité électronique. Mais cela ne peut reposer que sur la simplicité du dispositif et la confiance, se montrant défavorable à rendre ce volet obligatoire, et souhaitant que l'État n'ait pas l'exclusivité[15].

En 2020, il participe, aux côtés du chef d'entreprise Rémy André Ozcan, à la création de la Fédération française des professionnels de la blockchain (FFPB), afin de regrouper un secteur qu'il considère comme beaucoup trop éclaté[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  2. Catherine Lagrange, « Les auteurs de propos racistes bientôt inéligibles ? », sur lepoint.fr, (consulté le ).
  3. Pierre Lepelletier, « #NotInMyName: des députés LREM se désolidarisent d’Aurore Bergé sur le voile », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  4. a et b Samuel Le Goff, « Jean-Michel Mis : « Nous sommes trop à la remorque du gouvernement, le groupe LRM n’est pas force de proposition » », sur Contexte,
  5. « Le député Jean-Michel Mis sera juge dans l'affaire Karachi », sur leprogres.fr, (consulté le ).
  6. Luc Chatel, « Le député de la Loire Jean-Michel Mis va enquêter sur les défaillances des dernières élections », sur actu.fr, (consulté le ).
  7. « rapport d'évaluation de la loi de 2015 sur le Renseignement », sur Assemblée nationale
  8. Martin Untersinger, « Des députés plaident pour une prolongation et une extension des « boîtes noires » du renseignement », sur Le Monde,
  9. « Rapport d'information sur la Blockchain », sur Assemblée nationale
  10. Guéric Poncet, « Pourquoi la blockchain est aussi importante que l'intelligence artificielle », sur Le Point,
  11. Stéphanie Gallo Triouleyre, « Jean-Michel Mis s’intéresse à la souveraineté numérique », sur La Tribune,
  12. Léa Mayer, « Loire : Jean Michel Mis nommé à la Commission supérieure du numérique », sur La Tribune
  13. Emmanuelle Ducros, « Jean-Michel Mis : «Les outils de visioconférence sûrs existent, il faut les utiliser» », sur L'opinion,
  14. « "Il est urgent d'écrire une grammaire du numérique en France et en Europe" », sur JDD,
  15. Chloé Woitier, « Identité numérique : la France doit aller plus vite selon des députés », sur Le Figaro,
  16. Déborah Loye, « Blockchain : une fédération pour structurer un écosystème encore très jeune », sur Les Echos,

Liens externes[modifier | modifier le code]