Jean-Marie Faverge

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Jean-Marie Faverge
Portrait de Jean-Marie Faverge
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Marie Faverge, né le 18 juillet 1912 à Balanod (Jura) et décédé le 29 septembre 1988 est un ergonome, agrégé de mathématiques.

Carrière[modifier | modifier le code]

J.M. Faverge exerce dès 1945 les fonctions de directeur du CERP. Chargé d'études auprès du Professeur André Ombredane, professeur à l'Institut de Psychologie de Paris, il y enseigne la statistique, les aspects psychologiques de la formation professionnelle et l’ergonomie. Ces travaux de recherche portent sur l'adaptation du travail à l'homme. Pour lui, « la psychologie n’est pas une science mais un regard sur l’activité humaine ». Il décrit 4 types d’analyse de l’activité : gestuelles, informationnelles, cognitives (de processus mentaux), systémiques (régulation) en prenant appui sur l’analyse de l’activité de conduite automobile. Il donne, avec Ombredane, les premières bases à l’analyse du travail en ergonomie. « L’objet de la psychologie est la compréhension des conduites fondées sur la problématique humaine que n’atteint pas l’observation, mais qu’on tente d’expliquer par une réflexion ; (...) il y a transformation dans le passage de l’activité psychologique à l’expression manifeste de cette activité sous forme de comportements ; retrouver l’activité est œuvre d’interprétation... ». Pour eux, il fallait décrire le travail humain sous l'angle du comportement, alors que ces prédécesseurs le décrivaient sous l'angle des aptitudes pour la sélection et l’orientation[réf. nécessaire].

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

  • Agrégation de Mathématiques en 1936,
  • Licence de Psychologie en 1945.
  • Directeur du groupe de psychométrie pédagogique au Centre de Recherches et d'Études pédagogiques de l'Éducation Nationale.
  • Chargé d'études auprès du Professeur Ombredane, professeur à l'Institut de Psychologie de Paris, il y enseigne la Statistique, les aspects psychologiques de la formation professionnelle et l'adaptation du travail à l'homme (ergonomie).
  • En 1959, il abandonne ses enseignements à Paris pour prendre la direction du laboratoire de Psychologie de l'Université libre de Bruxelles. Il développe l'ergonomie et participe à des recherches pour la Communauté européenne du charbon et de l'acier.
  • Doyen de la Faculté des Sciences psychologiques et pédagogiques de l'Université libre de Bruxelles.
  • Membre fondateur de la Société d’Ergonomie de Langue Française (SELF).

Ses principales publications[modifier | modifier le code]

  • Introduction aux méthodes statistiques en psychologie appliquée. Préface par le Dr André Ombredane. PUF, 1950.
  • L'Adaptation de la machine à l'homme (en collaboration avec Jacques Leplat et B. Guiguet). PUF, 1958.
  • L’analyse du travail; facteur d’économie humaine et de productivité. (en collaboration avec André Ombredane). Paris, PUF, 1955, 236 p.

Influence[modifier | modifier le code]

Il est considéré avec son collaborateur André Ombredane comme l'un des fondateurs de l'Ergonomie en France[1],[2]. Leur ouvrage de 1955, l'Analyse du Travail est un texte « célèbre »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’histoire du centre », Centre de Recherche en Psychologie du Travail et de la Consommation,‎ (lire en ligne)
  2. Karnas, Guy, and Pierre Salengros. "L’analyse du travail trente ans après Ombredane et Faverge." Perspectives interdisciplinaires sur le travail et la santé 19-2 (2017).
  3. Catherine Teiger, « « Les femmes aussi ont un cerveau ! » Le travail des femmes en ergonomie : réflexions sur quelques paradoxes, Summary, Resumen », Travailler, no 15,‎ 0000-00-00, p. 71–130 (ISSN 1620-5340, lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hommage à Jean-Marie Faverge: méthodologie et étude du travail. No spécial de : Le Travail humain, vol. 45, fasc. 1, 1982.

Liens externes[modifier | modifier le code]