Jean-Luc Touly

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Jean-Luc Touly
Fonctions
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Paris Drapeau de la France
Nationalité Française
Parti politique EELV (jusqu'en 2012)

Jean-Luc Touly (né en 1953) est un homme politique et écrivain français, spécialiste de la corruption et de la gestion de l'eau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Délégué syndical CGT chez Vivendi/CGE (devenu Veolia), son groupe lance en 2004 une procédure de licenciement pour déloyauté à la suite de ses dénonciations des pratiques de son entreprise. Au chômage, Danielle Mitterrand l'engage dans sa fondation qui lutte pour l'accès à l'eau dans le tiers monde. À la suite de nombreux recours judiciaires, Veolia doit le réintégrer dans son emploi en 2010[1]. Il est maintenant délégué syndical FO chez Veolia.[réf. nécessaire]

Dans plusieurs livres, Jean-Luc Touly a dénoncé la corruption de certains syndicalistes[2],[3] qui, selon les auteurs, « paralysent les grandes centrales syndicales » et les réduisent à l'état de « fantômes qui s'agitent sur un théâtre d'ombres » (L'Express no 3247, 25 septembre 2013, p. 49) et le voile qu'ils veulent maintenir sur le sujet[4], qui paralyse l'action syndicale[5]. Il prône « l’obligation d’appels d’offres pour les marchés de prestations », et « le non-cumul des mandats de représentants du personnel »[6].

Jean Luc Touly préside l'association le FRICC Front Républicain d'Intervention Contre la Corruption et avec l'avocat de l'association Me Joseph Breham, une plainte est déposée pour détournement de fonds publics à l'encontre de Manuel Valls

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Engagé en politique chez Les Verts, il est élu conseiller municipal de Wissous lors des élections municipales de 2008. Nommé maire-adjoint délégué au cadre de vie, à l'environnement et aux économies d'énergie il est démis de ses fonctions quelques mois plus tard[7] à cause de désaccords graves sur la gestion de l'eau. Depuis cette date, Jean-Luc Touly siège dans l'opposition municipale.

Malgré ces tensions locales, il est candidat sur les listes EÉLV en Essonne lors des élections régionales de 2010, puis sur les listes d'union de la gauche au second tour. Il est élu conseiller régional le 21 mars.

Le 10 avril 2014, il annonce sa présence comme sixième place sur la liste "Europe citoyenne" d'Île-de-France, menée par Corinne Lepage aux européennes de 2014. Il quitte donc Europe Écologie[8]. Il rejoint le 11 juin 2015 le nouveau groupe Alternative Citoyenne et Écologique, formé essentiellement d'élus du Parti de gauche au Conseil régional d'Île-de-France[9].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

  • Conseiller municipal de Wissous depuis le 16/03/2008 (maire-adjoint délégué au cadre de vie, à l'environnement et aux économies d'énergie jusqu'en octobre 2008).
  • Conseiller régional d'Île-de-France depuis le 21/03/2010.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Élise Lucet, « Jean-Luc Touly face aux géants de l'eau », émission Cash investigation sur France 2, 25 mai 2012
  2. « Le livre qui tire à boulets rouges sur les syndicats », par BFM TV [1]
  3. « Les finances des syndicats sur la sellette, une réforme prévue », Libération du 26 septembre 2013 [2]
  4. France Inter [3]
  5. L'Express no 3247, 25 septembre 2013, p. 49
  6. « Vous avez interviewé Jean-Luc Touly pour son livre Syndicats : corruption, dérives, trahisons », dans 20 minutes du 4 octobre 2013. [4]
  7. Blog d'André Deluchat, maire-adjoint de Chevilly-Larue [5]
  8. l-elu-regional-ecologiste-jean-luc-touly-candidat-aux-europeennes-10-04-2014-3755533.php
  9. Thierry Brun, « Ile-de-France : l’Alternative citoyenne et écologique, nouveau groupe au conseil régional », Politis, (consulté le 20 juin 2015)