Jean-Luc Reitzer

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Jean-Luc Reitzer
Illustration.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(33 ans, 2 mois et 27 jours)
Élection 12 juin 1988
Réélection 28 mars 1993
1er juin 1997
16 juin 2002
10 juin 2007
10 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 3e du Haut-Rhin
Législature IXe, Xe, XIe, XIIe, XIIIe, XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique RPR (1988-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Prédécesseur Scrutin proportionnel
Maire d'Altkirch

(34 ans, 6 mois et 10 jours)
Prédécesseur Raymond Muller
Successeur Nicolas Jander
Conseiller général du Haut-Rhin

(23 ans, 3 mois et 20 jours)
Circonscription Canton d'Altkirch
Prédécesseur Raymond Muller
Successeur Alphonse Hartmann
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Altkirch (Haut-Rhin)
Nationalité Français
Parti politique RPR, UMP puis LR
Diplômé de IEP de Strasbourg
Profession Cadre d'entreprise chargé des relations sociales

Jean-Luc Reitzer, né le à Altkirch (France), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études à l'Institut d'études politiques de Strasbourg où il finit major de sa promotion[1], c'est comme jeune salarié du privé, en tant que cadre d'entreprise chargé des relations sociales chez Peugeot-Citroën, que Jean-Luc Reitzer s'engage en politique comme adjoint au maire de la ville d'Altkirch dans le Sundgau, en 1977. Élu conseiller général du Haut-Rhin pour le canton d'Altkirch sans discontinuité de 1979 à 2002, il devient maire de la « capitale du Sundgau » en 1983, charge qu'il doit abandonner en 2017 afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats. Brièvement conseiller régional d'Alsace de 1986 à 1988, il est élu député de la 3e circonscription du Haut-Rhin le . Se définissant personnellement comme un « gaulliste de progrès »[2], il intègre les groupes RPR, UMP puis LR de l'Assemblée nationale.

Il est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de l'Assemblée nationale[3] et travaille tout particulièrement comme membre titulaire de la délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN où, à la suite du rattachement de la Crimée à la Russie en 2014, il affirme notamment, conformément à ses convictions gaullistes : « il est temps que l'Otan cesse son expansionnisme face à Moscou »[4].

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[5]. Il est réélu député lors des élections législatives de 2017 avec 55 % des suffrages dans sa circonscription, malgré les difficultés rencontrées par les candidats LR en pleine « vague Macron »[6],[7].

En , il évoque, en travaux de commission de l'Assemblée nationale, la situation des députés en France, mettant notamment en avant les nombreux contrôles qu'ils subissent et la suspicion jetée sur leurs travaux. Il propose aussi une réflexion sur la possibilité d'augmenter les salaires des députés en France, ce qui, peut-être, permettrait de « lutter contre les tentations comme la corruption ou les mauvais esprits qui peuvent trainer ici ou là ». Il affirme notamment : « On passe son temps maintenant à collecter les factures, les notes de restaurant et autres […] » [8]. Ces déclarations font alors l'objet d'un tollé médiatique en France, notamment relayé par les réseaux sociaux[9],[10],[11].

Le 5 mars 2020, Jean-Luc Reitzer est hospitalisé et admis en réanimation à Mulhouse, dans un « état inquiétant », après un dépistage positif au SARS-CoV-2[12],[13]. Fin mai, après deux mois et demi d’hospitalisation dont un mois passé dans le coma, il regagne son domicile[14]. De retour à l’Assemblée nationale en octobre suivant, il dénonce les « dysfonctionnements » de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement[15].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Reitzer ? Parfois touché, jamais coulé… », L'Alsace,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. « Jean-Luc Reitzer, candidat », Dernières nouvelles d'Alsace (DNA),‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. « Groupe d'études sur le problème du Tibet », sur Assemblée nationale
  4. « Députés français: il est temps que l'Otan cesse son expansionnisme face à Moscou », sur fr.sputniknews.com, (consulté le )
  5. Danièle Léonard, « Primaire de la droite et du centre : qui soutient qui en Alsace ? », France 3 Grand Est,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Résultats législatives 2017: La "vague Macron" a aussi déferlé sur les unes de la presse », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « Ce député veut une augmentation pour "lutter contre les tentations" », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « Ce député veut une augmentation pour "lutter contre les tentations" », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « Assemblée nationale: Qui est Jean-Luc Reitzer, l'élu qui suggère de «payer mieux les députés»? », sur www.20minutes.fr, (consulté le )
  11. « Deux pétitions appellent à la démission de Jean-Luc Reitzer », L'Alsace,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Le député alsacien Jean-Luc Reitzer hospitalisé pour coronavirus », sur France Bleu, (consulté le )
  13. « Coronavirus : le député Jean-Luc Reitzer toujours hospitalisé, 4 nouveaux signalements à l'Assemblée », sur lci.fr, (consulté le ).
  14. « [Vidéo] Jean-Luc Reitzer : « Quand on est passé près de la mort, on remet tout en perspective » », sur L'Alsace, (consulté le ).
  15. « Covid-19 : après un mois dans le coma, le député Jean-Luc Reitzer retrouve les bancs de l'Assemblée nationale », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]