Jean-Luc Nancy

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Jean-Luc Nancy, né le [1] à Caudéran[2] et mort le [3] à Strasbourg, est un philosophe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Roger Nancy, ingénieur général du Service des Poudres (IG Farben), et de Jacqueline Gendronneau. En 1970, il s'installe avec Philippe Lacoue-Labarthe, sa femme Claire Matet, professeur de lettres, et leurs deux filles, en communauté, « un chiasme sexuel », pour « rompre avec la cellule familiale, le chacun chez soi ». Il s'installe, en 1985, avec une nouvelle compagne, Hélène Sagan[4], professeur de philosophie et leur fils[5].

Formation[modifier | modifier le code]

Il étudie au lycée Charles de Gaulle à Baden-Baden (Allemagne occupée), au collège Henri IV de Bergerac, au lycée Louis-le-Grand à Paris puis au lycée Lakanal à Sceaux et à la Sorbonne. Il est agrégé de philosophie en 1964 et docteur d’État (Toulouse, 1987). Professeur de philosophie au lycée Bartholdi à Colmar (Haut-Rhin) de 1964 à 1968, puis universitaire à Strasbourg (Bas-Rhin) de 1968 à 2002, militant de la Jeunesse étudiante chrétienne, de l’UNEF, du SGEN-CFDT jusqu’en 1967, du PSU en 1962-1963. En 1968, Nancy est assistant en philosophie à l'université de Strasbourg où il soutient sa thèse de troisième cycle en 1973. Il est ensuite nommé maître de conférences en philosophie à l'Université des lettres et sciences humaines de Strasbourg puis professeur des universités en 1988 après avoir soutenu son doctorat d’État en 1987 à Toulouse[6]. Il occupe le poste de directeur de l'Unité de formation et de recherche (UFR) Plise (philosophie, linguistique, informatique, sciences de l'éducation) de 1989 à 1997. Il est également directeur de l'École doctorale des Humanités de 1992 à 1994. Il prend sa retraite en 2002[6].

Carrière[modifier | modifier le code]

Nancy et Lacoue-Labarthe donnent des cours en commun dans les années 1970 et 1980, et publient plusieurs livres ensemble, dont L'Absolu littéraire.

À la fin des années 1980, Jean-François Lyotard et Gilles Deleuze proposent à Nancy et Lacoue-Labarthe de prendre leurs postes à l'université de Paris-Saint-Denis (ex-Vincennes). Mais Nancy et Lacoue-Labarthe décident de rester en Alsace. Cependant, Nancy observe une détérioration dans la qualité de l'enseignement universitaire, ainsi que dans la qualité des étudiants. Selon lui c'est désormais hors de l'université que la pensée s'épanouit, « comme au XVIIIe »[4].

En 1992, Jean-Luc Nancy subit une transplantation cardiaque, qu'il raconte et analyse dans l'un de ses livres les plus lus, Corpus. Cette opération sera suivie de complications, et il en garde une santé fragile[4]. Il collabore avec la chorégraphe Mathilde Monnier et le chanteur Rodolphe Burger.

Pensée[modifier | modifier le code]

Tenté par la théologie, sa rencontre de Derrida, ses lectures de Althusser, Deleuze, Heidegger, Blanchot, Hölderlin, le conduisent à penser un monde fragmenté, irréductible à la systématicité moderne[réf. nécessaire].

Avec Philippe Lacoue-Labarthe, Nancy est animé par le souci d'une reprise critique, déconstructrice, de la tradition philosophique allemande[réf. nécessaire]. Les deux penseurs reconnaissent dans le travail de Jacques Derrida cette même exigence. De cette commune exigence philosophique naîtra l'amitié entre ces trois philosophes.

C'est avant tout la pensée de la communauté qui sert de fil conducteur aux écrits de Nancy. Après les totalitarismes du XXe siècle, nous savons que considérer la vie commune comme une œuvre collective harmonieuse déchaîne sa force de destruction, voire d'autodestruction. Il faut donc accompagner et souligner le désœuvrement et se savoir exister dans une communication avec les autres, de l'ordre du contact, de la contamination sans identification et sans fusion. « Il n'y a rien entre nous », formule à double sens qui rend compte de notre proximité et de notre éloignement réciproques.

La communauté est celle des corps étendus dans l'espace sans former un tout indivisible, comme le prouve la greffe d'organes. L'âme est la forme du corps étendu, donc sa sensibilité qui l'ouvre en permanence sur le monde et les autres.

Cette communication sensible entre les êtres « singuliers pluriels » est une pensée politique différenciant la démocratie, composée de toutes les sphères de l'existence (l'amour, l'art, etc.), et le régime institutionnel qui a pour fonction de maintenir ces différentes sphères dépourvues de sens en elles-mêmes. Tout n'est donc pas politique: c'est ce que traduisaient les slogans de mai 68 (faites l'amour, pas la guerre…) en exigeant que l'existence prenne sens en dehors de la simple « gestion » économique d'une collectivité sublimée en « nation ».

La philosophie peut passer d'une sphère à l'autre, tenir compte de leurs différences tout en insistant sur leur communication: on découvre ainsi que chaque être singulier vit avec d'autres dans ces différentes sphères, qu'il s'excède (dans la souffrance comme dans la jouissance), touche l'autre ou les autres, et c'est bien ce qu'exprime un portrait, une partition ou un geste érotique.

Le monde ne constitue donc jamais une totalité : il a simplement un sens qui se partage entre la diversité des existences, qui ne s'est jamais perdu, qui ne se clôt jamais simplement dans un mythe ou une énumération d'attributs divins, de principes ou de lois scientifiques, et qu'il faut donc indéfiniment chercher : « le sens est hors du monde » (comme le disait Wittgenstein) et « il n'y a pas de sens du sens », aucune définition de ce que la philosophie, comme la littérature, comme chaque existant recherchent; voilà ce qui relance en permanence l'exigence d'interprétation, le temps d'une vie - sachant que nous ne faisons que passer, que nous sommes tous « en partance ».

Il s'agit d'une « excédence » du sens qui rassemble à une circulation infinie: ce « rapport à l’excédence en soi, à l’excédence absolue qui est celle de ce qu’on peut nommer l’être aussi bien que le monde ou le sens[7]. » Les mots-clés utilisés par l'auteur – monde, comparution, être-avec – renvoient toujours au partage infini du débordement du sens, souvent inscrit dans le domaine du sens, ou comme « l’affaire même de la pensée[8]. » Nancy ajoute partant qu'il faut

« se tenir dans ce rapport au sens sans compréhension, sans conclusion, sans représentation […] Il ne peut [avoir lieu] que dans le rapport qui s’ouvre à la fois entre nous […] ensemble et singulièrement […] un renvoi infini ou à l’infini […] la vérité du sens […] est le suspens par lequel le sens à la fois s’interrompt et se relance infiniment[9],[10]. »

La pensée de Jean-Luc Nancy prend un tour de plus en plus historique, car la communauté « désœuvrée » s'est mondialisée, et cette mondialisation n'a plus la consistance de ce que l'on pouvait entendre par « civilisation » ; elle repose simplement sur le capitalisme et donc sur la loi de l'échange, c'est-à-dire de l'équivalence générale entre tous les biens et toutes les existences. Il n'y a rien à regretter. Mais il faut revenir sur ce qu'ont été les civilisations pour saisir leur érosion par le capitalisme, pour dénoncer les inégalités que tolère et provoque la loi de l'équivalence générale, pour tenter de capter les signaux d'une mutation que nous ne pouvons anticiper, en insistant dans notre présent sur la valeur infinie et incomparable de chaque existence singulière, aussi finie soit-elle. C'est pourquoi Nancy revient régulièrement sur le dit de Pascal : « [L]'homme passe infiniment l'homme[11]. »

Critiques[modifier | modifier le code]

En 2013, Jean-Pierre Faye, affirme, dans une tribune, que "le nazi Heidegger" est "le maître à penser du Collège international de philosophie", à l'occasion de son 20e anniversaire et dont Jean-Luc Nancy est membre[12],[13].

Après l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, le sémiologue François Rastier dénonce la tribune du philosophe dans Libération[14] renvoyant l’Occident à ses propres responsabilités[15].

En 2017, Emmanuel Faye reproche au philosophe, de reprendre "la triste rhétorique de la Nouvelle Droite" en dénonçant le « politiquement correct » des « pourvoyeurs d'autodafés » qui critiquent des auteurs nationaux-socialistes comme Heidegger ou Schmitt, et de mépriser le fait qu'Heidegger rejoint Hitler, dans son discours au parti nazi de septembre 1933, déterminant l'appartenance à la « race » germanique non de façon biologique, mais par une certaine communauté d'essence[16].

En 2019, le philosophe Vincent Cespedes propose d'annuler la recommandation par l’Éducation nationale de Martin Heidegger pour l’étude de la philosophie en classe de Terminale, maintenue au programme, en 2003, par le ministre Luc Ferry. Il dénonce les réticences de Jean-Luc Nancy, Alain Finkielkraut, Alain Badiou, les "heideggeriens pathologiques" (Françoise Dastur ou François Fédier), les "heideggerophiles d’opérette" (Fabrice Midal ou Yann Moix), et en 2015, la participation de Bernard-Henri Lévy à une grand-messe de réhabilitation, “Heidegger et ‘les Juifs’”[17].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Remarque spéculative : un bon mot de Hegel, Paris, Galilée, 1973.
  • La Titre de la lettre, avec Philippe Lacoue-Labarthe, Paris, Galilée, 1973.
  • Le Discours de la syncope, I. : Logodaedalus, Flammarion, 1975.
  • L'Absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand, avec Philippe Lacoue-Labarthe, Paris, Seuil, 1978.
  • Ego sum, Paris, Flammarion, 1979.
  • Le Partage des voix, Paris, Galilée, 1982.
  • L'Impératif catégorique, Paris, Flammarion, 1983.
  • Hypnoses, en collaboration avec Éric Michaud et Mikkel Borch-Jacobsen, 1984.
  • L’Oubli de la philosophie, Paris, Galilée, 1986.
  • La Communauté désœuvrée, Paris, Christian Bourgois, 1986.
  • Des lieux divins, Mauvezin, T.E.R, 1987.
  • L’Expérience de la liberté, Paris, Galilée, 1988.
  • Une pensée finie, Paris, Galilée, 1990.
  • La Comparution (politique à venir) avec Jean-Christophe Bailly, Paris, Christian Bourgois, 1991.
  • Le Poids d’une pensée, Sainte Foy-Grenoble, Le Griffon d'argile-Presses universitaires de Grenoble, 1991 ; rééd. sous le titre Le Poids d'une pensée, l'approche, Strasbourg, La Phocide (Philosophie - d'autre part), 2008.
  • Le Mythe nazi, avec Philippe Lacoue-Labarthe, La tour d'Aigues, Éditions de L'Aube, 1991 ; rééd. 2016.
  • Corpus, Paris, Métailié (L'Élémentaire), 1992 ; rééd. dans la collection Suite sciences humaines, deuxième édition augmentée, 2000 ; troisième édition revue et augmentée, 2006.
  • Le Sens du monde, Paris, Galilée, 1993, rééd. 2001.
  • The Birth to presence, Stanford, Stanford University Press, 1993.
  • Le Sens du monde, Paris, Galilée, 1993, 2e ed. 2001.
  • Nium, avec François Martin, Valence, Éditions Erba, 1994.
  • Les Muses, Paris, Galilée, 1994, 2e éd. revue et augmentée, 2001.
  • Être singulier pluriel, Paris, Galilée, 1996.
  • Hegel : l'inquiétude du négatif, Paris, Hachette, 1997.
  • La Naissance des seins, Valence, ERBA, 1997.
  • Retreating the political (Ph.Lacoue-Labarthe and JL Nancy, ed. By Simon Sparks – composé de traductions de divers textes, trad. Céline Surprenant, Richard Stamp, Simon Sparks, Leslie Hill), Routledge, 1997.
  • Résistance de la poésie, William Blake & Co/Art & Arts, Bordeaux, 1997.
  • Technique du présent : essai sur On Kawara, Villeurbanne, Nouveau Musée/Institut (Les Cahiers-Philosophie de l’art, no 6), 1997 (texte reproduit in collectif no 84 et en anglais dans le collectif no 172).
  • La Ville au loin (postface de Jean-Christophe Bailly), Paris, Mille et une nuits, 1999
  • Le Portrait (dans le décor), Villeurbanne, Institut d’art contemporain (Les Cahiers-Philosophie de l’art no 8), 1999.
  • Le Regard du portrait, Paris, Galilée, 2000, 2e ed. 2001.
  • L'Intrus, Paris, Galilée, 2000.
  • Mmmmmmm, avec Susanna Fritscher, Paris, Éditions Au Figuré, 2000.
  • Le Regard du portrait, Paris, Galilée, 2000.
  • Conloquium, introd. à Roberto Esposito, Communitas : origine et destin de la communauté, trad. de l'italien par Nadine Le Lirzin, Paris, PUF, coll. « Les essais du collège international de philosophie », 2000.
  • La Pensée dérobée, Paris, Galilée, 2001.
  • Biti zadejno bez sustine, Sarajevo, Dialogos, 2001 (= “ être-ensemble sans essence, composé de “ l’éloge de la mêlée ”, “ l’éthique originaire de Heidegger ” et “ l’Intrus ”)
  • La Communauté affrontée, Paris, Galilée, 2001.
  • The Evidence of film, Bruxelles, Yves Gevaert, 2001.
  • Dehors la danse (avec Mathilde Monnier), Lyon, Rroz, 2001
  • “ Un jour, les dieux se retirent… ”, Bordeaux, William Blake & C°, 2001.
  • L’évidence du film/Abbas Kiarostami, Bruxelles, Yves Gevaert, 2001.
  • L’ “ il y a ” du rapport sexuel, Paris, Galilée, 2001.
  • Visitation (de la peinture chrétienne), Paris, Galilée, 2001.
  • Transcription, Le Crédac, Ivry-sur-Seine, 2002.
  • À l’écoute, Paris, Galilée, 2002.
  • La Création du monde ou la Mondialisation, Paris, Galilée, 2002.
  • Pierangelo di Vittorio, Vérone, Ombre corte, 2002 – trad. néerlandaise, cf. no 36 – trad. japonaise, Seikyu-sha, 2007
  • Nus sommes. La peau des images, avec Federico Ferrari, Bruxelles, Yves Gevaert, 2002 ; rééd. Paris, Klincksieck, 2006.
  • Au fond des images, Paris, Galilée, 2003.
  • Noli me tangere, Paris, Bayard, 2003 ; rééd. 2013.
  • Il Ventriloquo, trad. Fulvio Palese (texte français dans Mimesis-des articulations, ici avec une préface écrite pour cette édition italienne), Nardo Leà, Besa editore, 2003.
  • Cœur ardent/Cuore ardente, avec Claudio Parmiggiani, Milan, Mazzotta, 2003.
  • WIR, avec Anne Immelé, Trézélan, Filigranes éditions, 2003.
  • Chroniques philosophiques, Paris, Galilée, 2004.
  • Déconstruction du monothéisme (texte français et russe), Cahiers de l’université des Sciences Humaines (RGGU), Moscou, 2004 (ISBN 5-93856-036-5) – anglais par Gabriel Malendant, Religion beyond a concept, dir. Hent de Vries, NY, Fordham, 2008
  • L’Extension de l’âme, avec Antonia Birnbaum, “Exister, c’est sortir du point”, Carnets du Portique, Le Portique, université de Metz, 2003.
  • Résistance de la poésie, La Pharmacie de Platon, Bordeaux, William Blacke & Co., 2004.
  • Fortino Samano - les débordements du poème, avec Virginie Lalucq, Galilée, 2004.
  • Au ciel et sur la terre, Paris, Bayard, 2004.
  • Du livre et de la librairie, Strasbourg, Quai des Brumes, 2004.
  • 58 indices sur le corps, suivi de Ginette Michaud, Appendice, Montréal, Éditions Nota bene, 2004.
  • La Déclosion, Déconstruction du christianisme I, Paris, Galilée, 2005.
  • Iconographie de l'auteur, avec Federico Ferrari, Paris, Galilée, 2005.
  • Sur le commerce des pensées, illustrations de Jean Le Gac, Paris, Galilée, 2005.
  • Allitérations – Conversations sur la danse, avec Mathilde Monnier, Galilée, 2005.
  • Sur le commerce des pensées, Paris, Galilée, 2005.
  • Natures mortes, avec François Martin, Lyon, URDLA, 2006.
  • Multiple Arts, edited by Simon Sparks, Stanford University Press, 2006.
  • Plier les fleurs, avec Cora Diaz, Monterrey, Mexio, Editorial Montemoros, 2006
  • Tombe de sommeil, Paris, Galilée, 2007.
  • Juste impossible, Paris, Bayard, 2007.
  • Community of Deconstruction, edited by Xia Kejun, Pekin , 2007 Contient : La communauté désœuvrée, La voix libre de l’homme, Le ___ du politique, La comparution, l’être-avec de l’être-là, L’être abandonné, L’amour en éclats, L’Intrus, Tout est-il politique ? , Corpus, et « introduction à la pensée de Jean-Luc Nancy » par Xia Kejun.
  • Le ciel gris s’élevant (paraissait plus grand), avec Anne-Lise Broyer, Filigranes, 2007.
  • A plus d’un titre – Jacques Derrida. Sur un portrait de Valerio Adami, Paris, Galilée, 2007.
  • Narrazioni del fervore – Il desiderio, il sapere, il fuoco. Bergamo, Moretti & Vitali, 2007 Ensemble de textes dispersés en français, trad. Alberto Panaro – avec une préface, et un essai de Flavio Ermini.
  • Vérité de la démocratie, Paris, Galilée, 2008.
  • Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément…, Paris, Bayard, 2008.
  • Les Traces anémones, lithographies de Bernard Moninot, Paris, Maeght Éditeur, 2008.
  • Démocratie, dans quel état ?, avec Giorgio Agamben, Alain Badiou, Daniel Bensaïd, Wendy Brown, Jacques Rancière, Kristin Ross et Slavoj Žižek, Paris, La Fabrique, 2009.
  • La Beauté, Paris, Bayard, 2009.
  • Le Plaisir au dessin, Paris, Galilée, 2009.
  • Dieu – l’amour – la justice – la beauté, Bayard 2009.
  • Die Liebe, übermorgen , Cologne, Salon Verlag, 2009.
  • Identité : Fragments, franchises, Paris, Galilée, 2010.
  • L'Intrus, Paris, Galilée, 2010.
  • L’Adoration, Déconstruction du christianisme II, Paris, Galilée, 2010.
  • Atlan : Les Détrempes, Paris, Hazan, 2010.
  • « À Vengeance ? de Robert Antelme », posface à la nouvelle édition de Vengeance ? (Robert Antelme), collection « Le Bel Aujourd'hui », Éditions Hermann, 2010.
  • Trafic / Déclic suivi de Les villes de Nancy par Benoît Goetz, Strasbourg, La Phocide - Le portique (Carnets 9), 2010.
  • Ausdehnung der Seele, Berlin, Diaphanes, 2010.
  • Pensare il presente, Seminari cagliaritani 11-12 dicembre 2007, a cura di Gabriella Baptist, Cooperativa Universitaria Editrice Cagliaritana, 2010
  • Corpo Teatro, trad. Antonella Moscati, Napoli, Cronopio, 2010 (contient « Corps-théâtre » et « Après la tragédie » – en brésilien dans Humanidades no 57, Editora Universidade de Brasilia, 2010 – original français dans collectif no 330)
  • Innere Stimme, texte accompagnant Olaf Nicolai, « (Innere Stimme) Nottion as Instruction for a Performance », anglais par Christine Irizarry, Middelburg, SBKM/De Vleeshal & Amsterdam, Roma Publications, 2010.
  • La Ville au loin, Strasbourg, La Phocide (Philosophie - d'autre part), 2011.
  • Maurice Blanchot, passion politique, Paris, Galilée, 2011.
  • Politique et au-delà, entretien avec Philipp Armstrong et Jason E. Smith, Galilée, 2011.
  • Partir – Le Départ, Paris, Bayard, 2011.
  • Dans quels mondes vivons-nous?, avec Aurélien Barrau, Paris, Galilée, 2011.
  • Où cela s’est-il passé ? Le Lieu de l’archive, supplément à la Lettre de l’IMEC, Caen, IMEC, 2011.
  • DHEL*la nascita della felicità, trad. Francesca Nodari, Brescia, Massetti Rodella Editori, 2011.
  • L’Équivalence des catastrophes (Après Fukushima), Paris, Galilée, 2012.
  • Scène, suivi de Dialogue sur le dialogue, avec Philippe Lacoue-Labarthe, Paris, Christian Bourgois, 2013.
  • Vous désirez?, Paris, Bayard (Les petites conférences), 2013.
  • Ivresse, Paris, Payot & Rivages (Bibliothèque), 2013.
  • La Possibilité d’un monde. Dialogue avec Pierre-Philippe Jandin, Paris, Les petits Platons (Les dialogues des petits Platon), 2013.
  • Jamais le mot "créateur"… (Correspondance 2000-2008 avec Simon Hantaï), Paris, Galilée, 2013.
  • L’Autre Portrait, Paris, Galilée, 2013.
  • Être singulier pluriel, nouvelle édition augmentée, Paris, Galilée, 2013.
  • Le Philosophe boiteux, Le Havre, Franciscopolis/Presses du réel, 2014.
  • La Jouissance. Questions de caractère, avec Adèle Van Reeth, Paris, Plon, 2014.
  • La Communauté désavouée, Paris, Galilée, 2014.
  • Inventions à deux voix. Entretiens, avec Danielle Cohen-Levinas, Paris, Éditions du Félin, 2015.
  • Quand tout arrive de nulle part, sur l'œuvre d'Albert Palma, Manucius, 2015.
  • Proprement dit : Entretien sur le mythe, avec Mathilde Girard, Paris, Lignes, 2015.
  • Journal des Phéniciennes, Paris, Christian Bourgois, 2015.
  • Banalité de Heidegger, Paris, Galilée, 2015.
  • Marquage manquant, Saint-Omer, Éditions Les Venterniers, 2015
  • Demande : Littérature et philosophie, Paris, Galilée, 2015.
  • Entretien sur le christianisme (Paris, ), avec Bernard Stiegler et Alain Jugnon, in Bernard Stiegler, Dans la disruption : Comment ne pas devenir fou ?, Paris, Les Liens qui libèrent, 2016.
  • Que faire ?, Paris, Galilée, 2016.
  • La fin des fins, avec Federico Ferrari, Paris, Kimé, 2016.
  • Sexistence, Paris, Galilée, 2016.
  • Signaux sensibles, entretien à propos des arts, avec Jérôme Lèbre, Paris, Bayard, 2017.
  • La Tradition allemande dans la philosophie, dialogue avec Alain Badiou, édition et postface de Jan Völker, Paris, Éditions Lignes, 2017.
  • Papiers Tombés, Éditions Le Pli, 2018. Préface, sur les dessins de Frédéric Dupré.
  • Exclu le Juif en nous, Paris, Galilée, 2018.
  • Démocratie ! Hic et Nunc, avec Jean-François Bouthors, Paris, Éditions François Bourin, 2019.
  • La Peau fragile du monde, Paris, Galilée, 2020.
  • Un trop humain virus, Paris, Bayard, 2020.
  • Mascarons de Macron, Paris; Galilée, 2021, 112 p.

Livre-disque des Weepers Circus[modifier | modifier le code]

  • Weepers Circus, N'importe où hors du monde (2011) Livre-disque dans lequel interviennent, en tant qu'auteurs ou en tant qu'interprètes, une quarantaine d'invités. Jean-Luc Nancy y livre, dans un texte inédit (non mis en musique), sa propre analyse de cette formule énigmatique de Baudelaire : « N'importe où hors du monde. »

Apparitions à l'écran[modifier | modifier le code]

  • Vers Nancy[18], de Claire Denis, in Id. et al., Ten Minutes Older - The Cello, 2002
  • Le Corps du philosophe, Marc Grün, 2003
  • La Nudité toute nue, d'Olivier Nicklaus, 2007
  • La filosofia de Jean-Luc Nancy, colloque international de Rome, coordonné par l'Università degli studi di Roma III et l'Università degli studi di Sassari Interventions de Jean-Luc Nancy, Carmello Meazza, Massimo Dona, Adi Ophir et Ariela Azoulay, Rosaria Caldarone, Pietro D'Oriano, Elio Matassi, Raphael Zagury-Orly, Claudia Dovolich, Jérôme Lèbre, Roberto Ciccarelli, Joseph Cohen, Gabriella Baptist, Giada Coppola, Daniela Calabro[19], Rome, 21-.
  • Les Chants de Mandrin, de Rabah Ameur-Zaïmeche, 2012
  • Notre Monde[20],[21], de Thomas Lacoste, 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  2. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  3. « Le philosophe Jean-Luc Nancy est mort », sur www.lemonde.fr (consulté le )
  4. a b et c Eric Aeschimann, « Jean-Luc Nancy, philosopher à Strasbourg », Libération, 2 juillet 2011, consulté le 19 décembre 2016.
  5. https://maitron.fr/spip.php?article145672
  6. a et b Marion Riegert, « Jean-Luc Nancy, la passion créatrice de la philosophie », sur unistra.fr (consulté le )
  7. L’Adoration (Déconstruction du Christianisme, 2), Paris, Galilée, 2005, p. 23 ; cf. aussi p. 39 sq.
  8. La Comparution (politique à venir), Paris, Christian Bourgois, 1991, p. 75 ; cf. aussi p. 80
  9. Ibidem, pp. 130, 77-78.
  10. Autour des modalités épistémologiques du discours de Nancy, et ses rapports avec la deconstrution de la théologie chrétienne, voir Fulvio Accardi, « Pensée de la communauté et déconstruction du christianisme chez Nancy. Une possible mutation anthropologique ? », Cahiers d'études sur le religieux, 16, 2016 (consulté le ).
  11. Ce fragment appartient à la liasse « Contrariétés », « Lafuma 131, Sellier 164 », et sa signification est toute autre. il s'agit d'un discours d'anthropologie religieuse: l'homme est constitué par la présence simultanée de misère et grandeur, qui sont les chiffres à décrypter du projet divin d'une révélation secrète et singulière du mystère de l'existant, au milieu d'une épistémologie 'nocturne' de l'infini, dont la pensée nancéienne de l’excédence du sens semble négliger la complexité.
  12. Pour les 30 ans du Collège de philo... Heidegger s'invite à la fête, Le Nouvel Observateur
  13. Un brûlot pour les 30 ans du Collège international de philosophie, Libération
  14. « Un camion lancé... », Jean-Luc Nancy, Libération, 18 juillet 2016
  15. « Terrorisme de Nice à Edmonton, la faute au camion ? », François Rastier, erudit.org,
  16. Heidegger ou le national-socialisme essentialisé, Libération
  17. Faut-il sauver le nazi Heidegger?, Huffingtonpost
  18. Voir sur youtube.com.
  19. Voir sur inschibbolethtv.org.
  20. Site du film.
  21. Extrait : Jean-Luc Nancy - "Pour une commune pensée".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Derrida, Le Toucher, Jean-Luc Nancy, Paris, Galilée, 2000
  • Juan Manuel Garrido, Chances de la pensée - À partir de Jean-Luc Nancy, Paris, Galilée, 2011
  • Juan Manuel Garrido, « La poésie du monde », in Po&sie, n° 149-159, 3e et 4e trim. 2014, pp. 233-238
  • Juan Manuel Garrido, “Jean-Luc Nancy’s Concept of Body”, Epoché - A Journal for the History of Philosophy, Volume 14, Issue 1 (Fall 2009), pp. 189-211
  • Juan Manuel Garrido, « Le corps insacrifiable », Europe, París, 2009, pp. 277-283
  • Juan Manuel Garrido,« La mutation infinie du sens », Les Cahiers philosophiques de Strasbourg, 42, 2017
  • Frédéric Neyrat, Le Communisme existentiel de Jean-Luc Nancy, Paris, Nouvelles Editions Lignes, 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]