Jean-Luc Coatalem

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Jean Luc Coatalem
Naissance
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Jean-Luc Coatalem, né à Paris en 1959, est journaliste et écrivain français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Coatalem est d'origine bretonne (Finistère).

Dans le sillage d’une famille d’officiers, Jean-Luc Coatalem passe son enfance en Polynésie et son adolescence à Madagascar. Les déménagements répétés lui donnent le goût de l’ailleurs et le rendront boulimique de voyages.

Revenu à Paris, il travaille dans l’édition puis collabore à Grands Reportages, Figaro Magazine, Vogue et Géo, où il est nommé rédacteur en chef adjoint. Il parcourt près de 80 pays, « à pied, à cheval, en ULM et en brise-glaces »[1].

À la trentaine, cet écrivain voyageur, romancier, nouvelliste et essayiste pour qui « tous les voyages finissent en livres et tout part d'une lecture »[2], publie ses récits bourlingueurs (Mission au Paraguay, Suite indochinoise...) et des romans drolatiques comme Capitaine ou Le Fils du fakir (dont l’histoire est inspirée de la vie du fakir Ben-Ghou-Bey)[3],[4].

En 1992, il est avec Nicolas Bouvier et Gilles Lapouge l'un des neuf signataires du Manifeste pour une littérature voyageuse[5], sous l'égide de Michel Le Bris.

En 2001, son Je suis dans les mers du Sud, essai sur Paul Gauguin, est distingué par quatre prix, et est traduit en trois langues. Il confirme sa notoriété par une ode à la géographie et à l’errance, La consolation des voyages[6].

Il aborde ensuite l'écriture intimiste. Il faut se quitter déjà[7], paru en 2008, une errance mélancolique et amoureuse, entre Buenos Aires et Montevideo. Le Dernier roi d'Angkor, inspiré de la difficile adoption d'un orphelin cambogdien, évoque la déchirure d'avec un passé aboli.

Après Le Gouverneur d’Antipodia[8], huis-clos austral, il publie Nouilles froides à Pyongyang[9], récit de voyage effectué sous la dictature de Kim Jong-Il (traduit en chinois et en coréen).

Il est suivi de Fortune de mer[10], polar poétique qui se déroule à Ouessant, chez Stock, en 2015.

Avec "Mes pas vont ailleurs" (Stock, 2017), consacré à l’écrivain Victor Segalen, il a obtenu le Prix de la Langue française et le Prix Femina essai. Ce livre est traduit en chinois.

"La part du fils" est publié par Stock à la rentrée littéraire (2019). Cet ouvrage a été dans les listes de l'Académie française, finaliste au Renaudot et au Goncourt. Il a reçu le Grand Prix Jean-Giono.

Passionné d'art et de graphisme, il a participé en parallèle à des ouvrages ou à des catalogues autour du sculpteur Denis Monfleur aux éditions de la Table ronde, du peintre François Dilasser aux éditions La Navire, mais aussi a développé une collaboration avec son complice Loustal. Ils co-signent diverses contributions et trois albums (traduits en quatre langues) chez Reporter et chez Casterman.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fiche auteur Le dilettante
  2. J.-L. Coatalem, cité in Th. Dussard, Le gecko breton, Le Télégramme, Brest, 16 mai 2010.
  3. Manuelle Calmat, « Jean-Luc Coatalem - Le Fils du fakir - Chro », Chro,‎ (lire en ligne, consulté le 14 juin 2017)
  4. Jean-Luc Coatalem, Le fils du fakir, Grasset, (ISBN 9782246791140, lire en ligne)
  5. Pour une littérature voyageuse, N. Bouvier, M. Le Bris, Regard littéraire
  6. Consolation des voyages (La) - Coatalem J.-L.
  7. - Jean-Luc Coatalem
  8. a et b Le gouverneur d'Antipodia - Jean-Luc Coatalem
  9. a et b Nouilles froides à Pyongyang - Jean-Luc Coatalem
  10. a et b Fortune de mer - Jean-Luc Coatalem
  11. Suite indochinoise - Jean-Luc Coatalem - Le Dilettante
  12. Mission Au Paraguay - Jean-Luc Coatalem
  13. Grasset - Jean-Luc Coatalem
  14. Je suis dans les mers du Sud - J'ai Lu - Jean-Luc Coatalem

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Services de documentation, Notice biographique Jean-Luc Coatalem - 54 ans - Romancier, nouvelliste, reporter., Radio France, Paris, 5 avril 2013.
  • FT, « Rien de neuf à Fort Bongo : Oh marre ! Bongo », BoDoï, no 71,‎ , p. 16.

Liens externes[modifier | modifier le code]