Jean-Louis Prieur

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Jean-Louis Prieur
ChateletLePrieur.jpg

Claude-Louis Châtelet et Jean-Louis Prieur.

Naissance
Décès
Activité

Jean-Louis Prieur, dit « le jeune », né en 1759 à Paris, guillotiné dans la même ville, en place de Grève, le , est un peintre et un dessinateur français. Juré au tribunal révolutionnaire, il est exécuté avec Fouquier-Tinville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du sculpteur, ciseleur, dessinateur et graveur Jean-Louis Prieur (1732-1795), figure du néoclassicisme français, il est influencé par Cochin et Moreau le Jeune.

S'enthousiasmant pour les idées nouvelles, il réalise plus de soixante dessins, ou « tableaux historiques », sur les épisodes de la Révolution, qu'il s'agisse de la prise de la Bastille ou de la journée du 10 août 1792, conservés au Musée Carnavalet.

Membre de la section du Faubourg-Poissonnière, il devient juré au tribunal révolutionnaire en [1].

Arrêté après l'insurrection du 12 germinal an III, jugé avec Fouquier-Tinville, il est guillotiné le 18 floréal An III, lendemain de la mort de son père.

Il aurait servi de modèle au personnage de Gamelin dans Les dieux ont soif d'Anatole France[2].

L'une des salles du musée de la Révolution française porte le nom de Jean-Louis Prieur.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Carbonnières, Prieur, les Tableaux historiques de la Révolution : Catalogue raisonné des dessins originaux (préface de Claude Mazauric), Association Paris-Musées, Nicolas Chaudun, 2006, 198 pages (ISBN 2879009774).
  • Marie-Anne Pirez, Marie-Hélène Trouvelot, Les Prieur, Éditions Archives & Culture, 1993, 96 pages, p. 49.
  • Jules Renouvier, Histoire de l'art pendant la révolution, 1789-1804, Paris, Veuve Jules Renouard, 1863, p. 58-60 Lire en ligne.
  • Warren Roberts, Jacques-Louis David and Jean-Louis Prieur, revolutionary artists : the public, the populace, and images of the French Revolution, Suny Press, 2000, 370 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le regard de Jean-Louis Prieur », Cahiers d'histoire, Espaces Marx, 2001, n° 82-84, p. 52.
  2. Voir la présentation d'Élien Carassus au roman d'Anatole France, Les dieux ont soif, 1989, 419 pages, p.  58.

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