Jean-Louis Prévost (dessinateur de botanique)

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Jean-Louis Prévost
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Jean-Louis Robert Prévost est né en 1767 ? et mort en 1788 à Vanikoro. C'est un botaniste qui a servi comme illustrateur dans l'expédition de La Pérouse (1785-1788).

Biographie[modifier | modifier le code]

Les informations suivantes proviennent principalement de : Gabriela Lamy, 2017.
Perdrix, mâle et femelle, de la Californie

Jean-Louis Robert fait partie de la seconde génération d'une fratrie de peintres de fleurs célèbres : trois « frères Prévost » ont été identifiés : Jean-Jacques Prévost, baptisé le 1er juillet 1736, Guillaume, baptisé le 2 avril 1738, et Jean-Louis, baptisé le 25 septembre 1745. Ils étaient tous nés à Nointel près de L’Isle-Adam, où leur père, Jacques, était vigneron[1].

Jean-Louis-Robert est le fils de Jean-Louis ; il a eu une sœur, Aimée-Louise.

En 1785 Guillaume, dit « Prévost oncle », se porte volontaire comme « dessinateur pour la Botanique » de l'expédition de La Pérouse. Il est engagé pour assister le médecin La Martinière pour la botanique, l’entomologie et l’histoire naturelle avec 1 200 livres d’appointements par an et embarque à bord de L’Astrolabe commandée par Fleuriot de Langle.

Son neveu, Jean-Louis-Robert, dit « Prevost le jeune », encore mineur, embarque à bord de La Boussole commandée par La Pérouse, en remplacement de son père, Jean-Louis Prévost, qui se considérait trop âgé pour cette aventure et ne voulait pas laisser son épouse Thérèse-Geneviève et sa fille Aimée-Louise-Thérèse âgée de quatorze ans seules en France[2].

Il se fait remarquer pendant le voyage par son zèle à dessiner, à bord comme à terre, oiseaux et coquilles, « plein d’ardeur et de bonne volonté »[3].

Il disparaît en 1788, à Vanikoro dans le Pacifique, avec La Pérouse et tous les membres de l’expédition.

Une partie des dessins des Prévost, oncle et neveu, sont parvenus en France grâce à Barthélemy de Lesseps, débarqué au Kamtchatka le 29 septembre 1787 et arrivé à la cour de Versailles 17 octobre 1788[4].

Le père du jeune Jean-Louis-Robert et frère de Guillaume demanda le 26 avril 1789 au directeur général des ports et arsenaux de la Marine, Charles-Pierre de Fleurieu à toucher la moitié du traitement de son fils comme il en avait été convenu en 1785 ; on lui répondit que son fils « sera[it] probablement ici dans le mois de juillet ». Il se vit attribuer à la manufacture des Gobelins, rue Mouffetard, un logement qu’il occupa pendant une trentaine d’années ; il est décédé en 1827.

Le 3 mai 1827, Anne-Louis Harissart, représentant son épouse Aimée-Louise Prévost, demande en vain au ministère de la Marine et des Colonies de faire constater « l’absence desdits Prévost fils et oncle partis avec Lapeyrouse avec lequel il parait qu’ils ont péri et dont il est impossible de justifier par des actes de décès en forme régulière » afin de pouvoir faire ensuite une demande de déclaration judiciaire de décès[Note 1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voici la réponse datée du 8 mai :
    On a compulsé avec soin les rôles de 1785, des frégates L’Astrolabe et La Boussole, parties de Brest le 1er août 1785 sous le commandement de M. De La Peyrouse, pour faire le tour du Monde. Les seuls renseignements que cette recherche ait fournis pour répondre à la présente réclamation sont ceux-ci :
    On trouve sur le rôle d’Équipe de L’Astrolabe, un M. Prévost (sans prénom) dessinateur pour la botanique à 1 200 f. par an et sur celui de La Boussole un autre M. Prévost, Lejeune (aussi sans prénom) également dessinateur pour la botanique à 1 200 fs par an.
    Les anciens rôles d’Équipage ne présentant point la filiation ni le lieu et la date de naissance des personnes existant à bord, on ne peut donner ces renseignements pour les deux MM. Prévost dont il est fait mention ci-dessus : on ajoutera seulement qu’aucune apostille ne fait connaître qu’ils aient été débarqués de ces bâtiments.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales du Val-d’Oise (désormais ADVO), Nointel, Registre paroissial, 1732-1737
  2. AN, Marine, C7 260, Dossier Prévost (Jean-Louis et Guillaume).
  3. courrier de Lapérouse du 3 janvier 1787 adressé au ministre de la Marine, in Bellec 1985
  4. Ces dessins sont conservés à Vincennes au service historique de la Marine (SH 352).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabriela Lamy, « Les Prévost, peintres de fleurs : des jardins de La Celle-Saint-Cloud à l’expédition La Pérouse en passant par Trianon », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, vol. Articles et études,‎ (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Anthony Kirk, « Picturing California, Contested Eden: California before the Gold Rush », California History, vol. 76, no 2/3,‎ , p. 357-374 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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