Jean-Louis-Paul-François de Noailles

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Jean Louis Paul François de Noailles, né le à Paris, mort le à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne), 2e duc d'Ayen, 5e duc de Noailles (1793), marquis de Maintenon, beau-père de Louis Marie Antoine de Noailles et de Gilbert du Motier de La Fayette, est un militaire et chimiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est le fils du maréchal Louis de Noailles (1713-1793), 4e duc de Noailles, et de Catherine de Cossé-Brissac (1724-1794). Le 4 février 1755, à seize ans, il épouse Henriette-Anne-Louise d'Aguesseau[1]. À la même époque, il est colonel du régiment de dragons Noailles cavalerie.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Participant notamment aux quatre dernières campagnes de la guerre de Sept Ans (1756-1763), il gravit les échelons de la hiérarchie militaire : il est maréchal de camp en 1770, et atteint le grade de lieutenant général en 1784.

En 1781, il est nommé au Conseil supérieur de la guerre où il propose notamment des réformes visant à améliorer les conditions de vie des soldats. Il peut y exercer son tempérament appliqué, minutieux et travailleur et y appliquer ses idées philosophiques.

Un homme des Lumières[modifier | modifier le code]

Dans l'esprit du temps, il fait profession d'irréligion et de scientisme, tenant l'homme pour une « moisissure » et proclamant que l'âme n'existe pas. Reçu à l'Académie royale des sciences en 1777, il y présente des mémoires de physique et de chimie.

La Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, il émigre, une première fois en 1791 puis, définitivement en 1792 après avoir défendu les Tuileries lors de la journée du 10 août 1792. Il laisse derrière lui sa femme, qui est guillotinée, ainsi que leur fille aînée (et sa mère, la vieille maréchale de Noailles) le 4 thermidor an II (), alors que lui se trouve à Rolle en Suisse ou souvent à Greng. C'est là qu'il rencontre sa seconde épouse, la comtesse Golowkine.

Il rentre en France sous la Restauration qui le fait entrer à la Chambre des pairs et le nomme à l'Institut de France.

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Madame d'Aguesseau de Fresnes, 1789
par Élisabeth Vigée Le Brun
National Gallery of Art, Washington

Le , il épouse Henriette-Anne-Louise d'Aguesseau (1737-1794), petite-fille d'Henri-François d'Aguesseau et demi-sœur d'Henri-Cardin-Jean-Baptiste d'Aguesseau, une femme très pieuse avec laquelle il a très peu vécu, elle habitant à Paris, lui se trouvant soit à l'armée, soit à la Cour. Ils ont cependant eu dix enfants : huit filles, dont cinq ont atteint l'âge adulte, et deux garçons morts en bas âge :

  1. Antoine-Paul-Louis de Noailles (1756-1757) ;
  2. Anne-Jeanne-Baptiste-Pauline-Adrienne-Louise-Catherine-Dominique de Noailles (1758-1794), qui épouse en 1773 le vicomte Louis Marie Antoine de Noailles ;
  3. Adrienne de Noailles (1759-1807), qui épouse en 1774 le marquis de La Fayette ;
  4. Françoise-Antoinette-Louise de Noailles (1763-1788), qui épouse en 1779 Marie-François-Scipion de Grimoard de Beauvoir du Roure, marquis du Roure (†1782), et se remarie en 1784 avec Jean-François Bérenger, comte de Thézan du Poujol (†1804), maître de camp de cavalerie ;
  5. Anne-Pauline-Dominique de Noailles (1766-1839), qui épouse en 1783 Joachim de Montagu-Beaune, marquis de Pouzols (†1834) ;
  6. Angélique-Françoise d'Assise-Rosalie de Noailles (1767-1833), qui épouse en 1788 le marquis Théodule de Grammont ;
  7. Louis-Gabriel de Noailles (1768-1770).

Veuf en 1794, il se remarie en 1796 avec Elisabeth Wilhelmine Justine von Mosheim (†1824), comtesse Golowkine, rencontrée en Suisse, mais il n'a pas d'enfants de ce second mariage.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est fait chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1762 et chevalier de l'Ordre de la Toison d'or en 1780.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le mariage est célébré dans l'hôtel de Machault par Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes, archevêque de Rouen.
    Mercure de France, (lire en ligne), p. 216.
    .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]