Jean-Louis-Ignace de La Serre

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Jean-Louis-Ignace de La Serre
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Jean-Louis-Ignace de La Serre, sieur de Langlade, né à Cahors en 1662 et mort le , est un romancier et dramaturge français.

Biographie[modifier | modifier le code]

D’une famille noble, La Serre monta à Paris, où sa fortune lui procura bientôt de nombreux amis. Ayant perdu, en l’espace de quelques années, vingt-cinq mille livres de rente au jeu, la nécessité le contraignit alors à devenir poète, mais il ne put jamais s’élever au-dessus du médiocre.

En 1706, il fit représenter, au théâtre de l’Opéra, Polixène et Pirrhus. Ce fut vers cette époque, qu’il connut Marguerite de Lussan, avec laquelle il vécut depuis dans une intimité si grande, qu’on les croyait mariés. On dit qu’il s’est peint lui-même sous le nom de Calemane, personnage épisodique de la Comtesse de Gondez, roman de cette dernière, dont il fut, quelque temps, considéré comme l’auteur, mais son peu de talent finit par dissiper ce soupçon. Louis Fuzelier a néanmoins donné la comédie le Serdeau des théâtres, parodie de sa tragédie Pirithoüs. Il est également l’auteur d’une biographie de Molière.

La Serre avait obtenu, par le crédit de ses amis, une place de censeur royal, mais il avait pour le jeu une passion dont rien n’avait pu le corriger. Pendant la représentation de son opéra Diomède, en 1710, il en risquait le produit sur un tapis vert à l’hôtel de Gesvres ; ce qui fit dire plaisamment : « On joue aujourd’hui Diomède en deux endroits. »

Il mourut chez Marguerite de Lussan, dont la tendresse pour lui ne s’était pas démentie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Artaxare, tragédie représentée au Théâtre-Français le .
    On attribue aussi cette pièce à l’abbé Pellegrin ; elle a néanmoins été imprimée en 1734, avec les initiales D. L. S.
  • Diomède, tragédie mise en musique représentée pour la première fois par l’Académie royale de musique, le jeudi par Bertin de la Doué.
  • Nitétis, joué à l’Opéra le .
  • Pastorale comique, représenté le .
  • Pastorale héroïque de la fête des ambassadeurs plénipotentiaires d’Espagne à l’occasion de la naissance de Monseigneur le Dauphin, jouée à l’Opéra le .
  • Pirithoüs, tragédie jouée pour la première fois par l’Académie royale de musique à l’Opéra le  ; remise au théâtre le .
  • Polydore, tragédie jouée pour la première fois, par l’académie royale de musique à l’Opéra le jeudi  ; remise au théâtre, le mardi .
  • Polyxène et Pyrrhus, musique de Pascal Collasse, tragédie représentée le .
  • Pyrame et Thisbé, opéra nouveau représenté par l’Académie royale de musique à l’Opéra le .
  • Scanderberg, avec La Motte, joué à l’Opéra le .
  • Tarsis et Zélie, tragédie jouée à l’Opéra le .
  • Hippalque, prince scythe , histoire merveilleuse, Paris, 1727, in-12.
  • Amosis, prince égyptien, 1728.
  • « Mémoires pour servir à l’histoire de Molière et de ses ouvrages », Œuvres de Molière, t. VII, Paris, Impr. de P. Prault, 1734, in-4°.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Grente (dir.), Dictionnaire des lettres françaises. Le XVIIIe siècle, nouvelle édition revue et mise à jour sous la direction de François Moureau, Paris, Fayard, 1995.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Claude Marie Pillet, Biographie universelle, ancienne et moderne : ou histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, t. 41, Paris, Michaud Frères (lire en ligne), p. 90.

Liens externes[modifier | modifier le code]