Jean-Julien Lemordant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Julien Lemordant
Jean-Julien Lemordant 1917.jpg

Jean-Julien Lemordant en 1917, photographie de l'Agence de presse Meurisse, Paris, Bibliothèque nationale de France.

Naissance
Décès
(à 89 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Formation
Maître

Jean-Julien Lemordant, né à Saint-Malo le , mort à Paris le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Jean-Julien Lemordant était maçon, peut-être marin à l'occasion, et sa mère femme au foyer. D'après ce qui a été raconté au moment du retour triomphal du peintre dans sa ville natale en janvier 1923, son grand-père aurait été « ancien corsaire ». Orphelin dès l'adolescence, sans ressource, Jean-Julien Lemordant réussit à étudier la peinture à Rennes puis à Paris dans l'atelier de Léon Bonnat.

Ancien élève de l'École régionale des beaux-arts de Rennes où il est le condisciple de Camille Godet, Pierre Lenoir et Albert Bourget, Jean-Julien Lemordant perd la vue durant la Première Guerre mondiale, en octobre 1915 durant la Bataille de l'Artois, mais la recouvre en 1935[1].

Peintre de la Bretagne et de la mer, on l'a qualifié parfois de « fauve breton », quoiqu'il ait travaillé surtout à Paris. Sa palette très colorée est une de ses principales qualités et il sait admirablement représenter les mouvements des hommes, les danses, mais aussi ceux de la mer, du vent, de la pluie. Son œuvre principale demeure la grande décoration que lui commanda le maire de Rennes, Jean Janvier, pour décorer le plafond du théâtre, aujourd'hui Opéra. Réalisée avec une grande rapidité, l'œuvre fut mise en place en 1914[2]. Elle représente une danse bretonne endiablée aux multiples personnages. On connaît au moins 60 études préparatoires à cette grande composition, le musée des beaux-arts de Rennes en conservant une[3]. Signalons aussi le décor conçu, sur le thème général de la Bretagne, pour l'hôtel de l’Épée à Quimper. Menacé de disparition lorsque l'hôtel ferma en 1975, il fut acquis par le musée des beaux-arts de Quimper, mais le manque de place ne permit de l'exposer qu'après rénovation complète du musée en 1993[4] .

Il se construit un hôtel particulier au numéro 48 avenue René-Coty à Paris, en sa qualité d'architecte, ancien élève d'Emmanuel Le Ray, architecte de la ville de Rennes[5].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Musée des beaux-arts de Quimper :
    • Décoration pour la salle à manger de l'hôtel de l’Épée à Quimper (1905-1909) : Le Pardon, Le Quai, Le Port, Ramassage du Goémon, Dans le vent, Contre le vent, Phare d'Eckmühl, La Chapelle Notre-Dame-de-la-Joie
  • Opéra de Rennes : Danse bretonne, plafond de la grande salle (1913-1914)
  • Musée départemental breton, Quimper : divers dessins (dont une étude de mobilier), affiche "Finistère" (1913)

Mobilier[modifier | modifier le code]

  • Buffet breton en bois (1931), exécuté par François Caujan (né en 1902), exposé pour le cinquantenaire de l'école régionale des beaux-arts de Rennes[6]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce qui donna lieu de la part de ses rivaux et ennemis à des accusations jamais prouvées (il aurait exagéré la gravité de ses blessures aux fins de recevoir une pension).
  2. Site du musée des beaux-arts de Rennes.
  3. Dépôt du musée national d'art moderne, 1994, diamètre 150 cm.
  4. Site du musée des beaux-arts de Quimper
  5. Antoine Goissaud, « Hôtel particulier pour un artiste peintre 48 avenue du Parc Montsouris à Paris », dans La Construction moderne, Paris 4 octobre 1931, p. 8-15, article cité dans L'Église, l'État et les architectes Rennes 1870-1940, de Hélène Guéné et François Loyer, éd. Norma, 1995, 366.p.
  6. Bulletin de l'art moderne et ancien, septembre 1931, p. 366.