Jean-Joseph Fiegenschuh

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Jean-Joseph Fiegenschuh (Strasbourg – Bir-Taouil, ), est un officier et explorateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le à Strasbourg, dans le faubourg de la Robertsau, à l'angle de la rue qui porte aujourd'hui son nom et de la rue Jeanne-d'Arc[1], fils de tanneur, ce patriote d'origine alsacienne s'engage dans la Légion étrangère (2e régiment étranger d'infanterie) en 1887. Sorti du rang, il passe sergent en 1892 puis devient officier en 1895.

Faisant dès lors carrière dans les troupes coloniales, il est promu lieutenant en 1897 puis capitaine en 1903. Il séjourne en Indochine de 1896 à 1898, puis à Madagascar de 1899 à 1906.

Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur le [2].

Ensuite affecté au Tchad, il y commande en 1909 une colonne de tirailleurs chargée d'affronter Doudmourrah, sultan rebelle du Ouaddaï.

Le , il vainc son adversaire au combat de Djohamé, et s'empare le lendemain de sa capitale Abéché.

Il est tué avec presque tous ses hommes, le , en tombant dans une embuscade à Bir-Taouil lors d'une reconnaissance armée en territoire Masalit (dans l'actuel Darfour).

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 29 décembre 1903). Ordre du Dragon d'Annam (par l’Empereur d’Annam) Chevalier ribbon.svg Chevalier de l'ordre du Dragon d'Annam (31 mars 1899).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marius Veyre, Pèlerinage aux lieux du souvenir de la Basse-Alsace : guide des champs de bataille, monuments, sépultures, sites , Souvenir français, Délégation du Bas-Rhin, Strasbourg, 1970, p. 64.
  2. « Jean Joseph Fiegenschuh », base Léonore, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources externes[modifier | modifier le code]