Jean-Jacques Werner (compositeur)

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Jean-Jacques Werner
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Biographie
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Distinction

Jean-Jacques Werner est un compositeur et chef d'orchestre français, né le à Strasbourg et mort le [1] à Barr, en Alsace.

Il effectue ses premières études musicales au conservatoire de sa ville natale où il obtient successivement un premier prix de harpe, de cor et de direction d'orchestre. Il poursuit ensuite ses études à la Schola Cantorum de Paris dans les classes de Pierre Wissmer, Daniel Lesur et Léon Barzin.

Parallèlement à sa vie de compositeur, sa carrière de chef d'orchestre débute dès 1960, avec la ferme volonté de faire connaître les œuvres de son temps. Il dirige entre autres les orchestres de la Radiodiffusion-télévision française, l'orchestre de chambre, l'orchestre lyrique, l'Orchestre philharmonique de Radio France ainsi que l'Orchestre national de France. Il enregistre aussi pour le Service des échanges internationaux de radiodiffusion.

Diriger[modifier | modifier le code]

Une vocation de toujours…

« Mon attache culturelle est double. D’abord l’Alsace, le choral luthérien, mes études à Strasbourg avec Fritz Munch et Amy Dommel-Diény. Ensuite Paris, autre creuset musical : la liturgie latine, la Renaissance française, et bien sûr ma rencontre déterminante avec le maître Daniel-Lesur… » : tels sont les termes qu’emploie Jean-Jacques Werner, musicien « généraliste » - chef d’orchestre, compositeur, pédagogue - comme il aime à le dire lui-même.

Jean-Jacques Werner est né à Strasbourg pendant l’hiver 1935, aîné de cinq enfants. Ni sa mère Lucie Lamszus, ni son père Marcel Werner ne sont particulièrement musiciens. Son enfance est marquée du sceau de l’angoisse et de la peur générées par la guerre qui affecte la famille dans sa vie quotidienne.

Ses parents reportent tous leurs espoirs dans l’éducation des enfants et arrivent même à acheter, à force d’économie, un piano Gaveau, toujours dans la famille aujourd’hui. C’est ainsi que le petit Jean-Jacques prend contact avec la musique.

Chronologiquement[modifier | modifier le code]

1968 :

  • Il est directeur du Conservatoire de Fresnes (au sud de Paris) qui deviendra École nationale de musique en 1985.
  • Il participe à la création et est élu vice-président de l'Union des conservatoires qui devient la Fédération nationale des Unions de conservatoires de musique (FNUCMU) regroupant plus de 1 000 conservatoires et écoles de musique.

1970 :

1972 :

1974 :

1976 :

1978-1982 :

  • Il est professeur de direction d'orchestre au CNR de Reims et professeur invité (direction d'orchestre) au CNSMD de Paris.

1981 :

1982 :

  • Il fait une mission d'enseignement de direction d'orchestre et de composition à Taïwan.

1983 :

1984 :

1985 :

  • Il fait une tournée européenne avec l'Orchestre de l'EMU dans le cadre de l'année européenne de la musique.
  • Il fait des concerts aux États-Unis.
  • Il donne de nombreux concerts en France avec la Jeune Philharmonie et enregistrement d'un disque.
  • Il donne des concerts avec l'Orchestre franco-allemand.
  • Le 9 juillet, le conservatoire de musique de Fresnes devient École nationale de musique.

1986 :

1987 :

1988 :

1989 :

1990 :

1992 :

1993 :

1994 :

1996 :

1997 :

1998 :

  • Il prend la direction du 70e concert avec la violoniste Annie Jodry en soliste, à Paris.
  • Il fait des conférences, classes de maître et concerts à l’Université normale de Taipei.
  • Il reçoit la distinction de Chevalier des Arts et Lettres

2003 :

2005 et 2006 :

  • Résidence de compositeur à l'ENM de Bobigny (93).
  • Exposition et Création du fonds Jean-Jacques Werner à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.

2008 :

  • Le Prix Pierre et Germaine Labole : Prix de printemps de la SACEM lui est décerné.

2009 :

2010 :

  • Création des Instants pour ne plus dire avec la soprano Anne Rodier et l'Orchestre L.Barzin dirigé par Jean-Jacques Werner lui-même, à l'église Saint-Germain des Prés.

2017 :

Discographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Jean-Jacques Werner publiées chez Ctésibios (www.ctesibios.fr) Disques Ctesibios

Triptyque pour orgue, Canticum pour flûte et orgue, Spiritual pour violon et orgue, Le cantique de Siméon pour orgue, Psaume VIII pour chœur et orgue.

Frédéric Werner (flute), Elsa Grether (violon), Maîtrise Notre-Dame de Paris : Lionel Sow, Béatrice Piertot et Yannick Merlin (orgue) : Notre-Dame des Champs et Saint-Antoine des Quinze-Vingt à Paris

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Geneviève Honegger, « Jean-Jacques Auguste Werner », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 40, p. 4190
  • Michaël Andrieu, Jean-Jacques Werner, mille ponts entre un homme et sa musique, éditions Delatour, 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]