Jean-Jacques Fernier

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Jean-Jacques Fernier
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean-Jacques Philippe René FernierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Partenaire
André Biro (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales

Jean-Jacques Fernier né le à Pontarlier[1] et mort le à Paris[2], est un architecte et historien de l'art français, expert de l'oeuvre de Gustave Courbet, ancien conservateur du musée Gustave Courbet[3] à Ornans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Fernier est architecte DPLG. Il fait ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, et sort diplômé en 1961, après être passé par l’atelier d'Auguste Perret. De 1959 à 1961, il a travaillé dans l’agence d’Edouard Albert. En 1961 il s’associe avec André Biro pour créer le cabinet Biro & Fernier. Dès 1965 il participe au GIAP (Groupe International d’Architecture Prospective) qui regroupait sous l’impulsion de Michel Ragon, Paul Maymont, Yona Friedman, Georges Patrix et Nicolas Schöffer, des architectes, sociologues et plasticiens. En 1969 André Biro & Jean Jacques Fernier participent au concours organisé sur le thème « Construction et Humanisme ». Ils reçoivent le Grand Prix International d’Urbanisme et d’Architecture pour le projet de la Ville en X.

Il mène une carrière d'architecte avec son associé André Biro au sein du cabinet Biro & Fernier qui comptera jusqu'à plus de 50 collaborateurs dans les années 1980 et 1990. Il construit de nombreux ouvrages publics et privés, à Paris, en Province et en Polynésie Française avec l’Eglise Maria No Te Hau à Papeete.

Le Club nautique des Settons dans la Nièvre est un exemple des recherches de Biro & Fernier, sur l'intégration de l'architecture dans un site remarquable. Également urbanistes, ils participent à la création des Villes Nouvelles des années 1970, et travaillent sur de nombreux aménagements de ZAC et d'aménagements de cœurs de Ville.

En 1985, au départ de André Biro, Jean-Jacques Fernier crée l’agence Fernier&associés. De 1985 à 2005 il poursuit son activité en développant l’agence Fernier&associés qu’il a transmis à sa fille Laurence Fernier. Il est l’auteur de nombreux projets : des bureaux (Hôtel des ventes de Drouot, Maison du Barreaux des avocats de Paris, siège du TGI de Paris, immeuble de bureaux avenue Matignon, immeuble de bureaux rue de Surène à Paris), des rénovations (la Mairie du 9ème arrondissement de Paris, le Palais Ducal à Nevers, le lycée Jacques Decour à Paris), des logements (rue Franklin, rue des Marronniers, boulevard Bineau) ou édifice culturel (Théâtre du Rond Paris au Champs Elysées).

Par ailleurs il est le fils du peintre franc-comtois Robert Fernier, l'auteur du catalogue raisonné de l'œuvre de Gustave Courbet et fondateur du musée Courbet (Ornans, Doubs). Jean-Jacques Fernier devient en 1977, à la suite de son père, « conservateur » à titre bénévole du musée Gustave Courbet, lequel appartient au conseil général du Doubs. Il quitte cette fonction en 2008. Parallèlement il devient expert international de l'oeuvre de Gustave Courbet et donne des avis sur son oeuvre jusqu'en 2015, dans la perspective de publier le tome 3 du catalogue raisonné initialement publié par son père Robert Fernier. Ce projet n'est pas encore abouti.

En 2001 il transforme l'"Association des amis de Gustave Courbet", à l'origine de la création du Musée d'Ornans et présidé un temps par le peintre Balthus, en « Institut Gustave Courbet - Association des amis de Gustave Courbet et du musée ». L'Institut est aujourd'hui présidé par Hervé Novelli[4].

Le , la presse se fait l'écho d'une hypothèse selon laquelle L'Origine du monde, de Courbet, aurait été initialement plus grand, et aurait comporté le visage du modèle[5]. Un collectionneur anonyme aurait acheté à un antiquaire parisien en 2010 un portrait non signé représentant une tête de femme renversée qui, d'après Jean-Jacques Fernier, correspond au reste du tableau de Courbet. Les conservateurs du musée d'Orsay rejettent toutefois cette théorie d'un tableau découpé en deux parties[6], en la qualifiant de « fantaisiste »[7]. Cependant, Jean-Jacques Fernier est sans doute le seul expert à avoir eu entre ses mains, dans une période récente, les deux tableaux en question. La controverse a été relancée après une étude approfondie du propriétaire du tableau du visage [8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « AD du Doubs »
  2. « Disparition de Jean-Jacques Fernier, vice-président de l’Institut Courbet », sur france3-regions.blog.francetvinfo.fr, (consulté le 27 mars 2020)
  3. « Accueil », sur Musée Courbet (consulté le 29 mai 2020)
  4. Présentation de l'Institut Courbet, site officiel en ligne.
  5. « L'Origine du monde : Le secret de la femme cachée », sur ParisMatch.com, (consulté le 7 février 2013).
  6. Lauren Provost, « L'Origine du monde de Gustave Courbet aurait un visage », sur Huffington Post, (consulté le 7 février 2013).
  7. « Communiqué de presse », sur musee-orsay.fr, (consulté le 11 février 2013)
  8. « Le visage caché derrière le plus scandaleux et audacieux tableau de Gustave Courbet. ».

Liens externes[modifier | modifier le code]